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Siddhartha : L’histoire de Bouddha de Hermann Hesse

Oltome - Siddhartha résumé avis synthèse conte initatique

Siddhartha : L’histoire de Bouddha de Hermann Hesse

Hermann HESSE

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A propos du livre

Splendide conte philosophique et initiatique raconté par l’enchanteur Herman Hesse ! Ce livre relate le cheminement spirituel de Siddhartha en Inde à l’époque du Bouddha Gautama.  Siddhartha consacre sa vie à la recherche de son âme, de son moi, de son « Atman ».  Au travers des divers enseignements et de ses propres expériences, Siddhartha comprend que la sagesse ne se transmet pas de maître à élève.  En effet, elle se trouve par soi-même et en soi-même. «Quand le moi sous toutes ses formes sera vaincu et mort, quand toutes les passions et les tentations qui viennent du cœur se seront tues, alors se produira le grand prodige, le réveil de l’Etre intérieur et mystérieux qui vit en moi et qui ne sera plus moi».  Un bijou de 150 pages à mettre entre toutes les mains.

Les paroles de Siddhartha sur l’éveil

« Quand on cherche, il arrive facilement que nos yeux ne voient que l’objet de nos recherches. On ne trouve rien parce qu’ils sont inaccessibles à autre chose, on est entièrement possédé par ce but qu’on s’est fixé. Qui dit chercher dit avoir un but.  Mais trouver, c’est être libre, c’est être ouvert à tout, c’est n’avoir aucun but déterminé.»   Telles furent les paroles de Siddhartha à l’adresse de son ami Govinda.

Biographie de l'auteur
Oltome - Herman Hesse biographie
La vie d’Hermann Hesse a été une quête permanente. Né le 2 juillet 1877 dans l’empire Allemand, Hermann Hesse y passa avec sa famille des années de jeunesse qui le marquèrent et imprégnèrent plusieurs de ses livres. En 1904, il s'installa dans une ferme inoccupée, à Gaienhofen, au bord du lac de Constance, pour y mener son activité d'écrivain. En 1911, il entreprit un voyage en Inde dont sa mère, Marie Gundert, était originaire.  Il émigra peu après en Suisse, d'abord à Berne, puis en 1919 à Montagnola (Tessin), où commença sa période créatrice la plus riche. C'est là qu'il mourut en 1962. L'œuvre de Hesse pose essentiellement la question de savoir comment surmonter les crises personnelles, mais elle renvoie aussi à la religion et à la politique. "Siddhartha" est un roman initiatique paru en 1922 en langue allemande. Herman Hesse y exprime son amour et sa sensibilité pour la culture, les croyances, les religions et les philosophies orientales.  Ce roman publié au Etats-Unis en 1961 en a fait un succès mondial.    Herman Hesse a obtenu le prix le prix Nobel de littérature en 1946.
Synthèse & résumé

Le fils du Brahmane

Siddhartha, fils d’un brahmane, passe son enfance auprès de son ami Govinda, lui aussi fils de brahmane. Govinda l’aime plus que tous les autres.  Il est décidé à suivre Siddhartha comme son ombre, partout où il ira.

Un jour, Siddhartha ne parvient plus à trouver la joie en lui. Où habite donc l’Atman, son cœur éternel, sinon dans son propre Moi, dans son intérieur que chacun porte en soi ? Mais où était donc cet intérieur ? Où se trouvait le Chemin qui permettrait de pénétrer jusqu’au Moi, jusqu’à l’Atman ? Telles étaient les questions que se posaient intensément Siddhartha.

Un matin, après avoir prouvé à son père qu’il était dorénavant devenu un homme, Siddhartha décide de partir à la recherche de son Moi, en compagnie de son fidèle Govinda.

Chez les Samanas

« Quand le moi sous toutes ses formes sera vaincu et mort, quand toutes les passions et les tentations qui viennent du cœur se seront tues, alors se produira le grand prodige, le réveil de l’Etre intérieur et mystérieux qui vit en moi et qui ne sera plus moi », se dit Siddhartha.

Siddhartha et Govinda se rendent chez les Samanas pour apprendre à se détacher de son Moi. Ils apprennent à dompter la faim, la soif, la fatigue au travers de la méditation. Siddhârta est déçu car la méditation lui permet de quitter son moi mais pour quelques instants seulement. Et parmi tout les brahmanes, samanas, ou saint homme, pas un seul n’a réussi à trouver le Chemin menant à l’Atman.

2011 - 05 Ecrins - Statue Bouddha 1

Gotama

Siddhartha et Govinda entendent parler de Gotama, le Sublime, le Bouddha. Gotama a réussi à vaincre en lui les souffrances du monde et à arrêter la roue des réincarnations. Gotama habitait à Jetavana, dans le jardin d’Anathapindika entouré de nombreux disciples.

Siddhartha écouta attentivement la merveilleuse doctrine de Govinda. Il n’en trouva pas de plus parfaite et jamais il ne lui avait été donné de rencontrer un être plus Illuminé et plus sage.  Cependant, Siddhartha ne trouva toujours pas satisfaction à ses questions. La doctrine de Gotama ne détenait toujours pas le secret de ce que le Sublime avait lui-même vécu pour atteindre l’illumination.

Siddhartha décide de reprendre ses pérégrinations pour s’éloigner de toutes les doctrines, de tous les maîtres. Il part seul pour atteindre son but ou mourir. Se délivrer.

2011 - 05 Ecrins Tibet

Le réveil

En laissant Gotama et Govinda, Siddhartha laisse sa vie passée derrière lui. Il s’enfonce dans ce sentiment comme on s’enfonce dans l’eau.

« Qu’est-ce donc que tu aurais voulu apprendre à l’aide des doctrines et des maîtres qui t’ont beaucoup appris mais ne t’ont cependant pas enseigné ? » C’était le Moi dont Siddhârta voulait connaître le sens et l’essence. Et il n’était pas une chose qu’il connaissait si peu que lui-même. « Que je ne sache rien de moi-même provient d’une cause unique : je me faisais peur à moi-même, je me fuyais moi-même. Dorénavant, c’est de moi seul que je serai l’élève, c’est de moi seul que je saurai le mystère qu’est Siddhartha ».

Kamala et parmi les hommes

Depuis qu’il était parti, Siddhartha savait depuis longtemps que son moi et l’Atman ne faisaient qu’un, qu’ils étaient de la même essence.

Siddhartha avait vécu maintenant assez longtemps dans les bois. Il se sentit heureux lorsqu’il arriva dans la grande ville, qu’il vit d’autres hommes.  Il fit la rencontre de Kamala, une belle courtisane, et il se mit au service d’un riche marchand, Kamaswami. Ainsi, Siddhartha apprit les jeux de l’amour et de l’argent.

Samsara

Au fil du temps, Siddhartha tombe sous l’emprise du samsara, la vanité, la cupidité. Il commença à perdre le souvenir de la perception de la voix divine dans son propre cœur. Il sentit que quelque chose était mort en lui… Autrefois, il s’était vanté auprès de Kamala de savoir 3 choses : supporter la faim, attendre, et penser. Aujourd’hui, de ces 3 arts, il n’en possédait plus un seul.

Au bord du fleuve

L’écoeurement, le désespoir et la mort habitaient dans son cœur. Il lui avait fallu succomber au pêché, passer par tant de sottises, de vices, d’erreurs, de dégoûts pour en arriver à n’être plus qu’un enfant et à devoir tout recommencer pour renaître à la vie.

Mais la voix de l’oiseau qui chantait dans son cœur n’était pas mort ! Siddhartha décide de partir en laissant derrière lui sa situation, ses biens ainsi que Kamala qui était enceinte, pour reprendre sa quête initiale.

Le passeur

2006 - Namibie 28 - Caprivi 1

Siddhartha rencontre alors le passeur Vasudeva qui l’accepte près de lui et qui l’initie à écouter le fleuve pour lui apprendre l’art de l’écoute.

Le fleuve lui apprit que le temps n’existe pas. Le fleuve est partout simultanément. Partout en même temps. Il n’y a pas pour lui la moindre parcelle de passé ou la plus petite idée d’avenir mais seulement le présent. La vie est comme le fleuve. Siddhartha petit garçon n’est pas séparé de Siddhârta aujourd’hui ni de Siddhartha vieillard. Rien ne fut, rien ne sera : tout est, tout a sa vie et appartient au présent.

Son fils

Un jour, Kamala et son fils retrouvent Siddhartha par hasard. Kamala se fait mordre par un serpent et meurt. Siddhartha élève son fils avec Vasudeva au bord du fleuve. Habitué depuis sa tendre enfance au luxe de la ville, le jeune Siddharhta ne supporte pas ce père pauvre et sale. Il souhaite comme son père, l’a fait jadis, poursuivre son chemin de son côté. Un jour, il s’enfuit…

Siddhartha qui pensait en avoir fini avec la souffrance, la redécouvre. L’amour qu’il pensait éprouver pour son fils était un amour aveugle, une passion, un sentiment très humain, c’était le Samsara.

Vasudeva aida Siddhartha à accepter la décision de son fils, lui rappelant que lui aussi était allé à l’encontre du souhait de son père lorsqu’il décida de suivre les samanas. En écoutant le fleuve, Siddhartha comprit que tout comme pour lui, il n’existe aucun père, aucun maître, aucune doctrine capable d’empêcher quiconque de vivre son destin. Dut-il mourir dix fois pour son fils, il ne réussirait pas à détourner de lui une parcelle de son destin. Siddhartha comprit que sa souffrance était veine et inutile et redevint serein.

ÔM

Vasudeva qui n’a plus rien à enseigner à Siddhartha s’en va et le laisse seul au bord du fleuve. Le fleuve riait toujours. Tout ce qui n’avait pas souffert jusqu’au bout et trouvé sa rançon finale revenait, les mêmes souffrances recommençaient toujours. Dans le fleuve, il vit son père, seul portant le deuil de son fils ; il se vit lui-même seul, uni par les liens de l’amour à son fils lointain ; il vit son fils, seul aussi sur la voie où il courait vers le but de jeunes aspirations ; chacun d’eux était dominé par la pensée de l’atteindre, chacun d’eux était en proie à la souffrance.

Ôm, c’était la perfection, la musique de la vie qui contenait toutes les voix, toutes les aspirations, toutes les convoitises, toutes les souffrances, tous les plaisirs, tout le bien, tout le mal, tout cela ensemble était le monde.

Dès l’instant où Siddhartha cessa de lutter contre le destin, il cessa de souffrir. Sur son visage fleurissait la sérénité du savoir auquel nulle volonté ne s’oppose plus, du savoir qui connaît la perfection, qui s’accorde avec le fleuve, le fleuve de la vie qui s’abandonne tout entier au courant et qui fait partie de l’unité, du Tout.

2004 - 01 Chute d'Iguasu 1

Govinda

« Quand on cherche, il arrive facilement que nos yeux ne voient que l’objet de nos recherches ; on ne trouve rien parce qu’ils sont inaccessibles à autre chose, on est entièrement possédé par ce but qu’on s’est fixé. Qui dit chercher dit avoir un but. Mais trouver, c’est être libre, c’est être ouvert à tout, c’est n’avoir aucun but déterminé.» Telles furent les paroles de Siddhartha à l’adresse de Govinda qui continuait à chercher l’Illumination sans même avoir reconnu son vieil ami Siddhartha au bord du fleuve.

Le monde n’est pas une chose imparfaite ou en voie de perfection. Il est parfait à n’importe quel moment. Tous les jeunes ont le vieillard en eux, tout péché porte déjà en lui sa grâce, tous les nouveaux-nés la mort, et tous les morts la vie éternelle… Ainsi je peux voir la mort comme la vie, le péché comme la sainteté, la prudence comme la folie,… je n’ai qu’à consentir. Cette pierre est une pierre, elle est aussi Dieu, elle est aussi Bouddha, je la vénère et je l’aime. Voilà pourquoi Siddhârta ne fait plus aucun cas des doctrines. Elles ne sont qu’une chose : des mots. Il n’y a rien qui soit le Nirvana ; il n’y a que le mot Nirvana.

Siddhartha demande à Govinda de l’embrasser sur le front. Govinda ressent instantanément une sagesse incroyable. Il reconnaît son ami et se prosterne devant lui. Govinda comprend que Siddhartha a atteint son objectif : il est devenu Siddhartha le Bouddha, et a atteint la plénitude !

2011 - 02 Inde - Fleur de lotus

Laurence de Vestel, Avril 2015 – © Oltome.com