"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut." Ciceron
Oltome a lu pour vous Les livres qui ouvrent le coeur et illuminent l'esprit
L’éléphant Oltome est passionné de lecture. Il a une chance inouïe : il retient tout ce qu’il a lu. Et comme il est d’une sagesse exceptionnelle, il a appliqué dans sa vie tous les meilleurs enseignements. Ainsi, Oltome est sage, zen, tranquille, heureux, gentil, fort, équilibré, joyeux,… Tous ces livres pour apprendre à aimer, il les partage avec vous sur Oltome.com

Lire (de Bernard Pivot et Cécile Pivot)

Oltome - Lire Bernard Pivot résumé synthèse avis

Lire (de Bernard Pivot et Cécile Pivot)

Bernard PIVOT

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A propos du livre

« Lire« , un superbe plaidoyer des livres et de la passion de la lecture. Et qui de mieux pour nous en parler que Bernard Pivot et sa fille.  Bernard Pivot et sa fille, Cécile Pivot, partagent l’amour de la lecture.  Bernard Pivot se présente comme « un marathonien professionnel de la lecture ».  Quant à Cécile, admirée par son père en tant que lectrice « amateur », elle lit pour son seul plaisir, et ne peut s’empêcher de lire en toutes circonstances. Tous deux ont décidé de nous offrir leurs réflexions sur les différents aspects de la vie d’un lecteur.

Remarquablement bien illustré et splendides citations.  Un livre qui donne envie de lire… encore plus ! Un livre raffiné, délicat, distingué, élégant et stimulant ! Un très beau cadeau pour les amoureux des livres.

Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres. (…) Lire, ce n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes. (…) Les mots sont des clés, qui ouvrent les portes de l’existence. Une fois la première de ces clés utilisée, plus question de s’arrêter. Nous ouvrons des portes, nous y engouffrons, hésitons sur le palier, rebroussons chemin… les possibles sont infinis. La lecture est devenue notre alliée la plus fidèle. Elle nous rend forts.

Biographie de l'auteur
Oltome - Bernard et Cecile
Bernard Pivot est un journaliste et critique littéraire français, lecteur professionnel et animateur d'émissions culturelles à la télévision, né à Lyon en 1935.   Lycéen puis étudiant en droit à Lyon, le jeune Bernard Pivot s'inscrit  à Paris au Centre de formation des journalistes (CFJ) où il rencontre sa future épouse, Monique.  Il sort vice-major de sa promotion. Il se forme ensuite au journalisme économique pendant un an, et intègre le Figaro littéraire en 1958.  En 1971, le Figaro littéraire disparaît et Bernard Pivot devient chef de service au Figaro. Il démissionne en 1974 après un désaccord avec Jean d'Ormesson. Jean-Louis Servan-Schreiber lui propose alors un projet de magazine qui débouche, un an plus tard, sur la création du magazine Lire. En 1974, Bernard Pivot lance l'émission Apostrophes, dont le premier numéro est diffusé sur « Antenne 2 » le 10 janvier 1975. Cette émission s'arrêtera en 1990.  Bernard Pivot crée alors "Bouillon de culture"dont la dernière émission, en juin 2001, est un événement dans le monde de l'édition et des médias.  En octobre 2004, il est élu à l'Académie Goncourt et sera le premier non-écrivain à y être élu tant son importance dans le monde de la critique littéraire est exceptionnelle. En 2018, avec sa fille Cécile, il écrit "Lire", un remarquable plaidoyer sur les livres et la lecture.
Synthèse & résumé

Bernard Pivot et sa fille Cécile nous parlent de leur amour de la lecture, leur manière de lire, le plaisir qu’ils en retirent, l’usage qu’ils en font… Magnifique plaidoyer pour le livre, les écrivains et les lecteurs.

 

 

Bernard Pivot

Les gens qui lisent dont moins cons que les autres : elles sont plus ouvertes, captivantes et mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres.  Le lecteur collectionne des éclats de ce qui constitue la culture générale dont le livre reste le principal pourvoyeur.  Lire des romans c’est prendre des nouvelles des autres.  Barack Obama disait : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui se passait dans la vie des gens. »  Lire c’est entrer dans le monde par d’autres portes.  Ils modifient nos façons de voir et de ressentir. Ils nous poussent à des examens de conscience.  Lire, c’est courir le risque de se remettre en cause.  Lire, c’est avoir de l’esprit jusqu’au bout des doigts.

Lire c’est vivre par procuration, c’est glisser sa présence chez les autres.

Aujourd’hui il est de plus en plus difficile de se fournir en solitude et en silence dans un monde hyper connecté et bruyant.  Les lecteurs apparaissent comme des types bizarres, un peu misanthropes, en marge, qui appartiennent encore au vieux monde du livre.  Ce sont presque des dissidents.  Ils échappent aux caméras.  Ils jubilent d’être hors contrôle de tous les détenteurs d’autorité. « La lecture est une subversion en douce » disait Régis Debray. La France insoumise est d’abord celle des lecteurs.

Le roman comme exil de soi-même et thérapie par la fuite.

Une bibliothèque est plus qu’un autoportrait : une autobiographie écrite par les autres.

Cécile Pivot

Il est un passeport que chaque être humain se doit de posséder : le passeport littéraire.  Il abolit les frontières, permet de voyager à travers le monde, de traverser les siècles et d’aller à la rencontre des hommes.  Avec lui, nous sommes libres, nous sommes livres.  Avec lui, nous faisons tout au long de notre existence, connaissance avec nous-même.  Lire, c’est avant tout un dialogue avec soi.

Le plus grand bonheur de la lecture n’est-il pas de s’engouffrer dans la vie des autres et ne plus les lâcher d’une semelle jusqu’à ce qu’ils aient décidé de nous quitter.

Il est là le mot que l’on retrouve chez tous les amoureux de la littérature : s’évader, « sortir de ». S’extraire de sa petite personne, de tout ce qui fait notre quotidien pour aller vers bien plus vaste que soi, avec un choix de destinations illimitées.

La lecture n’est pas qu’une affaire de mémoire, elle est bien davantage et s’inscrit au plus profond de votre être : « Des heures et des heures de lecture pour cette légère teinture de l’âme, pour cette infime variation de l’invisible en vous, dans votre voix, dans vos yeux, dans vos façons d’aller e de faire » écrit Christian Bobin.

Le lecteur vit dans un immense et délicieux paradoxe.  Il échange volontiers le rôle d’acteur de sa vie et tous les jours contre celui de spectateur des vies de papier.  Un écrivain est quelqu’un pour qui la réalité n’est pas suffisante.  C’est la même chose pour les gens qui aiment la lecture.  Vous êtes de ceux à qui le monde ne suffit pas : les saints, les conquérants, les poètes, et tous les amateurs de livres.