Les émotions cachées des plantes

Oltome - Les émotions cachées des plantes

Les émotions cachées des plantes

Didier VAN CAUWELAERT

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A propos du livre

« Les émotions cachées des plantes » est un livre passionnant ! C’est prouvé depuis longtemps, la nature nous parle. Il nous est tout à fait possible de communiquer avec les plantes : il nous suffit d’arrêter d’être sourds. Nous avons infiniment à apprendre d’elles. Notamment de leur instinct de survie, qui n’est , chez l’homme, qu’une pulsion individuelle. Le monde végétal a développé l’instinct de survie de l’autre pour assurer la pérennité de chacun. Après avoir lu ce livre, vous verrez les plantes comme des êtres à part entières. Elles se défendent, elles attaquent, elles nouent des alliances, elles chassent, elles rusent, elles séduisent, elles communiquent à distance leurs peurs, leurs souffrances et leur joie. Les révélations de ce livre sont le fruit d’observations et d’expériences scientifiques de Didier van Cauwelaert dont l’initiateur n’était autre que Jean-Marie Pelt.

Biographie de l'auteur
Didier van Cauwelaert - Oltome
Didier van Cauwelaert est un écrivain français d'origine belge né à Nice le 29 juillet 1960. Riche d'une histoire familiale mouvementée, à huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de devenir le plus jeune écrivain publié au monde.  A dix ans et demi, il croise Greta Garbo dans un restaurant : du hasard de cette rencontre naît l'idée d'un entretien imaginaire dont des extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de "Télé 7 jours". Cette première publication inespérée l'encourage dans ses ambitions d'écrivain.  A 22 ans, il publie son premier roman "Vingt et des poussières" aux Editions du Seuil.  Il obtient divers prix tout au long de sa carrière, dont le Prix Goncourt en 1994 pour "Un aller simple".  Il est auteur de plus d'une vingtaine de romans, de pièces de théâtres, de spectacles musicaux et a été scénariste de plusieurs film.   Il se qualifie romancier de la reconstruction : construction de gens en difficulté ou en souffrance.  Ses maîtres d'écritures sont Marcel Aymé et Romain Gary. Les livres de Didier van Cauwelaert sont aujourd'hui traduits dans plus de vingt langues. En 2018, il est le réalisateur du film « J’ai perdu Albert », tiré de son roman éponyme.  
Synthèse & résumé

DIDIER VAN CAUWELAERT
Les émotions cachées des plantes

« J’ai perdu mon temps : la seule chose importante dans la vie, c’est le jardinage. »
Sigmund FREUD

1. Préparer le terrain

Mon initiateur végétal est Jean-Marie Pelt. Aussi incroyable que cela paraisse, les plantes sont capables d’éprouver et de mettre en pratique toute la gamme des émotions : peur, humiliation, gratitude, ruse, séduction, compassion, solidarité… Elles savent transmettre ce qu’elles ressentent. Les plantes semblent nous tendre un miroir, nous offrir un aide-mémoire permettant de nous reconnecter à notre nature profonde.

2. L’imagination végétale

Il y a 4 milliards d’années est née la vie. Les bactéries se forment et les premiers êtres complexes apparaissent : les plantes. La photosynthèse est née avec le premier végétal. L’évolution va récupérer l’oxygène pour en faire une source d’énergie. Un nombre croissant d’êtres vivants remplace la photosynthèse par la respiration. Par la suite, la plante se transforme et se rendant autonome. Certains végétaux « sacrifiant » leur chlorophylle sont devenus les premier animaux. Faut-il en déduire que les bactéries ont inventé les plantes qui ont inventé l’animal dont nous faisons partie ? Cela rejoindrait la tradition chamanique selon laquelle « l’homme est le rêve des plantes ».

Il y a 2 milliards d’années, la composition atmosphérique s’établit pour de bon : 78% d’azote, 21% d’oxygène que les plantes fabriquent et que nous consommons. L’évolution suit deux pistes : l’animal s’acheminant, les plantes préférant l’immobililité. Imaginatives, les plantes inventent la communication dans l’espace et la puissance d’attraction.

3. La perception du danger

La plante est capable de modifier sa structure, sa composition chimique et son apparence en vue de se défendre, d’attaquer ou de séduire. Les chamanes disent que la conscience du danger, la première des émotions motrices des plantes et des arbres, pourrait exercer à titre posthume ses conséquences sur l’environnement.

4. De la séduction à la ruse

Les plantes à fleurs ont besoin des insectes pollinisateurs pour se reproduire, particulièrement des abeilles. Sans l’aide de celles-ci, les plantes seraient privées de descendance et les abeilles ne pourraient vivre sans le nectar des fleurs. Les plantes recourent à toute une palette de séduction pour attirer les abeilles : formes, parfums, couleurs… voir la ruse ! L’Orchidée Drakea déguise le centre de sa fleur en guêpe femelle et fabrique à la perfection des « fausses » phéromones sexuelles pour attirer le mâle qui se précipite sur la fleur pour copuler. Le mâle repart, chargé de pollen qu’il véhicule d’orchidée en orchidée au fil de ses déboires amoureux. Le plus incroyable, c’est que la plante n’a pas encore vu cette guêpe au moment où elle imite son apparence et son odeur. Aurait-elle puisé les caractéristiques physiques de la femelle dans les images mentales du mâle ? Simple hypothèse en l’absence de toute explication…

« La plante ne se contente pas de mimer les seules hormones des insectes. Elle sait aussi produire les hormones sexuelles spécifiques de la femme » précise Jean Marie Pelt. Est-ce une erreur de la nature ou une réponse délibérée à la menace que nous représentons si des hormones féminines ont été découvertes dans la pomme de terre à un dosage qui n’est pas sans rappeler celui de la pilule contraceptive ? Jean Marie Pelt est décédé en 2015, juste avant de relancer ses recherches sur ces phénomènes troublants. Depuis son décès, c’est dossier classé Secret Défense ! Jusqu’à sa mort Jean-Marie Pelt insistait sur l’urgence de la question : pour le malheur de notre espèce, la séduction des plantes aurait-elle fait place à la ruse dans le but de réguler notre population ? La nature, à la différence de l’homme, ne fait jamais rien pour rien ! Un espoir demeure : nous sommes libres d’en supprimer la cause. Quand les prédateurs se calment, les plantes arrêtent de se rendre toxiques.

5. Les plantes sont-elles sensibles à la flatterie ?

José Carmen Garcia Martinez parvient depuis 40 ans à élever des plantes en toute beauté et en toute santé car elles répondent à ses demandes grâce aux compliments et petits mots tendres qu’il leur donne. « Les plantes peuvent nous apprendre comment les cultiver. Il suffit de les écouter. Le meilleur des fertilisants, c’est la conversation avec les plantes. Il faut apprendre à les connaître, les traiter avec douceur, elles le comprennent, elles savent… », affirme-t-il. Les plantes savent où sont leur alliés et elle se donnent à fond pour faire plaisir au jardinier et mériter ses encouragement.

6. Les transmissions de pensée entre la plante et l’homme ?

En 1966, l’américain, Cleve Backster, branche son détecteur de mensonges sur une plante verte, en la menaçant d’enflammer une de ses feuilles. La plante réagit… elle a capté l’intention et chaque fois que le médecin revient avec sa boite d’allumettes en poche, la plante produit un pic d’excitation spectaculaire et manifeste à chaque fois un accès de croissante inhabituel. Aussi, faut-il vraiment menacer la plante… car on ne leur ment pas !

La réception par une plante d’un message en provenance d’humain est prouvée. Et l’inverse ? Comment les peuples premiers ont-ils su qu’il fallait ingérer de l’ayahuasca ou autre plante, et dans quel ordre, pour que la communication avec les esprits de la forêt puisse opérer ? Les chamanes nous répondent que ce sont les plantes concernées qui leur ont dit de les consommer et dans cet ordre. Francis Hallé nous explique : « Il est vain de chercher à les comprendre en ramenant leurs comportements à nos échelles. Il serait plus pertinent de les considérer comme de véritables extraterrestres qui ont peuplé cette planète bien avant nous. »

7. De l’empathie à la compassion

Avec diverses expériences de Cleve Backster, on constate que les végétaux perçoivent tout et n’importe quoi, réagissant aux états émotionnels ambiants, aux images mentales, et au fonctionnement de la chasse d’eau. Comme si un organisme vivant ne pouvait se résoudre à la mort brutale d’une forme de vie humaine.

8. Les avantages de la solidarité

On a vu que les plantes savent agir en fonction de leur intérêt. Mais cet intérêt passe parfois par la satisfaction de celui d’un tiers : la clé de la relation entre les plantes fonctionne sur le principe d’association. Par exemple, l’acacia offre aux fourmis le gîte et le couvert. Ses feuilles secrètent une substance riche en protéines pour nourrir les bébés fourmis et en échange, les fourmis assurent le gardiennage de l’acacia contre les chenilles, papillons ou coccinelle. Il arrive que les fourmis partent à la chasse pour nourrir la plante qui les héberge. Et en échange de cette nourriture livrée à domicile, la plante émet une odeur qui fait fuir les oiseaux qui raffolent des larves des fourmis. La nature fourmille d’exemples de la sorte… La solidarité entre les plantes atteint toute sa plénitude lorsqu’elle est réciproque. L’instinct de survie, chez l’homme, n’est le plus souvent qu’une pulsion individuelle. Le monde végétal a développé l’instinct de survie de l’autre. Pour assurer la pérennité de chacun.

9. Le langage des plantes

La plante parle en odeurs, en couleurs, en sons. Elle emploie surtout des molécules volatiles pour diffuser des messages à l’air libre et des signaux chimiques pour les transmettre sous terre au moyen de ses racines. En 2008, l’Institut national de recherche d’Amazonie a démontré que les molécules volatiles exprimant la soif des arbres lors d’une grave sècheresse, peuvent servir de germes pour la condensation de la vapeur d’eau sous forme de pluie. C’est ainsi que les végétaux parviennent à transformer leur demande d’eau en véritable averse.

Les plantes émettent des sons : les racines produisent des clics dans des directions choisies en s’écoutant les unes les autres pour échanger si besoin des nutriments ou éviter d’entrer en contact pour ne pas se nuire. Les racines contournent les obstacles avant de les rencontrer. Comment reçoivent-elles ces informations ? Par chimie de l’environnement, par ondes électromagnétiques ?

En Équateur, le peuple kichwa de Sarayku dépend des propriétés d’Agip et de la Cie Générale des combustible argentine. Les conséquences sur le terrain sont apocalyptiques. En 2003, le peuple kichwa dépose plainte auprès de de la Commission interaméricaine des droits de l’homme contre l’Etat Equatorien. José Galingua, l’instigateur, est le fils d’un grand chamane qui l’a initié au « Chant des fleurs », une mélodie millénaire donnée par la forêt aux humains qui l’aiment et la défendent. Le chant semble entendu… Incroyable, le président de la Commission se rend sur le terrain en personne et le verdict est rendu : l’Equateur est condamné et lourdement sanctionné (dommages et intérêts conséquents, excuses publique aux Kichwas et à leur forêt…). Peu de temps après, cinq ministres se rendent sur place en avion et demandent pardon aux hommes, aux animaux et aux plantes ! A la conférence de Paris, le projet « Forêt Vivante » des Kichwas, visant à redécouvrir la sensibilité et l’intelligence des mondes animaux, végétaux et minéraux, est pris au sérieux. Ainsi, un des plus grands soulèvement du monde végétal contre la folie destructrice des hommes a été initié par un chant floral donnant à son porte-voix indien la force de faire plier une dictature sud-américaine.

Les plantes ont tant à nous dire… elles nous expliquent comment nous passer des engrais chimiques qui empoisonnent les sols. Il suffit pour elle de passer un contrat d’assistance mutuelle avec certaines bactéries qui ont le pouvoir de fixer l’azote atmosphérique fertilisant idéal de tout type de terrain. Il ne nous reste plus qu’à expliquer aux plantes que nous les comprenons. La plante nous demande de lui rendre son autonomie perdue au service de la planète. Francis Hallé affirme : « Si l’on replantait suffisamment d’arbres, on aurait plus d’effet de serre. » C’est que l’ensemble du monde végétal répète depuis des décennies aux chamanes des forêts primaires en voie de disparition… nous n’avons plus le temps ni les moyens de rester sourds.

10. La musique et les plantes

Les humains peuvent-ils, eux, aider musicalement les végétaux affaiblis ? Les travaux du docteur en physique quantique, Joël Sternheimer, établissent le rôle physicochimique de la musique dans la croissance des végétaux et le renforcement de leurs défenses naturelles. Il fait entendre aux plantes Vivaldi, Bach… et plus encore : il a converti la fréquence émises par les protéines végétales en notes de musique. Il a ensuite fait écouter aux plantes leur propre partition ce qui a permis la croissance et les défenses des plantes de 25 à 60 %. Est-ce un hasard si le tournesol affectionne particulièrement la chanson « solaire » napolitaine « O Sole Mio ». Un programme musical financé par la firme Bose a été diffusé durant 5 ans à l’attention de différentes vignes : les résultats de la quantité et la qualité du raisin et du vin ont été spectaculaires.

11. Le chagrin des plantes

Chercheur au CNRS, Rémy Maury est à l’origine de la réintroduction en France du bison d’Europe en 1991. Acheminés en camions de puis la Pologne, ces animaux sauvages qui étaient en grand stress, se sont précipités vers une seule variété de plantes : des genêts. Ils les ont broutés avec ardeur qui peu à peu a calmé leurs palpitations. Le genêt commun est un excellent régulateur du rythme cardiaque. Le bison avait immédiatement perçu les propriétés de cette espèce adaptée à son état. De son côté, la plante avait perçu que le bison avait besoin d’elle et elle s’est mise en 4 pour lui fournir de quoi réguler son stress en se mettant à prospérer avec une vigueur impressionnante. Une zone de genêts a été grillagée pour être séparée des bisons. Les plantes de cet enclos se sont mises à dépérir de chagrin : privées des bisons qu’elles contribuaient à soigner, elles se sont senties inutiles.

12. Plante, champignon ou moisissure

Le myxomycète raffole des flocons d’avoine. Nakagki, un chercheur japonais, a placé une ration de flocons d’avoine à la sortie d’un labyrinthe. Le myxomycète a réussi en contractant son corps à se déplacer droit en direction de la nourriture sans passer par les impasses du labyrinthe. Un défi de la compréhension qui prouve que la matière cellulaire peut faire preuve d’une intelligence primitive que nous ne possédons plus guère, comme la perception à distance en dehors des 5 sens habituels, associée à une maîtrise parfaite de l’environnement.

13. Les plantes aiment-elle les caresses ?

Le botaniste Anthony Trewavas a introduit génétiquement dans un plant de tabac une protéine destinée à le faire luire quand le taux de calcium augmente dans ces cellules. Lorsque le biologiste caresse la plante, elle se met à briller en quelques millièmes de secondes. Caresser une plante lui provoque un stress profitable : elle ralentit sa croissance en se rendant plus épaisse et plus résistante, car la conscience d’un danger mobilise ses défenses, ce qui la rend plus résistante et plus belle.

Les bains de forêt créent des échanges vibratoires utiles aux humains et aux végétaux, à condition d’avoir demandé à l’arbre son accord. La circulation entre son tronc et notre corps bénéficie aux deux. L’arbre exerce des effets bénéfiques sur les problèmes de tension, dépression, autisme, troubles respiratoires ou cardiaques.

Albert Einstein disait : « L’être humain est une partie d’un tout que nous appelons l’Univers, une partie limitée par le temps et l’espace. Il fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme d’événements séparés du reste. C’est la, une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est une forme de prison pour nous, car elle nous limite à nos désirs personnels et à notre affection pour quelques proches. Notre tâche devrait consister à nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion, de manière à y inclure toutes les créatures vivantes et toute la nature dans sa beauté. »

14. Les plantes et la mort

Le fait que les végétaux s’accrochent à la vie ne signifie pas qu’ils aient peur de la mort. L’essentiel pour eux semble être de maintenir une forme d’échange avec leur écosystème. Leur existence ne se limite pas à leur seul emplacement : toutes leurs graines et leurs pollens qui voyagent par l’intermédiaire du vent, des insectes, des oiseaux, toutes les informations qu’ils transmettent par leurs composés volatils et leurs racines sont une extension de leur vie.

Le pissenlit est indestructible. Si on le coupe au ras du sol, il repousse. Si on l’arrache, il se reconstruit. Si on l’enterre, il se réinstalle… Chaque tronçon de racine régénère un nouveau pissenlit.

15. Les plantes et l’avenir

Nous sommes arrivés à un tournant où à force de massacrer la nature, nous devenons à notre tour une espèce menacée. L’homme ne peut vivre sans les plantes. Les plantes, oui. Il nous appartient de restaurer l’harmonie. En 2018, avec l’alliance Monsanto-Bayer, l’union sacrée des présumés fauteurs de maladies et des fabricants de remèdes, le combat semblait perdu et voilà que l’espoir renait. Tous les David du monde se liguent pour achever Goliath. La plante est l’avenir de l’homme !