Le miracle Spinoza

Le miracle Spinoza

Le miracle Spinoza

Frédéric LENOIR

Synthèse & Résumé Acheter en ligne
A propos du livre

« Le miracle Spinoza » se lit comme un thriller.  Quelle vie édifiante que celle de ce philosophe éminemment sympathique et courageux ! La vie prônée par Spinoza est une vie fondée sur la joie et la simplicité.  Un livre absolument actuel.  Un livre à mettre en toutes les mains.

Biographie de l'auteur
Frédéric Lenoir
Frédéric Lenoir est né le 3 juin 1962 à Madagascar.  Il est philosophe, sociologue, conférencier, écrivain, romancier, auteur de théâtre. Passionné dès l'adolescence pour la littérature, la philosophie, la pensée de Jung et les questions religieuses, il entreprend des études de philosophie. Il mène ensuite une quête spirituelle en Inde, en Israël et dans des monastères en France. Il a travaillé aux éditions Fayard avant de commencer à écrire et de réaliser une thèse sur le bouddhisme en Occident. Il est chercheur associé à l'École des hautes études en sciences sociales depuis 1991. Il est coproducteur et animateur de l'émission « Les racines du ciel » consacrée à la spiritualité sur France Culture depuis 2009. Auteur d'une quarantaine d'ouvrages, ses livres, qui rencontrent un vif succès, sont traduits en plus de vingt langues.  La puissance de la joie est son dernier livre, sorti en 2016.
Synthèse & résumé

« Ne pas se moquer, ne pas se lamenter, ne pas détester, mais comprendre. »

Baruch Spinoza

 

 

Le coup de force de Spinoza est son appréhension dans un même mouvement de l’homme et la nature, l’esprit et le corps, la métaphysique et l’éthique.  Il est un sage qui cherche à changer notre regard afin de nous rendre libres et heureux comme il le fut lui-même. Spinoza est convaincu que la totalité du réel est régi par des lois immuables et donc intelligible.  Il nous propose par une voie de libération fondée sur une observation minutieuse de nous-mêmes, de nos passions, de nos émotions, de nos désirs, de notre constitution physique, qui seule, nous rendra libre.  Lorsque nous aurons compris que tout a une cause et que nous aurons saisi l’enchaînement des causes qui ont produit tel événement naturel ou telle action humaine, nous ne serons plus dans le jugement moral, le sarcasme, la plainte, la haine ou la colère.  L’ignorance est cause de tous les maux…

I. Le révolutionnaire politique et religieux

 

  1. Conversion philosophique

Spinoza était probablement un juif originaire d’une famille espagnole juive qui trouva refuge au Portugal en 1492.  Les juifs qui continuaient à pratiquer le judaïsme en cachette furent ensuite obligés d’émigrer vers la fin du 16 siècle aux Pays-Bas, terre d’asile et de tolérance où naquit Spinoza en 1632.  En 1652, Spinoza fait une rencontre décisive, celle de Franciscus Van den Enden, son professeur de latin dont les idées trop originales et subversives l’oblige à se réfugier en France vers 1670.  Ce libre penseur fut arrêté et pendu à la Bastille en 1674.

« Quand l’expérience m’eut appris que tous les événements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui était pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure où l’âme en était émue, je me décidais enfin de compte à rechercher s’il n’existait pas un bien véritable et qui put se communiquer, quelque chose enfin dont la découverte et l’acquisition me procureraient pour l’éternité la jouissance d’une joie suprême et incessante. »…Tel fut l’objet ultime de la quête de Spinoza.

« Toute notre félicité et notre misère dépendent de la seule qualité de l’objet auquel nous sommes attachés par amour. »

 

  1. Un homme meurtri

En quelques années Spinoza a perdu sa mère, son demi-frère, sa belle-mère, son père, sa sœur… Spinoza fréquente de moins en moins la synagogue. En 1656, lors d’une cérémonie à la synagogue d’Amsterdam, aussi rare que violente, Spinoza est exclu, chassé, banni et maudit par la communauté juive entière pour hérésie.  Une terrible condamnation qui contraint Spinoza à quitter Amsterdam.

 

  1. Un penseur libre

Spinoza, 27 ans, s’installe en 1660 à Rijnsburg près de l’université de Leyde, loin des querelles politiques et religieuses où il peut nouer des liens avec d’importants réseaux intellectuels.  Simon de Vries traduit en néerlandais le premier ouvrage de Spinoza consacré à Descartes.  Henry Odenburg, savant allemand qui vit en Angleterre diffusera les idées de Spinoza à travers toute l’Europe savante.

A partir du milieu du 18ièmesiècle, la plupart des penseurs, qui entendent mener une réflexion de manière libre et marier la philosophie et la science, se définissent comme cartésiens sans pour autant épouser toutes les idées de Descartes.  Il en va ainsi de Spinoza dont la fameuse bibliothèque de 159 livres était plus littéraire et historique que philosophique.

Spinoza incarne l’idéal du sage épicurien.  Il préfère la qualité à la quantité, le nécessaire au superflu, de bons amis avec qui échanger des idées profondes.  Il préfère travailler pour financer ses modestes besoins.  Son métier n’est pas anodin : il est polisseur de verres pour fabriquer des lunettes, microscopes, télescopes.  Il fut de son vivant aussi connu en Europe pour sa pensée que pour la qualité de ses verres… Il a consacré ses journées à aiguiser des verres pour l’acuité visuelle et à aiguiser la pensée pour l’acuité de l’esprit humain.  « Les démonstrations sont les yeux de l’esprit. », écrira-t-il.

 

  1. Une lecture critique de la Bible

Spinoza déménage près de La Haye.  Il met au point une œuvre révolutionnaire, la « méthode d’interprétation des livres saints ».  Il maitrise l’Hébreu biblique et des textes de l’Ancien Testament, l’araméen, le grec, le latin pour le Nouveau Testament, fréquente des historiens de l’Antiquité.  Les principes énoncés par Spinoza sont toujours mis en œuvre aujourd’hui.

Il convient de distinguer la pensée de la foi, et la philosophie de la théologie. La théologie et la raison ont leurs royaumes propres : la raison celui de la vérité et de la sagesse, la théologie celui de la ferveur croyante et la soumission.  Spinoza est conscient que « l’Ecriture » a apporté aux hommes une immense consolation.  Tous peuvent obéir, mais peu atteignent la valeur spirituelle sans autre guide que la raison.

 

  1. Spinoza et le Christ

Spinoza est un homme libre de toute croyance ou d’appartenance religieuse. Sa religiosité est une spiritualité toute personnelle qui s’est construite par les seules forces de sa raison.

Selon lui, les prophètes reçoivent la parole divine au moyen de leur imagination. Seul le Christ constitue une exception : le Christ a communiqué avec Dieu d’esprit à esprit.  La voix du Christ est la voix de Dieu.  De la même manière que l’homme Jésus est devenu le Christ dans la mesure où il a vécu en plénitude la sagesse divine, on peut dire que tout être humain possède « l’esprit du Christ » s’il reçoit et vit la sagesse divine, c’est-à-dire s’il comprend et met en pratique les lois divines universelles

 

  1. Une trahison du judaïsme ?

Spinoza critique les religions lorsqu’elles activent les passions tristes des individus comme la peur pour mieux les asservir, plutôt que de favoriser le développement de la justice et de la charité.  Spinoza souhaite que les lumières de la raison permettent aux humains de découvrir Dieu est ses lois sans le secours de la loi religieuse et de ses dogmes qui sont sources d’abus de pouvoir.

 

  1. Précurseur des Lumières

Pour Spinoza, la démocratie constitue le meilleur des régimes possibles, car elle répond à deux aspirations fondamentales des individus : l’égalité et la liberté.  « L’autorité politique la plus puissante est celle qui règne même sur les cœurs de ses sujets. »

Spinoza insiste sur la nécessaire séparation des pouvoirs politiques et religieux.  « Dieu n’exerce de règne particulier sur les hommes que par l’intermédiaire des Autorités politiques ».  Spinoza est le père de notre politique moderne tout en percevant déjà les limites de nos démocraties : le manque de rationalité des individus esclaves de leurs passions, une tendance à suivre les lois plus par peur que par adhésion profonde.  Il rappelle l’importance cruciale de l’éducation des citoyens : un citoyen s’accordera d’autant mieux avec les autres, qu’il est accordé avec lui-même.  Trois siècles avant Gandhi, il avait compris que c’est en se transformant soi-même que l’on changera le monde.  « L’éthique » est un livre de connaissance des lois du monde et de l’homme, un guide de transformation de soi pour nous conduire vers la sagesse et le bonheur ultime.

II. Le maître de sagesse

 

  1. L’éthique : un guide vers la joie parfaite

Trois personnages clés parcourent l’œuvre de Spinoza : l’esclave, le tyran et le prêtre.  Le premier est soumis à ses passions tristes, le second a besoin d’elles pour asseoir son pouvoir, le troisième s’attriste sur la condition humaine.  « L’Ethique » propose un chemin de la servitude à la liberté, de la tristesse à la joie.  Un ouvrage foisonnant de perles précieuses de la pensée !

Spinoza est convaincu que la structure du monde est mathématique et que l’exposition d’un problème et de sa solution sera d’autant plus parfaite qu’elle épousera la forme d’un raisonnement exposé de manière géométrique.

 

  1. Le Dieu de Spinoza

« Tout ce qui est, est en Dieu ».  Le Dieu de Spinoza est ce Dieu « cosmique » étant la « substance » de tout ce qui est.  Pour Spinoza, le Dieu des humains a été créé par eux pour donner un sens au monde, une superstition.  Lorsque l’agriculture a remplacé la chasse et la cueillette, l’homme a cessé de considérer la nature comme un enchantement.  Il a remplacé les esprits de la nature par les dieux de la cité auxquels il rendait un culte afin d’obtenir leur protection. C’est ainsi que s’est répandu le rituel religieux du sacrifice.  Spinoza a parfaitement saisi ce qui est à l’origine des grandes religions historiques : une superstition qui vise à rassurer l’être humain fondamentalement mû par les affects d’espoir et de crainte.  Spinoza entend par Nature le cosmos entier dans toutes ses dimensions visibles et invisibles, matérielles et spirituelles. Dieu, tel qu’il le conçoit, traverse toute son Œuvre et sa philosophie éthique.  Einstein disait : « Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle dans l’harmonie de tout ce qui existe, mais non en un Dieu qui se préoccuperait du destin et des actes humains. »

 

  1. Grandir en puissance, en perfection et en joie

« La joie est le passage d’une moindre perfection à une plus grande perfection. »  Le corps et l’esprit sont une seule et même réalité s’exprimant selon deux modes différents.   La dualité en nous se situe entre la joie et la tristesse.  Chaque organisme s’efforce de grandir et de parvenir à une plus grande perfection.  Il vise à augmenter sa puissance qui s’accompagne d’un sentiment de joie. L’objectif de l’éthique spinoziste consiste à organiser sa vie grâce à la raison pour diminuer la tristesse et augmenter la joie jusqu’à la béatitude suprême. Le développement de la raison permet d’affiner son discernement, de percevoir de façon adéquate, claire et distincte.   C’est ce qui se passe dans la rencontre amoureuse : plus nous percevons l’autre de manière adéquate, plus la joie passive peut se transformer en joie active et la passion en amour profond et durable.

 

  1. Comprendre ces sentiments qui nous gouvernent

« L’être humain est partie intégrante de la Nature qui est une et agit partout de manière identique, « ce qui signifie que les lois et les règles de la Nature, suivant lesquelles toute chose est produite et passe d’une forme à une autre, sont partout et toujours les mêmes, et par conséquent il ne peut exister aussi qu’un seul et même moyen de comprendre la nature des choses, quelles qu’elles soient : par les lois et les règles universelles de la nature ».   Spinoza appelle à ne poser aucun jugement sur les hommes et leurs actions, car il est impossible de les comprendre tant qu’on n’a pas compris les causes profondes qui les meuvent.   Spinoza nous invite à prendre l’être humain tel qu’il est.

Tout ce qui nous constitue provient des rencontres qui nous ont affectées depuis notre naissance et qui ont produit en nous des affects très divers.  Tout dans la vie est une question de bonne ou de mauvaise rencontre.  Une rencontre heureuse augmente notre puissance d’être et d’action et procure des sentiments positifs ! « Fais bien attention à tes fréquentations ! » « Nous flottons inconscients de notre sort et de notre destin. »  Nous pouvons pendre notre destinée en main et décider de devenir plus lucides sur nous-mêmes et les autres afin d’acquérir une meilleure connaissance qui nous permettra de savoir ce qui est bon et mauvais pour nous, ce qui augmente ou diminue notre puissance et notre joie. »

Prenons l’exemple de l’alimentation : l’objectif est nous procurer bonne santé et plaisir du corps.  Si nous absorbons une substance qui s’accorde mal avec notre nature singulière, il en résultera une diminution de notre puissance d’agir sous forme d’un problème de santé et d’un affect de tristesse.  Pour la nourriture de l’esprit, c’est pareil.  L’expérience de la vie et l’usage de la raison nous permettent d’organiser notre existence afin de faire les meilleures rencontres possibles et d’éviter les mauvaises.

Par un formidable travail d’observation de lui-même et de ses semblables, Spinoza cherche à élaborer une véritable science des affects.  Il pose trois sentiments de bases, d’où tous les autres découlent : le désir, qui exprime notre effort pour persévérer dans notre être, la joie qui permet l’augmentation de notre puissance d’agir, et la tristesse qui diminue notre puissance d’agir.  Tous les affects sont des expressions particulières du désir et ils seront les modalités de la joie ou de la tristesse selon qu’ils augmentent ou diminuent notre puissance d’agir.  En orientant notre action et nos choix vers ce qui nous fait grandir et nous met dans une véritable joie active, nous nous libérons.  Le chemin vers la joie passe par la raison et une juste connaissance de nous-mêmes.

 

  1. Cultivons le désir

« Le désir est l’essence de l’homme ».  Une des notions les plus essentielles de la philosophie éthique de Spinoza était le conatus : l’effort que nous faisons pour persévérer et grandir dans notre être.  C’est le moteur de toute notre existence, ce qui nous pousse à survivre et à accroître notre puissance d’exister.  Cet effort rapporté à l’esprit s’appelle volonté, cet effort rapporté au corps et à l’esprit s’appelle appétit.  L’être humain est fondamentalement un être désirant.  Sa nature le pousse constamment à désirer.  La sagesse ne consiste pas à brimer cet élan vital, mais à le soutenir et à le guider.  L’homme désire tout ce qui le conduit réellement à une plus grande perfection. Ainsi le désir n’exprime pas un manque mais une puissance.  La gestion du désir devient la clé du bonheur et de l’épanouissement.

Spinoza remplace la dualité raison/affectivité par la dualité activité/passivité.  La passivité est un état où nous sommes mus par des causes extérieures et des idées inadéquates.  L’activité intervient lorsque nous agissons à partir de notre propre nature et d’idées adéquates.  La passion produit des joies passives et l’action des joies actives. Le chemin proposé par Spinoza consiste à s’appuyer sur notre puissance vitale, nos désirs et nos sentiments en les éclairant par le discernement de la raison afin de remplacer nos idées inadéquates, imaginaires, par une vraie connaissance qui transforme nos affects passifs en affects actifs, ne dépendant que de nous.

 

  1. Par-delà le bien et le mal

« Nous ne désirons aucune chose parce que nous jugeons qu’elle est bonne, mais au contraire, nous appelons bon ce que nous désirons. » Ce n’est pas parce que la justice est bonne en soi que je la désire mais parce que j’ai un désir de justice, je l’estime bonne. C’est donc le désir qui nous fait apprécier qu’une chose et bonne, et non l’inverse.

La vie en société serait impossible sans les lois de la cité égales pour tous les citoyens qu’ils soient sages ou ignorants.  Les hommes doivent apprendre à régler leurs sentiments par la raison afin de devenir libres et responsables.  Lorsque chaque homme cherchera avant tout l’utile qui est sien, les hommes seront le plus utiles les uns aux autres.  « L’impuissance de l’homme à gouverner et à contenir ses passions, je l’appelle Servitude. ».   C’est parce qu’ils n’ont pas compris que le salut et le bonheur véritables passent par une remise en ordre rationnelle de leur vie intérieure et de leur affectivité que les humains ont inventé la loi religieuse et la morale laïque du devoir, qui reposent toutes les deux sur un ordre extérieur inexplicable.  C’est confortable, car cela nous empêche de réfléchir et de comprendre que c’est à l’intérieur de nous qu’il convient de chercher ce qu’il faut faire.  L’éthique spinoziste consiste à passer de l’impuissance à la puissance, de la tristesse à la joie, de la servitude à la liberté.

 

  1. Liberté, éternité, amour

Pour Spinoza, toutes choses ont été prédéterminées par Dieu.  L’être humain se trouve jeté dans cet immense enchaînement de causes et d’effets et va être entièrement conditionné par lui, tout en participant, puisqu’il produira à son tour des effets par ses actes. Comment faire émerger la possibilité d’une liberté individuelle ?

Le libre arbitre n’existe pas.  « Les hommes se croient libres parce qu’ils ont conscience de leurs appétits et qu’ils ne pensent pas aux causes qui les disposent à désirer et à vouloir parce qu’ils les ignorent ».   Nous nous pensons libres parce que nous n’avons aucune conscience des causes qui motivent nos actions.  Cependant, l’être humain est d’autant plus libre qu’il agit selon sa propre nature. « Je déclare l’homme d’autant plus en possession d’une pleine liberté, qu’il se laisse guider par la raison. »  Nous sommes libres parce nous agissons avec raison et non sous l’emprise de nos passions, en étant pleinement soi-même.

La libération de la servitude augmente notre puissance d’agir et notre joie peut nous conduire jusqu’à la joie infinie de la béatitude qui nous fait entrer en résonance avec l’univers entier.  L’amour de Dieu est au-delà du temps et c’est pourquoi il est éternel. Nous sentons que nous sommes éternels mais notre esprit l’est réellement et ne saurait disparaître avec la mort : « L’esprit humain ne peut être absolument détruit avec le corps, mais il en subsiste quelque chose qui est éternel. »  C’est cette part active « divine » de notre esprit qui subsistera.

Lorsqu’il a atteint cet état, le sage est dans une joie que rien ni personne ne put lui enlever.  Il est conscient de lui-même, de Dieu et des choses, et possède toujours la vraie satisfaction de l’âme.  Il consent pleinement à la vie parce qu’il sait que tout arrive par nécessité. Il ne ressent pas plus de haine que de pitié, et le bien qu’il souhaite pour lui-même il le souhaite pour tous les autres.

« Si, il est vrai, la voie que je viens d’indiquer paraît très ardue, on peut cependant la trouver.  Et cela certes doit être ardu, ce qui se trouve si rarement.  Car comment serait-il possible, si le salut était là, à notre portée, et qu’on put le trouver sans grande peine, qu’il fût négligé par presque tous.  Mais tout ce qui est précieux est aussi difficile que rare. ».

Spinoza meurt à 45 ans en 1677 à Amsterdam.  Considéré comme le grand des philosophes par Goethe, Nietzsche, Freud ou Einstein, Spinoza est très en avance sur son temps mais aussi sur le nôtre…