Avoir le courage de ne pas être aimé

Oltome - Avoir le courage de ne pas être aimé

Avoir le courage de ne pas être aimé

Fumitake KOGA

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A propos du livre

« Avoir le courage de ne pas être aimé » est un livre à mettre entre toutes les mains.  Un livre dont le succès est pleinement mérité.  Très accessible et profond ce livre nous fait aborder la vie avec d’autres lunettes.  Original, certes mais pertinent, à coup sûr ! Un livre qui défie pas mal d’idées et capable de nous les remettre à l’endroit.  Adler était le moins connu des trois géants de la psychologie du 20ième siècle (Freud et Jung) car il a laissé beaucoup moins d’écrit.  Ses enseignements étaient principalement oraux.  Une philosophie-psychologie qui gagne a être connue !

Les écrivains sont Ichiro Kishimi et Fumitake Koga.  Pour lui : « La pensée de Socrate a été transmise par Platon. J’aimerai être un Platon pour Adler. »  Quant à Fumitake Koga, il rêve d’être un Platon pour Ichiro Kishimi, dont les livres ont transformés sa vie.

La psychologie adlérienne, qui tire son inspiration des idées philosophiques grecques pour proclamer que « tous les problèmes sont des problèmes de relations interpersonnelles », que « les gens peuvent changer et être heureux à partir de cet instant », et que « ce n’est pas un problème d’aptitude mais de courage », est en train de changer radicalement la vision du monde de cette jeunesse plutôt perdue. Magnifique !

Biographie de l'auteur
Oltome - Fumitake Koga biographie
Fumitake Koga est une écrivain japonais né en 1973.  Il a été récompensé de plusieurs prix prestigieux pour ses nombreux ouvrages en non-fiction.  Il a découvert la psychologie adlérienne il ya plus d'une dizaine d'années.  Une sagesse conventionnelle qui a transformé sa vie et capable de défier bien des idées. Il rencontre Ichiro Kishimi, le spécialiste d'Adler, et co-écrit avec lui "Avoir le courage de ne pas être aimé", un succès mondial traduit dans le monde entier. "La psychologie adlérienne, qui tire son inspiration des idées philosophiques grecques pour proclamer que « tous les problèmes sont des problèmes de relations interpersonnelles », que « les gens peuvent changer et être heureux à partir de cet instant », et que « ce n’est pas un problème d’aptitude pais de courage », est en train de changer radicalement la vision du monde de cette jeunesse plutôt perdue."
Synthèse & résumé

Résumé du livre de Fumitake Koga et Ichiro Kishimi

 

Aujourd’hui le monde te paraît compliqué et mystérieux mais si tu changes, le monde te paraîtra plus simple.  Imagine que tu vois le monde à travers des lunettes sombres : tout te paraîtra sombre. Tu pourrais simplement retirer tes lunettes…

Mais peux-tu regarder le monde en face, en as-tu le courage ?

 

Un philosophe éclairant et un jeune homme discutent…

 

La première nuit – Nie le traumatisme

 

Le troisième géant, cet inconnu

Une école de psychologie radicalement nouvelle a été fondée par un psychiatre autrichien, Alfred Adler au début du XXe siècle. Il a été un des premiers membres de la société psychanalytique de Vienne dirigée par Freud, dont il était proche en âge.  Cependant, comme ses idées allaient à son encontre, Adler a quitté le groupe pour proposer une psychologie individuelle fondée sur ses propres théories.  Adler est reconnu dans le reste du monde comme l’un des trois géants de la discipline, avec Freud et Jung. Jung était plus jeune et révérait Freud comme un père.  Aujourd’hui, on dit que la psychologie Adlérienne a une centaine d’années d’avance sur son temps. Elle est une forme de pensée dans le droit fil de la philosophie grecque.

 

Pourquoi nous pouvons changer

Si le présent de chaque individu dans le monde dépend des incidents qu’il a connu dans le passé on aboutirait au déterminisme. Cela voudrait dire que notre présent et notre futur ont déjà été décidé par des événements du passé. D’après Adler, le passé n’a pas d’importance. Il y a une grande différence entre l’étiologie, l’étude de la causalité, et la téléologie, l’étude de la finalité d’un phénomène donné. Tant qu’on restera dans l’étiologie, on avancera pas d’un pas.

 

Les traumatismes n’existent pas

Imaginons que tu es un rhume et que tu ailles voir le médecin. S’il t’explique que la raison pour laquelle tu es malade, est que tu es sorti sans ton manteau, serais-tu content ? Ceux qui se positionnent du point de vue étiologique, expliqueraient que ce dont vous souffrez proviendrait de telle ou telle cause dans le passé et diraient : « Alors vous voyez, ce n’est pas de votre faute ! »

En psychologie Adlérienne, le traumatisme est catégoriquement nié. Pour Freud, les traumatismes d’une personne sont la cause de son absence de bonheur actuel. Mais Adler énonce : « Aucune expérience n’est en soi la cause d’un succès ou d’un échec.  Nous ne souffrons pas du choc de nos expériences mais nous en faisons exactement ce qui sert notre but.   Notre moi est déterminé non pas par nos expériences mais par le sens que nous leur donnons. »

Lorsque ton ami te dit : « Je ne trouve ma place dans la société parce que j’étais maltraité par mes parents », c’est son but de croire cela.  Il a créé son anxiété et sa peur pour justifier le fait de rester à l’intérieur. Pourquoi ? S’il reste dans sa chambre sans sortir, ses parents vont se faire du souci, s’il fait un pas en dehors de la maison, personne ne fera attention à lui.

 

Nous fabriquons notre colère

Si tout délit commis sous l’emprise de la colère peut être mis sur le compte de la colère, la responsabilité n’en serait imputée à personne. Si tu t’es mis en colère de façon à pouvoir crier c’est pour pouvoir atteindre ton but de crier. Tu as créé l’émotion de la colère.  La colère a été un outil.  Un outil que l’on peut sortir en fonction de ses besoins. Une maman qui crie sur sa fille peut contrôler sa colère.  Elle peut la mettre de côté au moment où le téléphone sonne… La colère est un moyen d’atteindre un but (en imposer à sa fille).  C’est ce que dit la téléologie.

 

Comment vivre sans être assujetti à son passé

Nous avons tous des émotions mais nous ne devons pas en être assujetti. Nous pouvons y résister.  On peut tous changer.  Tu commenceras à changer par tes propres actions.

 

Est-ce bien d’être exactement tel que tu es ?

Si tu penses que tu serais plus heureux si tu étais comme tel ou telle personne, cela veut dire que tu n’es pas heureux maintenant, que tu ne te conviens pas exactement tel que tu es.  Pour Adler, « L’important ce n’est pas ce dont on a été doté à la naissance, mais l’utilisation que l’on fait de ce bagage ». Il faut se concentrer sur ce que l’on peut faire de son bagage.

 

Le mal de vivre est quelque chose que l’on choisit

Si tu n’es pas heureux maintenant, ce n’est pas parce que tu es né sous une mauvaise étoile. C’est parce que tu as choisi toi-même de ne pas être heureux.  Il y a un bénéfice à « ne pas être heureux ».  Tu as jugé que « ne pas être heureux » t’apportait quelque chose.

 

Les gens choisissent toujours de ne pas changer.

En psychologie Adlérienne, on décrit la personnalité par le mot style de vie, la manière dont on a tendance à penser et agir, comment on voit le monde, et soi-même. Un concept qui rassemble ces différentes façons de trouver du sens. Ton style de vie est quelque chose que tu as choisi : il est donc possible d’en changer. Ce que tu fais est de ta responsabilité. Si tu n’es pas capable de changer, c’est seulement que tu prends la décision de ne pas changer.  C’est plus facile de laisser les choses telles qu’elles sont.  Lorsque nous essayons de changer de style de vie, nous mettons notre courage à l’épreuve.  La psychologie d’Adler est une psychologie du courage.

 

Ta vie se décide ici et maintenant

Si tu veux changer, ce que tu devrais faire maintenant, c’est prendre la décision de mettre un terme à ton style de vie actuelle. Tant que tu vivras dans le royaume des hypothétiques « si seulement ceci ou cela », tu ne seras jamais capable de changer.  Pour Adler, quoi qu’il se soit passé dans ta vie jusqu’ici, ne devrait avoir aucune portée sur la façon dont tu vis à partir de maintenant. C’est toi, ici et maintenant, qui est celui qui détermine ta vie.

La deuxième nuit –  Tous les problèmes sont des problèmes de relations interpersonnelles

 

Pourquoi tu ne t’aimes pas

Quels seraient les avantages que je pourrais bien me trouver à ne pas m’aimer ? Si tu ne remarques que tes défauts, c’est tu as pris la résolution de ne pas te mettre à t’aimer.  Afin de ne pas t’aimer, tu ne vois pas tes atouts et tu te concentres exclusivement sur tes défauts.  Tu as bien trop peur de ne pas être aimé par autrui et de souffrir dans tes relations interpersonnelles. Tu avais tellement peur des relations interpersonnelles que pour les éviter, tu en es devenu à te détester. Lorsque tu noues des relations interpersonnelles, il est inévitable d’être plus ou moins blessé à un moment ou un autre et tu blaiseras quelqu’un aussi.  Adler dit : « Pour se débarrasser de ses problèmes, tout ce que l’on peut faire, c’est vivre tout seul dans l’univers. »

 

Tous les problèmes sont des problèmes de relations interpersonnelles

Si le monde ne connaissait plus de problèmes de relations interpersonnelles, c’est-à-dire s’il n’y avait qu’une personne seule dans tout l’univers, toutes sortes de problèmes disparaîtraient. L’existence d’un être humain sous-entend l’existence d’autres êtres humains.

 

Un complexe d’infériorité est une excuse

Un sentiment d’infériorité est une expression liée aux jugements de valeur que l’on porte sur soi.  S’il est correctement utilisé, le sentiment  d’infériorité peut déclencher l’envie de croître : « Je n’ai pas fait de bonnes études, donc je dois faire plus d’effort ». Le complexe d’infériorité est une excuse, il utilise le sentiment d’infériorité: « Je n’ai pas fait de bonnes études, donc je ne peux pas réussir. »  En réalité, tu n’as pas le courage nécessaire pour changer ta vie.

 

Les vantards éprouvent des sentiments d’infériorité

« Je n’ai pas fait de bonnes études, donc je ne peux pas réussir. » deviens « « Si j’avais fait de bonnes études, je pourrais réussir. »  Personne ne supporte longtemps d’avoir un sentiment d’infériorité.  Une personne peut se fabriquer un sentiment satisfaisant de supériorité en faisant passer son « moi » pour supérieur en le reliant à une autorité (une marque, des bijoux, une voiture de luxe…).  Celui qui se vante le fait parce qu’il souffre d’un sentiment d’infériorité.

 

La vie n’est pas une compétition

Un sentiment d’infériorité provient de la comparaison de soi-même à l’idéal que l’on a de soi-même. Lorsque l’on essaye de progresser p.r à celui que l’on est maintenant, il y a de la valeur.

 

Tu es le seul à te soucier de ton apparence

Si il y a de la compétition au cœur des relations de quelqu’un, celui-ci ne pourra pas échapper à des problèmes de relations interpersonnelles car à la fin de la compétition il y a des gagnants et des perdants, la victoire et la défaite.   Tu ne vivras jamais dans la paix. L’autre sera pour toi un rival.  Une fois que l’on est libéré du schéma de la compétition, on devient capable de se réjouir du bonheur d’autrui et de voir les autres comme des camarades.

 

 

Un rapport de force à la vengeance

Si quelqu’un te jette des insultes à la figure, il faut penser au but caché de cette personne. Elle cherche le rapport de force et si tu laisses la personne te provoquer, le moment qu’elle attendait est arrivé et la relation va se transformer en rapport de force.  Ne te laisse jamais prendre au piège ! Un enfant opprimé par ses parents deviendra un délinquant, il arrêtera d’aller à l’école, se livrera à des actes d’autodestruction… Les parents paniqueront.  C’est parce que l’enfant sait ce qu’il va se passer qu’il adopte ce comportement. Pour atteindre son but (se venger de ses parents), pas parce qu’il est motivé par des causes du passé, (l’environnement familial).

 

Reconnaître une erreur n’est pas une défaite

La colère est une forme de communication. Il est possible de communiquer sans utiliser cet outil. Le piège des relations interpersonnelles dans lequel beaucoup de gens tombent, c’est celui de vouloir avoir raison. Si tu penses avoir raison, le débat doit s’arrêter là. Reconnaître ses erreurs, exprimer un mot d’excuse, et se retirer du rapport de force n’a rien d’une défaite.

 

Surmonter les tâches qui s’impose dans la vie

Il y a deux objectifs : être autonome et vivre en harmonie avec la société. On ne peut pas dépendre de ses parents indéfiniment. On doit être autonome et il convient de s’engager dans une certaine forme de travail… Il y a 3 catégories de relations interpersonnelles qu’Adler appelle « les tâches de la vie » réparties entre le travail, l’amitié, et l’amour. Tout individu n’a que le choix d’y faire face lorsqu’il essaie de vivre en tant qu’être social.

 

Fil rouge et chaîne solide

La tâche d’amour est la plus difficile.  Adler n’accepte pas que l’on restreigne son partenaire. Lorsque l’on pense Quand je suis avec cette personne, je peux me comporter librement… c’est le véritable amour.  On peut se sentir soi-même sans éprouver le sentiment d’infériorité ou le besoin d’étaler sa supériorité.

 

De la psychologie de la possession à la pratique

Quand tu prends l’exemple d’un couple qui se sépare, un des deux partenaires est exaspéré par tout ce que dit ou fait l’autre. Quelques mois plutôt rien de tout cela ne l’avait dérangé. La personne ressent ces choses de cette façon parce qu’à un moment elle s’est résolue à l’idée d’en finir avec cette relation et depuis elle cherche à partir de quoi elle va y mettre un terme. L’autre personne n’a pas changé du tout.  Le  « mensonge vital » c’est quand on rejette sur l’autre la responsabilité de la situation dans laquelle on se trouve.  C’est un manque de courage.

 

La troisième nuit – Rejette les tâches d’autrui

 

Refuse le désir de reconnaissance – Ne vis pas pour répondre aux attentes d’autrui

Il ne faut pas chercher la reconnaissance des autres.  Le désir de reconnaissance est dû à l’influence de l’éducation basée sur le système de récompense–punition. Si on fait quelque chose de bien, on est félicité. Si on fait quelque chose de mal, on est puni. Adler critique sévèrement le système de l’éducation par les récompenses et les punitions.  Tu dois vivre ta vie pour toi-même et pour personne d’autre.  Si tu te soucie de la manière dont les autres te jugent, tu finis par vivre la vie de l’autre.   En faisant cela, tu réprimes qui tu es.

 

Comment séparer les taches

En règle générale, tous les problèmes proviennent du fait que les gens empiètent sur les taches des uns et des autres.  Celui à qui incombe une tâche est celui qui est au bout du compte va subir les conséquences de son choix. Lorsque l’enfant a fait le choix de ne pas étudier la conséquence de cette décision n’a pas à être subie par les parents. Étudier est la tâche de l’enfant.  Celle du parent, de pousser l’enfant à étudier. Le parent insiste souvent pour se conformer aux yeux de la société ou pour avoir le contrôle. L’enfant a conscience de cette duperie et c’est pourquoi il se rebelle. Adler prône la non-interférence. On doit dire à l’enfant qu’on est prêt à l’aider quand il aura envie d’étudier. Mais on doit pas interférer avec sa tâche qui est d’étudier. « On peut conduire un cheval à le prévoir, mais non le forcer à boire »!

 

Rejette les tâches d’autrui

L’ enfant n’a pas à devenir ce que ses parents veulent qu’il devienne.  Croire en ton ou ta partenaire est une tâche qui t’incombe. Mais comment ce partenaire va agir par rapport à tes attentes n’est pas de ton ressort. Intègre la frontière : « A partir d’ici, ce n’est plus de mon ressort. »  Rejette les taches d’autrui pour une vie plus légère et plus simple.

 

Comment te débarrasser des problèmes de relations interpersonnelles

Si tes parents sont violemment opposés à ton choix, tout ce que tu peux faire par rapport à ta propre vie, c’est de choisir le meilleur chemin auquel tu crois. N’hésites pas à trancher le nœud gordien : tu es le seul à décider de ce que tu devrais faire. Les enfants à qui on a pas appris à relever les défis essaierons d’éviter tous les défis.  Affronte tes tâches dans ta propre vie.  N’intervient pas dans les taches d’autrui et ne permet pas d’intervenir dans les tiennes.

 

Le désir de reconnaissance te prive de liberté

Choisir la reconnaissance des autres ou choisir son chemin de liberté sans reconnaissance ? Vivre de façon à ce que les souhaits des autres soient exaucés c’est vivre en se privant de liberté. Le seul moyen de ne pas déplaire à qui que ce soit c’est de constamment mesurer les sentiments des autres tout en jurant fidélité à chacun deux. Comme un politicien tombé dans le populisme. C’est un style de vie dans lequel on se ment à soi-même et où l’on continue à mentir pour inclure les gens autour de soi. Il n’y a aucune raison pour laquelle nous ne devrions pas vivre notre vie comme il nous plaît.

 

Qu’est-ce que la véritable liberté ?

La véritable liberté est une attitude qui s’apparente à l’idée de nous hisser vers le haut lorsque nous dévalons la pente. Nous ne sommes pas une pierre, nous devons être capable de résister à l’inclinaison. Vas-tu continuer à dégringoler la pente afin de recevoir la reconnaissance des autres ? On aimerait bien vivre sans jamais déplaire mais c’est le prix à payer pour avoir la liberté dans nos relations interpersonnelles.  Le courage d’être heureux englobe celui de déplaire.

Relations interpersonnelles : tu as les cartes en main

« Mon père était lunatique. Un jour il m’a frappé. Ce n’est pas parce qu’il m’avait frappé que j’avais une mauvaise relation avec lui, mais, si je me souvenais d’avoir été frappé, c’est parce que je ne voulais pas que ma relation avec mon père s’améliore. Le jour où j’ai pris la résolution de réparer nos liens, cela m’était égal de savoir ce qu’il pensait de moi.  J’avais toujours les cartes des relations interpersonnelles en main. Je n’ai pas changé dans le but de changer mon père. Essayer de manipuler quelqu’un est une erreur.  Je ne sais pas ce qu’il adviendra de l’autre personne et cela n’est pas de mon ressort. Cela aussi relève de la séparation des tâches. »

 

La quatrième nuit – Là où se trouve le centre du monde

 

Psychologie individuelle et holisme

Adler était opposé à tout système de valeur dualiste qui considérait l’esprit comme séparé du corps, la raison de l’émotion, ou le conscient de l’inconscient. L’esprit et le corps ne font qu’un, un ensemble qui ne peut être divisé en plusieurs parties. Je suis « Un ».  La séparation des taches n’est pas quelque chose qui sert à maintenir les autres à distance. C’est plutôt une façon de penser qui permet de démêler les fils enchevêtrées dans les relations interpersonnelles.

 

Le but des relations interpersonnelles est d’éprouver un sentiment de communauté

Lorsque Adler parle de la communauté il va au-delà de la famille, l’école, le lieu de travail…  Il englobe plantes, animaux, l’univers entier. Si les relations interpersonnelles sont la source de nos peines,  elles peuvent aussi être la source de notre bonheur. On passe de l’attachement à soi-même à la préoccupation pour les autres, de l’intérêt pour soi-même à l’intérêt social.

 

Pourquoi ne suis-je intéressé que par moi-même

Les gens qui sont incapables d’appliquer la séparation des tâches et qui sont obsédés par le désir de reconnaissance sont extrêmement égocentriques. Une façon de vivre où l’on est constamment préoccupé par la manière dont on est vu par les autres est un style de vie égocentrique et dans lequel on a une unique préoccupation, le « Je ».

 

Tu n’es pas le centre du monde

Le « Je » ne gouverne pas le centre du monde, il n’est jamais qu’un membre de la communauté, une partie du tout.  Les autres ne vivent pas pour répondre à tes attentes. Le sentiment d’appartenance ne peut être acquis que par ses propres efforts et en s’engageant activement dans la communauté. On ne doit pas penser qu’est-ce que cette personne va me donner, mais que puis-je donner à cette personne. C’est parce en donnant que l’on peut trouver son refuge.

 

Écoute la voix d’une communauté plus vaste

L’étendue de la communauté est infinie. Elle s’étend au-delà des choses que l’on peut voir. Si il n’y a pas de lieu de refuge dans ton école par exemple tu devrais en chercher un autre en dehors de l’école.  Ne t’accroche pas à la petite communauté qui est juste devant toi. Il y aura toujours d’autres communautés plus vastes.  Écoute la voix de la communauté la plus vaste.

 

Ni carotte ni bâton

Dans l’acte de féliciter, il y a l’aspect d’un jugement d’une personne compétente vis-à-vis d’une personne incompétente. Lorsqu’une personne félicite une autre personne, l’objectif est de manipuler quelqu’un de moins compétent que soi.  Adler réfute toutes sortes de relations verticales et propose que toutes les relations interpersonnelles soit horizontales. Si on réussit à construire des relations horizontales qui soient égales mais différentes avec tout le monde il n’y aura plus de place pour le moindre complexe infériorité.

 

L’approche par les encouragements

Avec la meilleure des intentions, les parents font acte d’ingérence en manipulant leur enfant pour qu’il aille dans la direction souhaitée.  Par le billet des éloges, les gens se mettent à croire qu’ils n’ont aucune compétence. Si tu tires de la joie de recevoir des éloges, c’est la même chose que de dépendre de relations verticales et d’admettre que tu n’as aucune compétence.

 

Comment sentir que l’on a de la valeur ?

Adler insiste beaucoup sur la notion de contribution. Lorsque l’on peut se dire je contribue à la communauté , on peut avoir un vrai sens de sa valeur.  Je suis utile à quelqu’un, je peux apporter ma contribution aux autres, c’est ce qui te donne du courage dans la vie.

 

Existe dans le présent

Les gens peuvent être utiles à quelqu’un d’autre par le simple fait d’être vivants. Ils ont un véritable sens de leur valeur par le simple fait d’être là.  Ta mère rien qu’en étant vivante soutient ton état psychologique. Les parents devraient voir leurs enfants pour ce qu’il est et être heureux et reconnaissant du fait même de son existence.

 

Nous ne pouvons pas établir différents types de relations

Bâtir une relation horizontale entre toi une autre personne suffit.  Même avec ton patron qui sait « tout mieux », il y a un espace où tu peux refuser ou proposer une meilleure façon de faire les choses.  Il est important d’avoir conscience d’être à égalité et d’affirmer ce qui doit être affirmé.  En établissant une relation horizontale avec au moins une personne, toutes les relations interpersonnelles que l’on a vont petit à petit devenir horizontales.

 

La cinquième nuit – Vivre pour de bon ici et maintenant

 

Non pas l’affirmation de soi mais l’acceptation de soi

Pour être vraiment toi-même, il faut trois choses : l’acceptation de soi, la confiance en autrui, et la contribution aux autres.   Il a des choses que l’on peut changer et d’autres non. Il suffit de se concentrer sur ce que l’on peut changer.  C’est ça, l’acceptation de soi.

 

La différence entre faire confiance et avoir confiance

Avoir confiance dans les autres est essentiel. C’est parce que nous posons une fondation de confiance inconditionnelle qu’il est possible de construire une relation profonde et trouver la joie en bâtissant une relation horizontale. Si tu as peur d’avoir confiance dans les autres, tu ne seras pas capable de bâtir des relations profondes avec qui que ce soit.  Le courage pour surmonter la peur de se faire exploiter vient de l’acceptation de soi. Douter ou avoir confiance ? Le choix devrait être évident.

 

Les sens du travail est une contribution aux biens communs

Accorder sa confiance à autrui revient à voir les autres comme des camarades. Lorsque les autres seront nos camarades, nous pouvons trouver refuge dans la communauté à laquelle nous appartenons.  Là, on est à sa place. Le sentiment communautaire n’est pas quelque chose que l’on obtient simplement parce que l’on s’accepte soi-même et que l’on a confiance en autrui : la contribution aux autres s’avère nécessaire. Apporter une contribution aux autres c’est faire quelque chose afin d’être véritablement conscient de la valeur du « Je ».

 

Les jeunes ont une longueur d’avance sur les adultes

C’est sans avoir peur d’être exploité et que l’on peut sentir que les gens sont des camarades pour soi et que l’on peut apporter une contribution aux autres. Et c’est parce qu’on peut apporter une contribution aux autres que l’on peut avoir pleinement conscience que l’on est utile à quelqu’un et que l’on peut s’accepter tel que l’on est.  Les jeunes peuvent changer plus rapidement ont une longueur d’avance sur les adultes de ce monde.

 

Drogués du travail : un mensonge vital

Il est certain que l’on puisse traverser un certain nombre d’expériences désagréables dans ses relations interpersonnelles. Ce qui est important c’est de ne pas se tromper sur une chose : l’idée que problème soit systématiquement du côté de cette personne qui t’attaque.  Certaines personnes déçues de leur relations interpersonnelles se réfugient dans le travail en s’en servant comme excuse pour échapper à d’autres responsabilités. Leur vie manque d’harmonie.

 

« Sur 10 personnes, il s’en trouvera toujours 1 qui te critiquera quoi que tu fasses. Il y en aura 2 qui accepteront tout de toi et tu accepteras aussi tout d’elles. Et les 7 personnes qui restent ne seront ni de l’une ni de l’autre sorte. Vas-tu te concentrer sur cette seule personne qui ne t’aimes pas ? Feras-tu plus attention aux 2 autres qui t’adorent ? Te pencheras tu sur la foule ? »

 

Tu peux être heureux maintenant

Pour un être humain, le plus grand des malheurs, c’est de ne pas être capable de s’aimer. Le bonheur, c’est le sentiment de contribution qui nous fait ressentir que l’on est utile à quelqu’un. Nous n’avons alors plus besoin de nous écarter de notre chemin pour être reconnu par les autres. Si on a un sentiment de communauté, le désir de reconnaissance disparaît.

 

Deux chemins parcourus par ceux qui veulent être des « êtres particuliers »

Nous autres, êtres humains avons un désir universel que l’on appelle la poursuite de la supériorité.  On poursuit un état idéal, on espère s’améliorer.  Les types de comportements à problèmes, fumer, boire, fuguer… sont des formes de poursuite d’une supériorité « facile ».  La forme que prend le désir d’attention que l’enfant recherche de ses parents n’importe pas.

 

 

Le courage d’être normal

Les gens qui pensent que la vie c’est grimper au sommet d’un montagne, traitent leur propre existence comme une ligne.  Un ligne qui commencerait à la naissance et se terminerait à la mort.  La vie est une suite de moments appelés « maintenant ».  Nous ne pouvons vivre que dans l’instant présent.  Notre vie est une suite de pointillés impossible à planifier.

 

Vis comme si tu dansais

Il suffit de vivre chaque moment présent, danser l’instant présent sans se soucier d’arriver quelque part.  On danse sans rester sur place et sans destination.  Ton voyage débute dès l’instant où tu pars de chez toi et tous les moments vécus vers la destination sont un voyage.

 

Braque un projecteur sur l’ici et maintenant

Vivre sans passé et sans futur, une suite de moments dans l’instant présent.  Braquer un projecteur sur ici et maintenant, c’est se mettre à faire ce que l’on peut faire maintenant, délibérément et contentieusement.

 

Le plus grand mensonge vital

Voici ce que je veux vraiment faire, et je le ferai quand le moment sera venu.  En remettant la vie à plus tard, nous n’allons jamais nulle part.  Nous enchaînerons les jours l’un après l’autre.  En voyant l’ici et maintenant comme une phase préparatoire.  Le plus grand des mensonges vitaux, c’est de ne pas vivre ici et maintenant, de projeter une faible lumière sur sa vie.

 

Donner un sens à une vie qui semble ne pas en avoir

Nous sommes parvenu à l’abreuvoir.  Que tu boives ou non dépend entièrement de toi.  Adler dit « De façon générale, la vie n’a pas de sens.  C’est à l’individu d’assigner un sens à la vie, quel qu’il soit. »  Quand des enfants meurent dans une guerre, il n’est pas possible de trouver un sens à la vie.  La vie en soi n’a pas de sens mais tu es le seul qui puisse assigner un sens à ta vie.  Et ton pouvoir est infiniment grand…

 

 

La psychologie adlérienne, qui tire son inspiration des idées philosophiques grecques pour proclamer que « tous les problèmes sont des problèmes de relations interpersonnelles », que « les gens peuvent changer et être heureux à partir de cet instant », et que « ce n’est pas un problème d’aptitude mais de courage », est en train de changer radicalement la vision du monde de cette jeunesse plutôt perdue.