Au coeur des émotions de l’enfant

Oltome - Au coeur des émotions de l'enfant

Au coeur des émotions de l’enfant

Isabelle FILLIOZAT

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A propos du livre

Au coeur des émotions de l’enfant est un excellent manuel pour comprendre notre enfant et déculpabilisé.  Bien souvent, notre préoccupation d’être un bon père ou une bonne mère passe avant l’écoute avec le coeur de l’émotion de notre enfant.  Respecter l’émotion de l’autre permet à cet autre de savoir et sentir qui il est.

Biographie de l'auteur
Oltome - Isabelle Filliozat
Isabelle Filliozat est née en France le 12 décembre 1957.  Elle est psychologue clinicienne et psychothérapeute depuis 1982. Depuis plus de vingt ans, elle accompagne adultes et enfants dans leur cheminement vers davantage de liberté et de bonheur.  Elle est l’auteur de plusieurs livres dont son grand succès « L’intelligence du cœur » (1997) ou encore « Je t’en veux, je t’aime » (2004) et « Il n’y a pas de parent parfait » (2008).  Elle a fondé l'école des Intelligences Relationnelle et Émotionnelle en 2005.
Synthèse & résumé

Les parents sont souvent bien démunis devant l’intensité des émotions de leurs enfants.  L’émotion est guérrissante, elle permet de se libérer de la douleur. Leur répression est nocive. Cessons de nous préoccuper d’être un bon parent, soyons simplement attentif à leurs besoins en écoutant ce que vous dit votre enfant.   En respectant ses émotions, vous permettez à votre enfant de sentir qui il est.

 

I. SEPT QUESTIONS A SE POSER POUR REPONDRE AUX SITUATIONS

  1. Quel est son vécu ? Chaque enfant est unique et spécifique.

Ne demandez pas un enfant pourquoi il pleure mais « qu’est ce qui te rend triste ? », « de quoi as-tu peur ? »

  1. Que dit-il ?

Ne demandez pas à votre enfant « pourquoi » : il n’a pas les mots.  Ecoutez-le.  Il provoquera, répétera jusqu’au moment où il aura une réponse.

  1. Quel message ai-je envie de lui transmettre ?

Nos enfants nous observent : sommes-nous suffisamment intègre ?

  1. Pourquoi je dis cela ?

Ce que nous imposons (horaires de repas…) a-t-il toujours un sens ?

  1. Mes besoins sont-ils en compétition avec ceux de mes enfants ?

Ai-je soigné mes propres blessures ?  Est-ce que je respecte mes besoins ? Ceci est nécessaire pour respecter ceux de son enfant.

  1. Qu’est ce qui est le plus précieux pour moi ?

Le vase qu’il a casé ou mon enfant ?

  1. Quel est mon objectif ?

Je lui explique que j’aimais ce vase et que je pleure car je suis triste mais que je l’aime : je lui parle de moi, pas de lui.  Je ne le juge pas.  Il fera plus attention la fois suivante.

 

II. LA VIE EST MOTION

  1. Qui suis-je ?

L’enfant qui exprime une émotion cherche à dire « JE ».  Il ne nous demande rien, il exprime…

  1. Alors, il faut tout passer ?

Trop de frustration peut traumatiser mais pas assez empêche de grandir et d’évoluer.  Les enfants n’ont pas besoin de voiture rouge, Ils en ont envie et l’exprime sans pour autant s’attendre à la recevoir. Accompagnez votre enfant dans sa frustration, sa colère.

  1. Je ne le comprends pas

L’enfant qui pleurniche pour un rien cherche un prétexte pour laisser sortir ses larmes ou sa colère. Prenez le dans vos bras.

  1. La répression émotionnelle

« J’ai même pas mal », « j’ai même pas peur… ».  Ainsi l’enfant ravale sa véritable émotion et va s’en infliger une autre en heurtant le coin de la table pour pouvoir sortir ses larmes.  Comme chacun ne parle pas de ses émotions, est seul à vivre ce qu’il vit, se pense différent, et travaille à dissimuler sa différence.  Montrons à l’enfant que la reconnaissance de ses impulsions les plus violentes ne détruisent ni la relation, ni la personne.  Il faut le laisser dire et lui laisser l’espace  nécessaire pour vivre émotionnellement sa colère.  Evoquez votre propres jalousies, colères pour lui permettre de s’exprimer.  Ne le culpabilisez pas.

  1. Contenir sans réprimer

L’enfant a besoin que son émotion soit entendue, pas que nous résolvions son problème. Accompagnez le avec empathie. Accueillez le verbalement par le regard. Mettez des mots sur son ressenti (« Je vois que tu es en colère »).  Permettez l’émotion de se manifester.  Quand l’enfant se calme, place à la parole.

  1. Il m’énerve avec ses jérémiades

Vous ne voulez pas entendre votre enfant pour protéger l’image de vos parents ? Guérissez votre propre enfance.  Pleurez votre enfant intérieur bafoué et vous pourrez écouter votre enfant.

 

III. LA PEUR

  1. Traverser la peur

Une peur a ses raisons d’être.  Un enfant qui exprime sa colère diminue sa crainte. Aidez l’enfant à l’exprimer pour mieux y faire face.

  1. Accompagner son émotion
    1. Respecter l’émotion
    2. Ecouter (pas de pourquoi)
    3. Accepter et comprendre l’émotion
    4. Moi aussi / dédramatiser / partager
    5. Chercher ses ressources, ses qualités qui l’aideront
    6. Aider à libérer l’énergie : respirer avec lui profondément
    7. Donner lui de l’information, l’aider à réfléchir.
    8. Elaborer des solutions avec lui
  2. Utiliser le trac

Les peurs, on peut les dépasser, lorsqu’on l’a décidé soi-même, et être très fier de soi par après.

  1. Il est peureux ?

Faites confiance à votre enfant sans le surprotéger.

 

 

IV. LA COLERE AU SERVICE DE L’HUMANITE

  1. La colère est une réaction saine

Ce peut être un travail de deuil qui permet d’accepter la frustration.  La violence est le résultat d’une colère refoulée.

  1. Quand les parents sont en colère

une réaction physiologique à accompagner.  La réponse à la

Le parent en colère doit apprendre à la verbaliser pour apprendre à son enfant à pouvoir faire de même. Informez-le, il comprendra qu’il a droit aussi d’éprouver de la colère.  Partez crier en lui tournant le dos, expliquez-lui ensuite.

Lorsque vous êtes en colère contre votre enfant : quand tu…, je ressens…., et je te demande de…., de façon à ce que…

 

V. LA JOIE

Quand les enfants doivent prendre en charge les tristesses de leurs parents, ils ne sont pas libres d’être heureux.  Un enfant a besoin de se sentir joyeux pour se sentir libre d’exister.  Un parent empli de joie intérieure la transmet à son enfant : c’est le plus bel héritage qu’il peut recevoir.

 

VI. LA TRISTESSE

Pleurer permet d’éliminer les toxines engendrées par la peine.  Une tristesse qui ne peut pas être pleurée va rester bloquée des années. Accompagnez votre enfant dans sa tristesse.  La vérité même si elle est difficile à entendre fait toujours moins mal.  La nostalgie : toute perte est une perte d’un bout de soi.  Accompagnez votre enfant dans ce deuil, dans cette acceptation de l’inéluctable.

 

VII. LA DEPRESSION

La dépression indique un problème insoluble pour l’enfant, une profonde détresse qui n’est pas entendue, de se retrouver dans l’incapacité de parler.  Poser lui des questions ouvertes : qu’est-ce que – comment – de quoi – et surtout pas pourquoi. Plus la colère s’ex-prime, plus la dé-prime s’allège !

 

VIII.  LA VIE N’EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE !

Aider ses enfants à devenir un adulte capable d’affronter les difficultés de la vie avec cœur… telle est notre mission ! Encouragez votre enfant à vivre ses émotions, parlez lui, accompagnez le.  Ne vous justifiez pas,

 

IX. IDEES POUR VIVRE HEUREUX AVEC SON ENFANT

Soyez heureux – Pas de secret – Ecoutez les émotions et non les faits – Bannissez les pourquoi – Caresses, bisous – Rêvez ensemble – Parlez de votre enfance – Parlez de tout – De vos sentiments – Communiquez.