Le zen et l’art de tomber amoureux

Le zen amoureux

Le zen et l’art de tomber amoureux

Brenda SHOSHANNA

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A propos du livre

Le zen amoureux est un livre plein de bon sens ! En effet, tous nous cherchons désepéremment l’amour.  C’est notre but le plus universel et qui nous relie le plus les uns aux autres.  Etre amoureux est notre état naturel. Dès lors, pourquoi ne sommes-nous pas tout le temps amoureux ? Qu’est ce qui nous tient éloignés de cet amour dont nous avons une telle faim ? Tomber amoureux est en fait l’acte le plus mûr à accomplir.  La pratique du zen amoureux nous propose une manière totalement différente de considérer les relations amoureuses.  Elle nous apporte de nombreux moyens pour faire face aux habituels points noirs des relations : manque de communication, mensonge, trahison, jalousie, insécurité, ennui…

 

I. SE LANCER

 

Biographie de l'auteur
Brenda Shoshanna
Brenda Shoshanna est américaine.  Elle est psychologue, psychothérapeute, enseignante et écrivaine.  Brenda Shoshanna est reconnue pour son travail intégrant les pensées de l’Orient et de l’Occident. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages traduits en quatorze langues, parmi lesquels Le Zen et l’Art de tomber amoureux.
Synthèse & résumé

Tomber amoureux est l’acte le plus mûr à accomplir. Etre amoureux est notre état naturel. Dès lors, pourquoi ne sommes-nous pas tout le temps amoureux ? Qu’est ce qui nous tient éloignés de cet amour dont nous avons une telle faim ? La pratique du zen nous propose une manière totalement différente de considérer les relations amoureuses et apporte de nombreux moyens pour faire face aux habituels points noirs des relations : manque de communication, mensonge, trahison, jalousie, insécurité, ennui,

 

I. SE LANCER

ÔTER SES CHAUSSURES

« Le zen n’est pas l’excitation, mais la concentration sur notre routine quotidienne »

La pratique du zen consiste à tout faire à cent pour cent. Nos actes les plus infimes reflètent ce que nous sommes et affectent notre vie entière. Tout est important ! En apprenant à ôter soigneusement ses chaussures et à porter attention sur chacun de ses pas, on découvre combien ce que l’on fait nous affecte et affecte les autres. Patience et concentration sont au cœur de notre faculté d’aimer.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles l’amour ne s’épanouit pas. La première est un esprit désordonné et exigeant. « Louange et blâme, qu’ils disparaissent une bonne fois pour toutes ».

Développer la concentration :

1. Otez vos chaussures en conscience, en construisant une relation avec elles, jour après jour. Prenez en soin et accordez leur de la valeur.
2. Prenez le temps de remarquer ce qui nécessite de l’attention. Une plante à arroser, une invitation à laquelle répondre… Observez sans vous blâmer.
3. Examinez vos relations passées sans vous faire de reproches et voyez si ce que vous avez vécu dans le passé se reproduit dans le présent.
4. Regardez celui qui est près de vous maintenant. Remarquez la façon dons vous le repoussez et cessez de le faire un instant. Faites en sorte d’être ensemble et soyez dans ce moment. Refaites cela le lendemain et avec une autre personne.

S’ASSEOIR SUR LE COUSSIN

« Ne regardez pas la faute des autres, regardez vos propres actes, qu’ils soient accomplis ou non ». Bouddha

« L’entrée se trouve exactement où vous êtes ».   Proverbe Zen

Nous avons tendance à voir la personne devant nous telle que nous la souhaiterions afin qu’elle satisfasse nos fantasmes. Nous devons rompre notre attachement aux schémas mécaniques. S’asseoir et cesser de bouger permet de poser ses paquets, de stopper notre singe sauvage qui cherche le « bon », la « bonne ». Plus vous vous posez de questions, plus vous vous éloignerez. Restez simplement assis avec courage ! dira le professeur. Rien de tel que de s’asseoir, sans bouger, sans réagir pour installer notre réalité actuelle, arrêter l’esprit du singe, pour se lier d’amitié avec soi-même, avec le plaisir de se retrouver avec Soi et celui de découvrir son propre trésor.

Prise de conscience des schémas répétitifs :

1. S’asseoir sans rien attendre tous les jours 5 min en restant dans sa respiration.
2. Prenez conscience des schémas répétitifs de votre vie et des solutions que vous avez l’habitude d’y apporter sans vous juger.
3. Dans vos relations répétitives arrête » de réagir de manière habituelle.
4. Qui est assis là ? Prenez conscience de la différence qu’il y a entre ce que vous êtes et les rôles que vous jouez. Plus on s’assied, plus on devient capable de situer son être véritable à chaque instant de la journée.
5. Saluez vos efforts et accordez-vous la reconnaissance que vous méritez. 

NE RIEN FAIRE

« S’il vient nous l’accueillons. S’il s’en va nous ne le poursuivons pas » Proverbe zen

« Le seul vrai miracle est de rester immobile » Henri Miller

La route du zen nous apprend à nous contenter de ce que nous avons et à relâcher le contrôle. Lorsque vous êtes confronté à une phase difficile dans une relation, n’entrez pas en conflit : ne faites rien, laissez le problème vivre sa propre vie, venir et repartir. L’action véritable : attendre que la boue se tasse ! La boue n’est que de la boue ! Vouloir interpréter la boue nous empêche d’avancer. Restons calme le temps que notre impulsion à réagir soit passée.

Lâcher le contrôle :

1. Qui contrôlez-vous ? Cherchez à savoir ce que vous voulez contrôler. Que serait cette personne si vous ne la contrôliez pas ?
2. Arrêtez de bouger. Pensez à ce qui arriverait si vous stoppiez toutes vos activités ?
3. Abandonnez les rapports de force. Les rapports de force sont une forme de dépendance. Le contrôle n’a rien à voir avec l’amour.
4. Qui est responsable ? D’où vient l’amour, la joie, le changement…
5. Marchez dans la boue pour mieux réaliser que la boue est de la boue.
6. Laissez venir et repartir. Lorsque quelqu’un entre dans votre vie, accueillez-le en le laissant être ce qu’il est. Lorsqu’il repart, laissez-le s’en aller. Son départ n’est pas un rejet ou un abandon. Vous aussi, Allez et venez librement dans la vie sans vous attacher à des chaînes inutiles.

 

II. LE ZEN EN ACTION

MEDITER EN MARCHANT

« Voyageurs, il n’y a pas de chemin. Les chemins ne se font qu’en marchant ». Antonio Machado

Le Kinhin est une marche rituelle entre deux méditations pendant laquelle un étudiant marche derrière un autre en faisant attention au sol sous ses pieds en maintenant l’attention et l’équilibre. Le Kinhin nous apprend à rester vigilant, centré lorsque nous sommes en action.

Combien de relations ont pris fin parce qu’un partenaire ne pouvait pas passer à l’étape suivante, dire je t’aime, écouter l’autre, s’engager plus profondément. Le zen nous montre que nous n’avons pas à nous attacher outre mesure quand la situation ne nous convient plus ou qu’au contraire, il est temps d’avancer dans la relation. Il faut être attentif à chacun de ses pas pour rester au centre de son être.

Le fait de tomber amoureux a peu de choses à voir avec l’autre et a tout à voir avec son propre état d’esprit. Si nous ne sommes pas capables d’aimer, c’est à cause des nuages qui voilent notre vue : ceux-ci peuvent se disperser quand nous le voulons.

Poursuivre son chemin :

1. Un pas à la fois : quand vous vous levez, soyez conscient de vos pas.
2. Soyez au centre du cercle dans votre relation. Vous êtes le noyau de la roue. Quelle que soit la relation, même si elle est difficile, restez au centre.
3. Se perdre et se trouver. Essayez d’être pleinement sur le chemin Si vous vous êtes égaré, prenez conscience que vous vous êtes égaré, faites le pas que vous êtes en train de faire. Se perdre et se retrouver est le processus de toute vie.
4. Inclure toutes les parties de soi-même. Qu’est-ce qui vous bloque ? A quoi vous cramponnez-vous ? Une personne, une idée, une peur ? Que se passera-t-il si vous lâchez prise ? Avancez et donnez un contexte plus vaste à votre vie.
5. Retournez à la racine en recherchant ce qui vous relie le plus profondément à vous et à votre vie. Reliez-vous aux racines qui apportent vie et amour.
6. Faites un nouveau pas. Voyez où vous avez cessé de prendre des risques et quel nouveau pas vous avez envie de faire. Passez à la phase suivante de votre vie et vos pas vous montreront comment faire.

NETTOYER LA MAISON

On ne peut pas aimer, être confiant et présent quant on est rempli de désordre et de confusion. Nettoyons à fond notre maison et notre vie pour créer un espace qui permet de respirer librement, à l’amour d’apparaître, de créer l’engrais pour une nouvelle croissance. Consacrons nous à ce que nous demande la vie dans l’instant présent. Ne laissons pas les rancunes s’accumuler : nettoyez-les dès leur apparition. « Ne laissez pas de traces ! » dit un proverbe zen. Cessez de vous considérer comme la victime et assumez la responsabilité de ce qui se passe dans votre vie. Il suffit de prendre la mauvaise herbe qui étouffe votre vie pour ce qu’elle est en la retirant directement.

Nettoyez les détritus :

1. Vous vous accroche »… De quoi vous éloigne ce à quoi vous vous accrochez ?
2. Ce qu’on pensait être une protection n’est-elle pas un barrage ?
3. Nettoyez la maison à fond, une tâche par jour en conscience…
4. Un espace ouvert. Décidez aujourd’hui de vous sentir en sécurité dans votre relation. Que votre partenaire parte ou reste, vous, vous en valez la peine. La source véritable de votre sécurité est en vous et non chez l’autre. 

ETRE LE PORTIER

« Nous attribuons plus de crédit à la façon dont les autres nous voient qu’à celle dont nous nous voyons nous-mêmes. C’est nous voir comme un objet et perdre le cœur de ce que nous sommes vraiment ». Jean Paul Sartre

Lorsqu’on tombe amoureux, c’est souvent d’une belle image de soi qui se mesure à l’intensité de se sentir « spécial ». Nous découvrirons qui nous sommes vraiment lorsque nous aurons abandonné notre désir fou d’approbation et cessé de chercher notre reflet dans les yeux de notre partenaire. Etre soi-même est tout ce que l’on peut être vraiment !

Donner tout ce que l’on a peut être une manière de vouloir rendre l’autre redevable afin qu’il ne puisse plus partir, afin de contrôler la situation. De même, la peur de l’abandon peut fait répondre au fantasme de l’autre à n’importe quel prix. Il est dès lors impossible de vous aimer pour ce que vous êtes, votre être étant déformé.

Une relation peut ne pas convenir, deux individus peuvent ne pas s’accorder. Une personne n’est jamais la cause de la solitude d’une autre. Lorsque vous devenez votre propre compagnon, les relations sont de merveilleuses aventures et non un moyen de survie !

Le simple soi :

1. Les moments les plus importants… De quoi avez-vous le plus envie dans une relation ? Est-ce le but d’une confirmation personnelle ou pour bâtir une relation honnête et durable avec son être véritable.
2. Les demandes des autres : sont-elles tolérables pour l’autre et pour vous.
3. Faire des cadeaux. Que motive votre don, qu’espérez-vous recevoir ?
4. Etre là ? De quelle manière êtes vous le « portier » de votre relation ?
5. Etre isolé et être seul… Est-ce une solitude amie ?

CUISINER

« S’occuper des choses rend le monde entier vivant » Uchiyama Roshi

Quand la relation ne sécurise plus ou ne nourrit plus, certains iront en chasse vers d’autres amours, d’autre supplient le partenaire de les nourrir, ou encore acceptent de vivre au régime sec. Etre le cuisinier signifie apprendre à évaluer les besoins des autres et être prêt à les satisfaire au bon moment. S’il manque un ingrédient, la joie par exemple, faites tout pour qu’il y en ait. N’espérez pas qu’un pommier vous donne des poires. La question de savoir ce qui peut être offert est radicalement différente que de savoir ce que l’autre donne ou non. Cessez de compter ce que vous donnez ou recevez, ou de vous focaliser sur ce que l’autre n’est pas capable de vous donner. Pensez à l’amour maternel inconditionnel. Si vous donnez sans rien recevoir, cessez de donner autant pour passer plus de temps à être.

Se nourrir et nourrir l’autre

1. Votre aliment préféré dans une relation, comment vous l’alimentez ? Comment vous nourrisse- vous dans la relation ?
2. La digestion émotionnelle. Que ne digérez-vous plus dans votre relation et pourquoi continuez-vous à en manger ? Par quoi remplacer cet aliment ?
3. Cuisinez pour les autres… de quelle manière cuisinez vous pour les autres ?
4. Offrir. Qu’offrez-vous ? Que recevez-vous ?
5. Faire des cadeaux. Chaque jour pensez à donner à quelqu’un sans attendre d’obtenir quoi que ce soit. 

RECEVOIR LE BÂTON

« Parfois on reçoit le pouvoir de dire oui à la vie et à soi-même. La paix nous envahit et fait de nous un être entier.» Ralph Waldo Emerson

L’amour n’est pas statique. Il inclut peine, joie, amertume et douceur. Dans la pratique du zen, le chagrin, les chocs et les déséquilibres de la vie doivent être accueillis et compris comme un invité qui n’est là que pour un temps. On étiquette rien et on goûte à tout. Une saveur sucrée est sucrée, une saveur amère est amère. Il faut laisser les nuages d’orage de sa vie se dissiper et au cœur de la tempête être capable de rester au centre tranquillement. Après, une nouvelle compréhension naîtra et vous en sortirez indemne.

Selon Bouddha, toutes les souffrances sont causées par trois poisons inhérents à notre condition humaine : l’avidité, la colère et l’illusion. Certains de ces poisons s’expriment dans les relations par la jalousie, la colère, la suspicion, la possessivité, l’attachement, la crainte. Nous attribuons à tort ces sentiments douloureux à la situation ou à l’autre. Le grand art de la relation consiste à apprendre à traiter les poisons quand ils apparaissent en se reliant à notre propre force et notre sagesse intrinsèques et en comptant sur nous-mêmes.

Il existe des relations nuisibles et qui nient les principes de base de l’amour, auxquelles il convient de mettre un terme. Le zen nous enseigne à ne jamais céder notre autonomie à une autre personne.

L’expérience de l’accomplissement c’est le sentiment d’avoir fait ce qu’il y avait à faire. L’un et l’autre ont permis de se connaître vraiment. Si une personne part, ce n’est pas par rejet de l’autre mais parce que le flux naturel de la vie l’a entraîné ailleurs. L’amertume et de l’angoisse ne sont pas de mise. C’est une expérience ouverte de la vie.

Affronter la douleur :

1. D’où viennent les coups ? Qu’est-ce qui est difficile à supporter ?
2. Renoncer au blâme. Considérez la situation comme vous verriez un orage passé dans votre vie puis disparaître. Reprochez vous à la pluie de tomber ?
3. Refuser de refuser. Notez l’énergie passée à empêcher une situation de se reproduire. Remarquez à quel point vous la rendez plus difficile qu’elle n’est !
4. Guérir une relation meurtrie. Prenez le temps de trouver ce qui n’allait pas. Décidez aujourd’hui de vous pardonner ou de pardonner à l’autre. Le pardon est tel une douche qui rafraîchit entièrement et qui mène à l’amour.
5. Dire oui à la situation ou à la personne à laquelle vous avez envie de dire oui, imaginez ce que vous fera vivre ce oui…

 

III. ENTRAÎNEMENT AVANCE

SESSHIN : PERIODE D’ENTRAINEMENT INTENSIF

« On ne peut pas savoir si c’est de l’or avant de l’avoir vu à travers le feu ». Proverbe zen

Le Sesshin, tel la vie, est une période d’entraînement intense à endurer constamment la même chose, jour après jour, du matin au soir. Comme dans n’importe quelle relation, vous pouvez, soit vous décourager, soit vous asseoir encore plus fermement pour devenir une source de force pour vous deux. En restant calme et en ne rejetant pas votre partenaire, une énorme énergie est libérée pour l’aimer et lui offrir un amour inconditionnel. Le Sesshin, comme une relation, est exigeant, on peut fuir, être tenté de fuir, or il n’y a nulle part où s’enfuir. On doit apprendre la patience, la persévérance quoi qu’il se passe, la beauté des tâches routinières en faisant simplement ce qui vient ensuite. Cela demande une présence pleine dans l’instant présent et quand celui-ci est passé, d’aller immédiatement au suivant.

Rester où l’on est :

1. La persévérance. Persévérez dans une relation qui tombe en lambeau et laisser la porte ouverte… voyez la différence.
2. Egayer les relations, mettez-y de la joie et voyez ce qui se passe.
3. Décidez de mettre fin à la guerre et voyez ce qui s’ouvre…
4. S’échapper. Promenez-vous avec celui que vous fuyez, main dans la main.
5. Ne renoncez pas à une personne, ne renoncez pas à vous-même. 

SE DEBATTRE AVEC SON KOAN (travailler sur les problèmes)

Une relation ne peut s’épanouir que si l’on apprend à vivre avec les problèmes inévitables. Un Koan est une énigme apparemment insoluble du genre « Ecoutez le son d’une seule main qui applaudit… » Pour réussir son Koan, il faut franchir une étape radicale en bousculant la façon de connaître le monde. L’amour commence là où finit la science ! L’amour est la voie de l’humilité qui exige d’abandonner notre besoin de contrôler et de comprendre. Nous devons apprendre à nous relier à ce plus vaste que nous. Pour mener une relation d’amour saine, nous devons savoir où nous nous situons, et savoir ce que l’on attend de nous pour répondre directement aux messages que nous recevons et dissiper toute confusion. Notre faculté d’aimer fera la différence. Il est impossible d’échouer si nous développons l’amour, que l’autre l’accepte ou non.

Résoudre les problèmes :

1. Votre Koan. Qu’est ce qui tient le bonheur éloigné de vous ? Qu’est-ce qui vous fait tourner en rond ? Identifiez votre Koan sans chercher à comprendre.
2. Travailler sur le Koan. Comment avez vous l’habitude de résoudre votre Koan ? Soyez prêt à abandonner vos anciens efforts.
3. Accueillir son Koan comme s’il s’agissait d’un vieil ami sans chercher à le comprendre ou à le changer. L’accueillir, c’est tout !
4. Laisser parler votre Koan et l’écouter comme vous le feriez pour un ami.
5. Donner une réponse

DUKOSAN : RENCONTRE AVEC LE MAÎTRE (Des moments de choix crucial)

«  Nous créons un masque pour rencontrer le masque des autres. Puis nous nous demandons pourquoi nous ne pouvons pas aimer, et pourquoi nous nous sentons si seul. » Eshin  

L’entraînement du zen consiste à nous rendre éveillés et spontanés, prêts à vivre totalement l’instant qui se présente pour lui répondre au maximum de tout son être en faisant exactement ce qui est nécessaire. Chaque seconde est d’une extrême importance ! Il n’y a nulle part où fuir, où se cacher. Une relation n’aura de chance de s’épanouir que si l’on apprend à vivre avec les problèmes inévitables.

Nous nous demandons trop souvent si nous avons réussi ou échoué. Les notions de succès et l’échec appartiennent au monde de l’économie et doivent être rejetées. Présentez-vous nus ! Une vraie rencontre est celle où nous sommes courageux pour laisser notre cœur s’exprimer par lui-même. Elle se produit entre deux personnes réelles, toutes deux prêtes à abandonner leur besoin de contrôle et à laisser se produire ce qui veut se produire, en ayant oublié peur et désir de se protéger.

Résoudre les problèmes :

1. L’urgence du moment. Qu’est-ce qui importe le plus ?
2. Echec et réussite. Où réussissez-vous ? Où échouez-vous ? Notre façon de percevoir nos relations dépend entièrement de nous. Personne n’a le pouvoir de les abîmer ou de les embellir.
3. Ôter votre masque. Lâchez prise !
4. De réelles rencontres

UNE SEULE RESPIRATION (il n’y a pas de séparation)

« Le bonheur humain vient de la parfaite harmonie avec les autres ». Chuang-Tzu  

Nous inspirons, nous expirons… Pour respirer, nous devons croire que la respiration suivante sera là. Pour aimer, on doit avoir l’assurance que l’amour est disponible en abondance et ne peut être enlevé. L’abandon de contrôle est le moyen d’inviter l’amour, en vivant sa propre vérité. L’expérience d’unité avec l’autre n’a rien à voir avec la fusion qui exclut le reste du monde. Une étape cruciale dans le processus de croissance consiste à développer sa propre identité en ne vivant pas sa vie selon les rêves de l’autre, en perdant le sens de soi. En vivant avec son être véritable, une nouvelle force vient à nous en ayant gagné en intensité.

Devenir un :

1. Tenir l’amour éloigné… comment causez-vous une séparation entre vous-même et l’autre personne tout en voulant être proche ?
2. L’unité. A quel moment vous sentez-vous le plus en unité avec vous… augmentez ces temps, ne les négligez pas…
3. L’unité avec les autres. Apprenez à écoutez l’autre, vous sentir en unité.
4. L’unité avec le monde entier. Libérez votre aversion.
5. Servir avec un esprit ouvert. Donnez pleinement sans rien attendre. 

TROUVER LE BŒUF (Rencontrer l’être aimé) 

Dès la naissance, nous recherchons l’être aimé. D’abord notre mère, ensuite le père, les amis,… Souvent, plus tard cet être aimé semble s’être volatilisé. Nous trouvons et perdons plusieurs fois dans notre vie l’être aimé. Le tao de la vie qui prend et reprend toute chose. Le désir de l’être aimé s’appelle « chercher le bœuf ».

Pour vivre une vie d’amour, il faut avoir l’esprit d’unité, voir la beauté partout où elle apparaît. Chaque personne peut être la bonne si nous regardons avec les bons yeux. Les défauts que nous voyons chez les autres sont bien souvent la projection des nôtres. Nous attirons l’autre pour mieux voir chez nous. Ce que vous rejetez chez l’autre, rejetez-le en vous-même. Notre croyance en la peur lui donne un immense pouvoir. Mieux vaut croire au pouvoir de l’amour qu’à celui de la peur, véritable serpent. La peur de l’autre est avant tout la peur de soi-même. Les portes du jardin d’Eden sont toujours ouvertes : il suffit d’y entrer.

Lorsqu’une personne trouve le bœuf, elle a trouvé son être véritable. Elle a atteint l’illumination, elle s’est éveillée en sortant du rêve du vide et de la séparation. On a atteint le cœur de sa capacité à aimer.

Trouver l’amour que vous chercher :

1. Quel est le bœuf que vous cherchez ? Quand l’avez-vous trouvé ou perdu ?
2. Les yeux du bien et du mal. Regardez avec les yeux de l’amour sans condamner.
3. La voix du serpent : que vous dit-elle ? Quelles sortes de mensonges ou peurs alimentent-elle quotidiennement ?
4. La voie directe vers l’amour : renoncez au reproche, au jugement. Trouvez quelque chose de positif, de beau…
5. La parfaite personne. Ayez conscience que chacun est parfait en lui-même.
6. Trouvez le boeuf. Accueillez-le de tout votre cœur dans votre vie.