Vivre sans pourquoi

Vivre sans pourquoi

Vivre sans pourquoi

Alexandre JOLLIEN

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A propos du livre

Vivre sans pourquoi… un art de vivre qu’Alexandre Jollien veut nous partager.  Se détacher du si pesant qu’en-dira-t-on, de la dictature de l’après, être vrai, être soi, être dans l’instant présent.

Mon cow-boy intérieur

Quand le mental me joue des tours et que la pratique du zazen m’est pénible, je fais appel à mon cow-boy intérieur. Le voilà qui rapplique sur –le-champ avec un immense chapeau, de grandes bottes en cuir, des éperons rutilants. Chiquant du tabac, un revolver à chaque main, il est prêt à dégainer. Je le prie de dégommer tout ce qui bouge. Dès que la moindre idée se pointe, il la descend sans autre forme de procès. Ca peut durer des heures ! A la fin, quand il a bien fait sa besogne, je lui demande d’aller jusqu’au bout, de ne pas s’arrêter en si bonne voie et de décamper pour faire place nette à la paix.

 

Biographie de l'auteur
Alexandre Jollien est né le 26 novembre 1975 en Suisse. Il est écrivain et philosophe. A sa naissance, Alexandre Jollien avait le cordon ombillical autour du cou ce qui a provoqué un manque d’oxygène vers le cerveau et une infirmité motrice cérébrale irrémédiable.  De ses 3 à 20 ans, il a vécu dans une institution spécialisée pour personnes handicapées. Il y découvre malgré son handicap des amitiés solides, la vocation des « choses de l’esprit » qui lui donne la joie de vivre. Il entre au Lycée de la Planta à Sion en 1997 qui lui ouvre les portes de l’Université de Fribourg où il obtient une licence en lettres au printemps 2004.  Il étudie également le grec ancien au Trinity College de Dublin de 2001 à 2002 où il rencontre, Corinne, sa future femme qui lui donnera 3 enfants. Depuis l’été 2013, il vit avec sa famille à Séoul en Corée du Sud.
Synthèse & résumé

« La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu’elle fleurit, n’a pour elle-même aucun soin, ne demande pas suis-je regardée ?  » Angelus Silesius.  

Oser une vie à l’abri des « pourquoi ».

Qohélet, l’ecclésiastique, disait : « Tout est fragile comme de la buée, de la fumée, une bulle de savon qui, dès que tu veux la saisir, t’explose à la figure. Ca tient du miracle qu’on soit tous vivants. Nous allons tous y passer ! Profite au maximum.  Ce n’est pas facile de vivre dans un monde où tout peut s’interrompre à tout moment. Alors autant être bon avec les autres, ils sont embarqués sur la même galère ».

Alexandre Jollien, avec son maître en Corée, veut faire de « Vivre sans pourquoi», un art de vivre. Il veut se détacher du « si pesant qu’en-dira-t-on, de la dictature de l’après, être vrai, être lui, être dans l’instant présent ».

« Nous ne sommes pas les maîtres à bord… on peut en avoir ras le bol et être profondément heureux… surtout s’oublier un peu ! »

« Je commence à comprendre qu’aucun docteur ne peut me guérir. Et peu à peu, je guéris de l’idée de guérir. »

« S’approcher d’une vie sans pourquoi, ce n’est pas congédier toute pensée. Au contraire. C’est ne plus être esclave des projets et cesser de nous enchaîner à des objectifs. Exister juste un peu plus dans le présent, loin de la tyrannie de l’après. »

« Commencer par bannir les « j’aurais dû », les « ah si seulement » pour mieux épouser le réel sans chercher midi à quatorze heures. »

« Bon réflexe, quand on croule sous son propre poids que d’aider autrui. Comme si se détourner de nous-mêmes nous permettait de reprendre notre souffle, de continuer. »

« Un homme vraiment libre, qui vivrait sans pourquoi , se moquerait éperdument du regard de l’autre. Congédier d’abord tout manquement à la simplicité ».

« Laisser la vie être ce qu’elle est, sans la juger, sans pourquoi. Juste là. »

« Le zen consiste à tout faire de manière naturelle, sans que l’ego intervienne… simplement écouter la boussole intérieure. Qu’est-ce qui nous met réellement en joie ? S’abreuver aux ressources qui nous tirent vers le haut, cela suffit amplement pour aujourd’hui. »

Bayazid Bastami, un grand soufi du IXième siècle disait : « Celui qui n’a pas de Maitre a Satan pour maître ».

« Réaliser que le médecin qui peut nous guérir n’ai pas encore né… Sans doute doit-il naître en nous ?… laisse-toi ! »

« Le soir, la journée est faite et bien faite. Il n’y a plus à la refaire. Ces péchés c’était bien simple, il ne fallait pas les commettre, à l’heure où tu pouvais encore ne pas les commettre. A présent, c’est fait. Dors ! Demain, tu ne recommenceras plus… »

« Enchaîné à mon portable… pourquoi vouloir meubler le vide, fuir le rien ? »

Jean de la Croix écrit : « Peu importe qu’un oiseau soit retenu par un fil mince ou épais : tant qu’il ne l’aura point brisé, il sera incapable de voler. Le fil mince est plus facile à rompre que celui qui est épais mais si facile que soit la rupture, si elle n’a pas lieu, l’oiseau ne volera point. Ainsi en est-il de l’âme retenue par une attache.»

« Tout ce que tu cherches à l’extérieur, découvre-le à l’intérieur ! Contemple tes doutes, tes fantômes, regarde-les paisiblement et jamais tu ne t’ennuieras. »

« Prier c’est vire, se lever, aimer. Ne jamais oublier que tout est en même temps vain, précaire, fragile, parfait et inouï. »

Maître Eckart écrivait : « Comprenons-nous bien : fuir ceci, rechercher cela, éviter tels endroits ou tels gens, ou telle manière d’être, ou bien encore la foule ou les oeuvres, ce n’est pas là, dans les choses ou les manières d’être, qu’est la cause de tes difficultés. N’accuse que toi-même. C’est toi qui te comportes mal à leur égard Commence donc tout d’abord par toi-même et laisse-toi. En vérité, si tu ne te fuis pas d’abord toi-même, tu auras beau fuir où tu voudras, tu trouveras des obstacles et de l’inquiétude partout. »

Accueillir les contradictions : « J’en ai marre, mais je suis heureux. »

« Un simple exercice : arrêter de croire qu’ailleurs ou qu’après ce sera mieux. Tout est en ordre, ici et maintenant . »

« La prochaine fois qu’un de mes enfants fera une bêtise, oser un simple « c’est bon ! », l’accueillir tel qu’il est et ensemble poursuivre la route… »

Mon cow-boy intérieur

Quand le mental me joue des tours et que la pratique du zazen m’est pénible, je fais appel à mon cow-boy intérieur. Le voilà qui rapplique sur –le-champ avec un immense chapeau, de grandes bottes en cuir, des éperons rutilants. Chiquant du tabac, un revolver à chaque main, il est prêt à dégainer. Je le prie de dégommer tout ce qui bouge. Dès que la moindre idée se pointe, il la descend sans autre forme de procès. Ca peut durer des heures ! A la fin, quand il a bien fait sa besogne, je lui demande d’aller jusqu’au bout, de ne pas s’arrêter en si bonne voie et de décamper pour faire place nette à la paix.

 

« La méditation me fait toucher du doigt le caractère transitoire de tout phénomène. Il n’y a pas deux minutes où j’appréhende mon infirmité de la même façon. Tout dépend des circonstances, de l’humeur, des ressources du moment.»

« Tuer les idoles, les certitudes et naître : si tu vois le Bouddha, tue le ! »

« Se recréer toujours, ne pas craindre de mourir. »

Nietzsche donne ce conseil : « Le meilleur moyen de bien commencer chaque journée est : à son réveil, de réfléchir si l’on ne peut pas ce jour-là faire plaisir au moins à un homme. ».

« La vraie richesse c’est d‘apprécier le quotidien. »

« La foi, c’est désapprendre peu à peu le soupçon ou, mieux, s’en servir comme d’un outil pour déjouer notre sombre appréhension du réel. »

« Le temps, c’est de l’argent, mais bien plus, c’est de la paix ! ».

« Celui qui connaît fondamentalement la détente et la paix n’est enchaîné par aucune dépendance. »

« La joie c’est de se libérer, se dépouiller, se désencombrer. Ne jamais déserter l’instant présent pour connaître vraiment le repos et la satisfaction. »

« Je me surprends à vouloir acheter la guérison et je visite le Bouddha ou le Christ comme on se rendrait chez un concessionnaire « Bonjour, vous n’auriez pas un truc pour moi ? » Tout ne se donne pas… tout se reçoit. »

« Le danger est l’incapacité de s’arrêter et de jouir de la vie sans pourquoi. L’une des voie du bonheur consiste à ne rien faire et habiter avec passion le ronron quotidien même dans ce qu’il a de plus terne. »

« L’homme qui ne tient pas en place est comme un fol aventurier qui risque de tout perdre pour se fuir. »

Maître Eckhart disait : « Je t’aime, car je n’ai pas besoin de toi. »

« Le zen, c’est sortir du mental et des projections que l’on plaque sur le réel et sur les autres. »

« Vivre sans pourquoi, c’et arrêter de vouloir prouver quoi que ce soit et aimer le premier venu sans rien exiger de lui en retour. »

« Sur une route spirituelle, il y a plus à déblayer qu’à amasser. »

« Le cadeau immense que l’on peut offrir à nos enfants et à notre prochain le non-jugement. »

« Dès que je panique, au lieu de courir, je m’arrête, je respire, et j’imagine photographier la scène. L’idée de retrouver ce cliché dans 100 ans dans un grenier poussiéreux m’aide à relativiser tous les soucis du moment. »

« Faire de la parole et du silence un art de vivre. La parole juste signifie l’abstention du mensonge, de la médisance, de tout langage dur et brutal, de tout bavardage oiseux, vain et sot. »

« Pour l’ego, tout est souffrance. Accepter de vivre sans pourquoi, c’est renoncer à trouver le remède dans le mental et prendre conscience une bonne fois pour toute que l’ego est conditionné pour s’inquiéter et ruiner à chaque occasion la paix et la joie. »

« La vie, cet immense cadeau, ne se mérite pas. Rien ne nous est dû ! La colère, la haine et les rancunes devraient s’effacer devant ce miracle quotidien ! »