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Vivre en paix (Thierry Janssen)

Oltome - Vivre en paix résumé synthèse avis

Vivre en paix (Thierry Janssen)

Thierry JANSSEN

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A propos du livre

« Vivre en paix » est le premier livre de Thierry Janssen.  Un chant pour la paix magnifiquement bien écrit.  Comment trouver la paix en soi ? Avec l’autre ? Dans le monde ? Thierry Janssen nous invite à découvrir la vérité de notre âme, à retrouver l’intimité de soi dans l’instant, accepter le moment présent comme la seule réalité que nous puissions transformer. Le bonheur est en nous et ne dépend pas du monde qui nous entoure. Abandonner notre souffrance, choisir de pardonner à soi-même et aux autres pour trouver le chemin de la joie et de la paix.  Rien ne changera si nous ne commençons pas par nous-même.

Désormais identifié à notre moi rationnel, nous refoulons nos émotions et nos sensations physiques, afin de permettre à notre intellect de se développer. C’est ce merveilleux outil qui régimente nos vies et qui pour se préserver sait parfaitement mentir au prix d’incessants conflits avec nous-mêmes et autrui. Comment vivre en paix, retrouver le chemin de la joie, l’intimité de soi, réconcilier le moment présent, épanouir le bonheur qui est en nous, accorder le pardon à soi même et aux autres, comment transformer nos peurs en amour.

Un chant pour vivre en paix en soi

Rester présent à soi et en contact avec l’autre
Eviter les superlatifs : toujours, jamais, trop, pas assez…
Eviter les TU et se concentrer sur ce que nous ressentons
Préciser ses sentiments
Exprimer avec calme ce que nous ressentons, pas ce que nous pensons
Assumer la responsabilité de nos actes. Nos actes sont nos actes, point. (J’ai fait ça parce que j’étais obligée…)
Ne pas avoir honte d’avoir des besoins et les respecter
Formuler sa demande sans ton de reproche ou de culpabilisation
Demander ce que nous souhaitons, pas ce que nous ne souhaitons pas : c’est plus clair
Etre capable d’entendre le refus de l’autre
Ecouter l’autre avec empathie en le laissant s’exprimer jusqu’au bout
Ne pas hésiter à demander du temps et de l’espace pour réfléchir, ou demander des éclaircissements
Ne pas hésiter à faire le premier pas
Respirer

Biographie de l'auteur
Oltome - Thierry Janssen biographie
Thierry Janssen est né en Belgique en 1964. Il est docteur en médecine, diplômé de l’Université de Louvain en Belgique.  Chirurgien urologue jusqu’en 1998 à l’Hôpital Universitaire Erasme (Université de Bruxelles), il décide d’arrêter l’activité chirurgicale pour devenir psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques. Il étudie plusieurs approches psychocorporelles ainsi que les principes de la médecine ayurvédique et de la médecine traditionnelle chinoise. Il est enseignant à l'université Sigmund Freud (Paris).  Il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles.  Il est diplômé en thérapies énergétiques et approches psycho-corporelles de la Brennan School of Healing de Miami aux Etats-Unis. Il réalise également des études sur des sujets divers comme : la médecine ayurvédique et la médecine traditionnelle chinoise. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence : Le Travail d’une vie, Robert Laffont, 2001, Vivre en paix, Robert Laffont, 2003, Vivre le cancer du sein autrement, Robert Laffont, 2006, La Solution intérieure, Fayard, 2006, La maladie a-t-elle un sens ?, Fayard, 2008, Le Défi positif, Les Liens qui Libèrent, 2011, Confidences d'un homme en quête de cohérence, Les Liens qui Libèrent, 2012, Questions de méditation : l'aventure incontournable (ouvrage collectif), Albin Michel, 2015, Écouter le silence à l'intérieur - L'iconoclaste 2018  
Synthèse & résumé

Résumé du livre de Thierry Janssen « Vivre en paix »

 

Désormais identifié à notre moi rationnel, nous refoulons nos émotions et nos sensations physiques, afin de permettre à notre intellect de se développer. C’est ce merveilleux outil qui régimente nos vies et qui pour se préserver sait parfaitement mentir au prix d’incessants conflits avec nous-mêmes et autrui. Comment vivre en paix, retrouver le chemin de la joie, l’intimité de soi, réconcilier le moment présent, épanouir le bonheur qui est en nous, accorder le pardon à soi même et aux autres, comment transformer nos peurs en amour.

 

I. AU COMMENCEMENT ETAIT LA PEUR

 

L’univers s’est formé il y a 15 milliards d’années. La terre, 4,5 milliards d’années. La vie, 2 à 3 milliards d’années. Les mammifères, 30 millions d’années. L’homéo-sapiens, 2 millions d’années. L’homme de Neandertal, 100.000 années. L’homme actuel, 35.000 années.

Le cerveau de la conscience INSTINCTUELLE est le cerveau reptilien.

Le cerveau de la conscience EMOTIONNELLE est le système limbique.

Le cerveau de la conscience INTELLECTUELLE est le néocortex.

Nous sommes bien plus que ce que nous pensons.

Notre intellect est un miracle technologique qui pour se développer a dû se protéger d’un afflux trop important d’informations en provenance des zones inférieures. Il utilise le mécanisme du refoulement sans lequel nous ne pourrions lire plus de trois mots d’affilée, supporter le moindre pli de vêtement contre la peau, ou le moindre bruit et aussi sans lequel nos émotions ne nous permettraient pas de dîner en regardant le JT…   Le refoulement est le prix à payer pour pouvoir « penser ». Il nous déconnecte de notre sensibilité physique et émotionnelle. Ainsi, nous ne parvenons plus à écouter les signaux de notre souffrance qui reste active au niveau physique et émotionnel. Nous pensons donc nous sommes. Nous sommes prisonniers de notre définition de nous-mêmes, de notre ego qui cherche constamment à se rassurer qu’il existe afin de pouvoir continuer à dire Moi. Incapable de vivre le présent, il cherche constamment à se rassurer en vivant dans le passé et dans le futur qui ne constituent en rien une réalité tangible.

Le piège du miroir – La projection

CAS 1 : Katy se lève un matin et se trouve superbe. Elle se rend à la boulangerie où se trouve un inconnu séduisant. Katy est sûre que cet inconnu l’a regardée. Elle l’accoste et lui dit « il me semble que vous me regardiez à la boulangerie »… et le type dit « non, je ne vous avais pas remarquée ». Katy tourne les talons et le traite de frustré.

CAS 2 : Katy se lève un matin et se trouve moche.   Elle se rend à la boulangerie où se trouve un inconnu séduisant. Katy est sûre que cet inconnu l’a regardée. Elle l’accoste : « il me semble que vous me regardiez à la boulangerie ». Le type dit « oui, je vous trouve très séduisante ». Katy tourne les talons et le traite de menteur.

Dans le cas 1, si l’inconnu avait dit « oui, je vous trouve très séduisante », Katy l’aurait cru car elle a envie de croire à ce qu’elle croit, à savoir qu’elle est belle. Pourtant, comment être sûre que cet homme n’est pas un menteur. Dans le cas 2, si l’inconnu avait dit « non, je ne vous ai pas remarquée », Katy l’aurait cru car elle se voit laide.

La projection est l’activité favorite de notre intellect. Notre fâcheuse propension à croire que les autres pensent la même chose que nous, nous amène à vivre dans une réalité étriquée et tronquée. Nous ne saurons jamais ce que les autres pensent avec certitude. Par contre, conscients du miroir que les autres sont pour nous, nous pouvons utiliser le mécanisme de projection pour nous aider à découvrir qui nous sommes vraiment. Combien de fois ne sommes-nous pas amenés à admirer chez les autres ce que nous voudrions être et à critiquer chez les autres ce que nous nous cachons d’être ?

La séparation – La peur

Notre ego nous tient séparés des autres alors que nous sommes tous reliés. L’être humain est un être de relation qui n’est pas fait pour la séparation. La peur de la séparation engendre les mécanismes de défense : méfiance, colère, agressivité, mensonge, trahison.

 

II. FROIDE OU CHAUDE, LA GUERRE TOUJOURS

 

Afin de défendre son intégrité, l’humain utilise les mécanismes d’attaque ou de fuite qui n’amènent ni paix ni harmonie. Une troisième voie serait le dialogue : accepter de dire qui on est et enlever son armure, avouer notre peur et notre colère, dévoiler nos besoins, oser demander à l’autre de nous aider à les satisfaire, écouter l’autre.

 

III. TROUVER LA PAIX EN SOI

 

Regarder le présent

Notre personnalité est l’œuvre de notre ego, une réponse à la peur de notre ego de sa propre disparition. Le danger d’anéantissement ou de séparation étant permanent, nous avons peur constamment et nous nous défendons donc tout le temps ! Nos apriori et préjugés sont l’expression des croyances négatives produites par notre intellect pour se protéger de ce qu’il ne connaît pas et qui nous amènent à refuser les élans qui se présentent à nous, à ne pas oser. Il faut apprendre à se débarrasser de ces peurs en se connectant au présent, à notre présence avec objectivité, sans jugement et confiance afin de voir tous les possibles qui sont en nous.

Retrouver l’intimité avec soi – Se pardonner

Dans le présent tout est possible. Pour le vivre, il faut d’abord accepter de se pardonner notre colère qui nous fait agir comme une personne que nous n’aimons pas et dont nous avons honte. Se pardonner, c’est laisser tomber sa culpabilité, les jugements sur soi, s’aimer et s’accepter avec ses besoins et limites tel que l’on est. Il faut retrouver l’intimité avec soi, se connecter avec ce que l’on ressent et non ce que l’on pense. Le vocabulaire affectif est bien pauvre lorsqu’il s’agit de parler de soi au temps présent, d’entretenir une relation intime avec soi.

Pardonner c’est abandonner nos attaches avec le passé pour s’ouvrir sur la liberté présente, laisser la chance à une nouvelle potentialité, laisser derrière nous la souffrance, quitter la peur qui nous empêche d’avoir confiance. Il faut s’observer sans jugement en sachant quitter notre tête et rentrer dans notre corps, se demander « que se passe t-il en moi dans l’instant présent ?», sentir ses émotions sans réfléchir.

Pardonner c’est reconnaître que l’autre a fait des erreurs mais que nous en avons commises aussi. Pardonner c’est ne plus vouloir confondre l’autre avec ses erreurs et ne plus être confondu avec les nôtres. C’est un acte d’amour inconditionnel envers l’autre et envers nous–mêmes.

Montrons-nous tels que nous sommes

Montrer qui on est et exprimer ses peurs est le meilleur moyen de ne plus avoir peur et d’établir une relation de confiance plutôt que de baser une relation sur de la dissimulation.

 

IV. FAIRE LA PAIX AVEC L’AUTRE

Une relation Un à Un

Aimer n’est pas attachement. Attachement est résultat de peur. La plupart des relations sont au début « parfaites ». Souvent des petits conflits surgissent, puis de franches disputes et ensuite vient la violence verbale. Pourquoi ? Tous, nous avons connu la peur d’être rejetés, trahis, incompris. Tous, nous ne voulons plus jamais revivre ces blessures du passé. Notre bonheur en dépend. Notre bonheur dépend de l’autre, et comme l’autre est comme nous, chacun se retrouve dans l’incapacité de répondre à l’attente de l’autre, d’où la frustration et la déception.

La peur se réveille et qui dit peur dit colère, exprimée par des reproches qui conduisent à la guerre, guerre froide ou chaude, combat ou fuite. Nous devrions envisager notre relation comme une opportunité de nous connaître, non pas comme la reconstitution d’une unité mais bien comme la rencontre de deux unités. Le fondement de la relation sera le respect et non plus la dépendance réciproque.

Il faut communiquer !

Une crise est une chance d’apprendre à communiquer ! Tous les êtres humains se différencient par leur personnalité mais se ressemblent par leur essence. L’essence ne connaît pas la peur, elle n’exprime que de l’amour.

Les règles de la communication de paix : Observer sans juger sans analyser – Etre relié à nos sentiments – Reconnaître quel besoin se cache derrière le sentiment – Demander à l’autre de l’aider à le satisfaire

  • Rester présent à soi et en contact avec l’autre
  • Eviter les superlatifs : toujours, jamais, trop, pas assez…
  • Eviter les TU et se concentrer sur ce que nous ressentons
  • Préciser ses sentiments
  • Exprimer avec calme ce que nous ressentons, pas ce que nous pensons
  • Assumer la responsabilité de nos actes. Nos actes sont nos actes, point. (J’ai fait ça parce que j’étais obligée…)
  • Ne pas avoir honte d’avoir des besoins et les respecter
  • Formuler sa demande sans ton de reproche ou de culpabilisation
  • Demander ce que nous souhaitons, pas ce que nous ne souhaitons pas : c’est plus clair
  • Etre capable d’entendre le refus de l’autre
  • Ecouter l’autre avec empathie en le laissant s’exprimer jusqu’au bout
  • Ne pas hésiter à demander du temps et de l’espace pour réfléchir, ou demander des éclaircissements
  • Ne pas hésiter à faire le premier pas

Respirer

La meilleure façon d’empêcher la peur ou la colère de nous déconnecter du présent, de soi-même ou de l’autre, est de se concentrer sur sa respiration, sur le moment présent, l’ici et maintenant. Quelques inspirations et expirations profondes constituent un des plus précieux instruments de paix.

 

V. CREER LA PAIX DANS LE MONDE

Est-il juste de mourir pour une idée? Les idées ne sont-elles pas dangereuses? Qui détient la vérité? N’arrive-t-il pas souvent que ce soient les pires horreurs qui soient commises lorsqu’il s’agit de défendre une idée? Or, les idées n’évoluent-elles pas ? Les idées ne font-elles pas partie du passé dont nous devons justement nous libérer pour profiter du présent? Il semble que notre attachement à la vie devrait être bien plus important que notre attachement à une idée.

Vivre dans le présent libère du passé. Il faut se libérer de l’influence de nos ancêtres pour échapper au désir de les venger. Il s’agit de définir notre propre projet et envisager à vivre en paix. Comment envisager la paix sans pardon et comment l’obtenir sans le demander? Une paix durable ne pourra s’établir qu’après un dialogue véritable.

 

Laurence de Vestel, juillet 2015 – © Oltome.com