De ma terre à la terre – Sébastiao Salgado

De ma terre à la terre - Sebastiao Salgado

De ma terre à la terre – Sébastiao Salgado

Sebastiao SALGADO

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A propos du livre

L’histoire d’une vie réussie et qui se mérite jour après jour…  Sébastiao Salgado a réussi son mariage, sa famille, son métier, réalisé ses passions jusqu’au bout et donné un sens total à sa vie.  Une vie qui se lit de bout en bout passionnément.  Une vie qui rappelle celle de « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono.

Sébastiao Salgado : l’histoire d’une vie réussie !

Sebastiao Salgado est né en février 1944 dans l’Etat du Minas Gerais au Brésil, du temps où ce pays n’était pas encore entré dans l’économie de marché et avant qu’il ne commence, comme partout, à massacrer la forêt. Son père était propriétaire d’une immense ferme familiale où qui abritait une trentaine de familles. Personne n’était riche, personne n’était pauvre. Tous étaient autonomes. Dès son enfance, Salgado est habitué aux grands espaces, à parcourir des distances de plusieurs de centaines de kilomètres sur des périodes de plusieurs mois.  A 15 ans, Salgado découvre la ville lorsqu’il part terminer ses études secondaires. A 20 ans, il voit son pays se réveiller. Des facs d’économie ouvrent leurs portes : Salgado veut devenir économiste. Il rencontre Lélia, une étudiante de 17 ans qui est devenue sa femme et avec qui il partagera toujours tout. En 1969, c’est la révolution au Brésil. Sebastiao et sa femme quittent le Brésil pour venir vivre en France, où ils apprennent la solidarité. Lélia étudie dans une école d’architecture et possède un appareil de photographie pour travailler. Sebastiao est économiste et gagne vite très bien sa vie… Il emprunte de plus en plus souvent l’appareil de photographie de Leila…. (voir synthèse)

 

 

 

Biographie de l'auteur
Sebastiao Salgado est né le 8 février 1944 dans l'État du Minas Gerais au Brésil. Il s’est marié avec Lélia Deluiz Wanick qu’il a rencontré durant ses études d’économiste lorsqu’il avait 20 ans et elle, 17 ans. Entre 1964 et 1967, il poursuit des études de sciences économiques au Brésil. Il quitte le Brésil pour Paris, en 1969.   En 1973, Salgado quitte l’économie et se lance dans la photographie, en tant qu'autodidacte. Il intègre successivement les agences photographiques Sigma (1974-1975), Gamma (1975-1979) et Magnum (1979-1994). En 1994, avec son épouse, il crée à Paris l'agence de presse photos Amazonas Images. Salgado choisit lui-même ses projets aux quatre coins monde et travaille en noir et blanc. Il observe la vie de ceux qui vivent et qui travaillent dans des conditions difficiles : migrants, mineurs, victimes de la famine… Il est nommé représentant spécial de l’Unicef en 2001. Dans son domaine familial au Brésil, avec sa femme, il a reboisé près de 700 ha de terres épuisées par des années d'exploitation. Ils ont créé l’Instituto Terra  qui a trouvé des financements pour élever et planter près de 4 millions d'arbres. L'institut propose également des programmes de sensibilisation et d'éducation à l'environnement. En 2002, il part pendant 8 années pour réaliser son reportage « Genesis », sa lettre d’amour à la nature. En 2014, Wim Wenders et le fils de Sebastiao, Juliano, ont réalisé un documentaire sur le travail de Sebastiao Salgado,  "Le sel de la terre" qui a reçu le prix spécial Un Certain Regard au festival de Cannes.
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De ma terre à la terre

Sebastiao Salgado est né en février 1944 dans l’Etat du Minas Gerais au Brésil, du temps où ce pays n’était pas encore entré dans l’économie de marché et avant qu’il ne commence, comme partout, à massacrer la forêt. Son père était propriétaire d’une immense ferme familiale où qui abritait une trentaine de familles. Personne n’était riche, personne n’était pauvre. Tous étaient autonomes.   Dès son enfance, Salgado est habitué aux grands espaces, à parcourir des distances de plusieurs de centaines de kilomètres sur des périodes de plusieurs mois.

A 15 ans, Salgado découvre la ville lorsqu’il part terminer ses études secondaires. A 20 ans, il voit son pays se réveiller. Des facs d’économie ouvrent leurs portes : Salgado veut devenir économiste. Il rencontre Lélia, une étudiante de 17 ans qui est devenue sa femme et avec qui il partagera toujours tout. En 1969, c’est la révolution au Brésil. Sebastiao et sa femme quittent le Brésil pour venir vivre en France, où ils apprennent la solidarité. Lélia étudie dans une école d’architecture et possède un appareil de photographie pour travailler. Sebastiao est économiste et gagne vite très bien sa vie… Il emprunte de plus en plus souvent l’appareil de photographie de Leila. Pour son travail d’économiste, Salgado découvre l’Afrique où il trouve son paradis. A son retour du Rwanda, il a 29 ans, et il décide d’arrêter ses études, de tout lâcher pour devenir photographe indépendant. Dans la même année, Salgado a un premier fils, Juliano.

Après avoir fait de la photo de nu, de sport, de portrait, Salgado se retrouve rapidement plongé dans la photographie sociale. En 1975, il intègre la plus grande école de photojournalisme : l’agence Gamma. Il file au Rwanda, au Congo, au Soudan, en Egypte… Ses photos terminent toutes dans un journal. En 1979, Salgado rejoint l’agence Magnum. Concours de circonstances, Salgado est sur les lieux de l’attentat raté contre Ronald Reagan : ses photos vont le faire connaître dans le monde entier. C’est aussi en 1979, que Salgado est père d’un deuxième fils, Rodrigo, atteint de trisomie 21. Une des plus grandes et plus douloureuses aventure de sa vie qui selon Salgado, l’a amené à aborder les êtres autrement.

Salgado devient le photographe du monde en détresse. Toujours plus loin, toujours plus fort… En 1980, il réalise un célèbre reportage dans les mines d’or du Brésil où 7000 tonnes d’or avaient déjà été extraites, où 50.000 hommes travaillaient à plus de 70 m de profondeur, dont 400.000 vies dépendaient économiquement.   En 1984, il remporte le prix Wold Press pour son travail sur les victimes de la sécheresse dans le Sahel, et une série d’images montrant des cohortes de réfugiés de la faim, de la soif et de la guerre. De 1986 à 1992, il réalise près de 40 reportages dans 26 pays différents sur le système de production mondiale. Il en sortira un livre « La main de l’homme ». En 1992, Salgado part dans des camps de réfugiés au Mozambique pour faire un reportage sur les guérillas et les exodes, « la longue marche mozambicaine ». Ensuite, c’est au Rwanda qu’il assiste à la calamité totale. En 1994, Salgado fonde avec Lélia, Amazonas Image, leur propre structure dédiée à ses nombreux projets construits et pensés sur le long terme qui ont débouché sur des expositions et la publication de livres. Entre 1994 et 1999, Salgado effectue 36 reportages sur les Exodes dont il fera un livre qui paraîtra en 2000. Il se retrouve ainsi confronté d’atrocités en atrocités qu’il traduit en photographies noir et blanc.

Salgado accumule les visions de souffrance, de haine et de violence et ressort très ébranlé de ces terribles reportages. Pour lui, dénoncer cette horreur au travers de son langage, la photographie, c’est une obligation morale et éthique. C’est à ce moment que Lélia lui propose de replanter la forêt sur les terres sinistrées qu’il a reçues de ses parents en 1990. Quand Salgado et Lélia reviennent sur ces terres, ils découvrent la jadis terre fertile des parents de Salgado transformée en croute séchée. Ils décident de replanter 2,5 millions d’arbres répartis en 200 espèces différentes pour rétablir l’écosystème en finançant entièrement le projet «  Instituto Terra » par le fruit de leur travail. Aujourd’hui la forêt est luxuriante ! Les Salgado ont leur propre pépinière qui génère plus d’1 million de plants par an. Les animaux sont de retour. La chaîne alimentaire est rétablie. La terre est devenue presque encore plus belle que lorsque Salgado était gosse.

En 2002, Salgado met au point le concept de « Genesis ». 32 reportages à pied, en avion, en canoë, en ballon dans des espaces préservés, torrides ou glaciaux, arides ou luxuriants pendant 8 années pour photographier des dunes, des volcans, des canyons, des baleines, des glaciers, des forêts, des déserts, des banquises… Après avoir vu tant d’horreurs, Salgado vit des joies immenses à voir tant de miraculeuses beautés. « Genesis » désigne cette harmonie du début qui a permis toute la diversification des espèces. Le prodige dont nous faisons tous partie. « Genesis est ma lettre d’amour à la nature ». Salgado termine son reportage à 70 ans, épuisé mais tellement heureux.

 

Laurence de Vestel, Janvier 2016 – © Oltome.com