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Sans père et sans parole

Oltome - Sans père et sans parole résumé synthèse avis

Sans père et sans parole

Didier DUMAS

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A propos du livre

« Sans père et sans parole » de Didier Dumas est un livre essentiel à lire pour comprendre les dangers d’une éducation sans père.

« Au cours de ces trente dernières années, la figure paternelle s’est peu à peu lézardée. Les conséquences en sont lourdes. Un nombre impressionnant d’enfants ne voient jamais leur père, la délinquance se développe dans les villes et les banlieues et les institutions prenant en charge la santé mentale de l’enfant sont débordées. II devient urgent de redonner leur place aux pères et de redéfinir leur rôle dans l’épanouissement de l’enfant. Etre père, ce n’est pas être un substitut de la mère. C’est occuper dans la vie mentale de l’enfant une place dont dépendent sa construction et sa santé psychique. Un enfant se conçoit autant dans des propos et des désirs partagés que dans un acte sexuel. Si le rôle de la mère est de porter l’enfant dans son corps, celui du père est de le porter dans ses pensées et ses désirs. Interdire à l’enfant de comprendre qu’il est le fruit du désir de ses deux parents, c’est le condamner à l’emprise d’un monoparentalisme dévorant, qui le prive de tout accès à l’autonomie et le rend incapable de s’intégrer à la société. Ecoutant des enfants, des pères et des mères depuis plus de vingt ans, Didier Dumas montre, à travers les propos, les souffrances et les « folies » des petits et des grands, que cette méconnaissance du rôle du père dans la construction psychique et spirituelle de l’enfant est la première cause de tous ses désordres mentaux. Et que les troubles dus à la démission des pères se transmettent et se répètent, en s’aggravant, d’une génération à l’autre.« 

Biographie de l'auteur
Oltome - Didier Dumas biographie
Didier Dumas est un psychanalyste français né en 1943 et décédé en 2010.  Didier Dumas se situe dans la lignée de Françoise Dolto, qui préfaça son premier ouvrage, "L’Ange et le Fantôme".  Il est le fondateur de la psychanalyse  transgénérationnelle.  Il a publié de nombreux livres : L'Ange et le Fantôme (Editions de Minuit 1985); La Bible et ses fantômes (Desclée de Brouwer 2001); Hantise et clinique de l'Autre (Aubier 1989); Sans père et sans parole (Hachette-Littératures 1999); Et l'enfant créa le père (Hachette-Littératures 2000) et sur la sexualité : La sexualité masculine (Collection Pluriel 1999); Et si nous n’avions toujours rien compris à la sexualité (Albin Michel 2004). Il a utilisé un siècle de recherche sur la psychose et la névrose, pour aider la sexualité occidentale à devenir adulte - et ainsi offrir une suite spirituelle au matérialisme qui, selon lui, ne parvient pas à expliquer comment l’enfant intègre la sexualité et la mort.  Didier Dumas ancre son approche de façon extrêmement rigoureuse dans la connaissance du langage, du corps et de leurs résonances transgénérationnelles.  Il est décédé en  février 2010.
Synthèse & résumé

Résumé du livre « SANS PERE ET SANS PAROLE » de Didier Dumas

 

1.   État des lieux de la paternité en Europe

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on voit éclore une frénésie d’amour. Une génération entière est conçue dans l’ivresse de la victoire. Dès 1964, cette même génération arrivée à maturité sexuelle ne se marie plus et procrée moins. On se rend compte que maintenir une union malheureuse pour les enfants n’est pas le meilleur cadeau à leur faire. De plus en plus de couples se séparent et de nouvelles lois sont votées concernant la garde des enfants. Lois votées par des députés de la génération précédente, qui avec les meilleures intentions du monde, en s’identifiant à des enfants et non à des pères, ont préféré les protéger en confiant leur garde à la mère. Petit à petit, le père s’est volatilisé.

Plus que jamais les enfants ont besoin de leurs deux parents. « L’homme crée le spermatozoïde, l’enfant crée le père ». La mère fait un enfant, le père en fait un adulte. La mère nourrit, le père protège. L’enfant pour se construire s’identifie à ses deux parents. C’est l’enfant qui crée ses parents, qui gouverne, dès son plus jeune âge, la façon dont ses deux parents vont penser à lui et répondre à ses besoins spécifiques. Pour le comprendre et le satisfaire, chaque parent s’identifie à son enfant et ne peut le faire qu’en retrouvant l’enfant qu’il a été. Rien n’est plus désespérant pour un enfant que des parents amnésiques de leur enfance.

Un enfant élevé par sa mère sera en position de roi pendant son enfance et ne trouvera rien à y dire mais lorsqu’il sera adolescent, comment rompre avec celle qui est tout pour lui ? Comment mettre fin à une situation où l’enfant est le « jules » de sa mère ?

2.   Pères absents et mères toutes mères

Être père, c’est avant tout répéter le sien !

Voici le premier fléau de la paternité : la répétition ! Parce qu’ils sont eux-mêmes si fiers d’avoir eu un papa, ils essayent avec leurs enfants de refaire exactement la même chose que ce que leur père a fait avec eux. Des hommes terrorisés par leur propre père perpétuent l’indestructible soumission avec laquelle ils vénèrent encore leur propre père. Jacques Lacan disait : le père sévère est ce qui persévère d’une génération à l’autre. Faire régner la terreur est le moyen le plus sûr de repousser la leur.

Responsabilité des parents dans la constitution des névroses de nos enfants

Reproduisant leur père, les hommes reproduisent la plupart du temps son absence. Reproduisant leurs mères, les femmes ont tendance à reproduire leur indispensable présence. Dans les familles, où le père brille par son absence, se substitue une mère omniprésente d’autant plus étouffante qu’elle est parfaite.

Lorsqu’une mère ne peut pas s’assumer femme, elle prive sa fille du modèle dont elle a besoin pour se construire, elle la condamne à l’hystérie. Lorsque la petite fille voit le drame pour sa mère de regretter la voir devenir grande, la fille se sent mise en demeure de rester à tout jamais le bébé de sa maman et doit renoncer à son impérieux désir de savoir ce qu’est une femme. Plus tard, se posera le problème de la transmission de la féminité au sein d’une lignée de femmes.

La maman qui a sacrifié la vérité sexuelle de son enfant adoré l’a fait pour continuer à faire vivre l’idyllique fantôme des relations à sa mère. L’hystérie provient toujours d’une douloureuse carence de paroles maternelles. Il faut parler à ses enfants des problèmes qui furent les nôtres dans notre enfance pour les aider à mieux affronter les leurs. Nos enfants nous comprennent toujours et savent lorsque nous parlons vrai.

Le nom du père!

Un enfant est autant le produit du sperme de son père que des pensées avec lesquelles sa mère a accueilli cette semence. Il doit autant à l’utérus de la mère qu’au désir de son père. La femme attend son enfant dans son ventre, le père dans sa tête. La conception d’un enfant est double : mentale et corporelle, immatérielle et matérielle. Donner son nom à l’enfant n’est pas anodin, c’est l’accueillir dans son statut d’humain, lui offrir un lieu à partir duquel il établira ses règles de vie, sa morale, sa structure mentale.

3.     Les grands-parents dans la folie de l’enfant

La reine mère, le père charmant et le fils étrangleur

Mr et Mme XY ont un fils Richard qui devient fou. Le psychanalyste exige de voir les parents. Mme XY a conçu Richard en réparation de celui qu’elle « n’a pas pu » faire à sa propre mère pour la soulager de la mort de son fils qui s’appelait également Richard. Mme XY a passé dix années à emmener Richard chez une psychanalyste. Mme XY essayait de « refaire » Richard avec cette femme, en répétant avec elle son rapport à sa mère et en mettant son mari à la place de son père, c’est-à-dire nulle part. Mme XY a eu la charge de consoler sa mère de la mort du premier Richard. Richard en voulant étrangler sa mère et sa psy a démontré qu’il ne voulait pas d’une grand-mère et d’une psy pour Papa, que cela l’étranglait pour grandir. Richard avait besoin de se vivre comme enfant de son père et non comme un enfant fait avec sa grand-mère en remplacement du fils perdu.

 

La mère « jules » de la sienne ou l’élimination du père

Mme XY ne s’est pas comportée comme l’épouse de son mari mais comme le « jules » de sa mère.   Abandonnée dans son enfance par son père, Mme XY a appris comment élever les enfants avec sa mère. Plus tard, elle épouse Mr XY qui se conduit lui-même comme l’enfant préféré qu’il était de sa propre mère et dont le père n’était pas un père présent. Ces femmes « enfants jules »  de leur mère sont incapables de considérer que les hommes sont utiles à leurs enfants.

 

Caïn et Abel

Ni Caïn, ni Abel ne portent le nom de leur père. Ils ne sont référés qu’à leur mère. Ils sont issus du corps d’Adam mais non de sa tête. Eve fait Caïn et Abel sans établir le rapport avec le fait d’avoir connu Adam. Ils n’ont pas étés conçus dans la parole et le désir du père. Abel signifie « buée », « rien ». Caïn illustre le déséquilibre mental d’un homme qui n’a eu le droit de ne s’identifier qu’à sa mère et par son incapacité à savoir parler, il répète la façon dont Eve l’a conçu en tuant son frère. Caïn est le paranoïaque, Abel le schizophrène. Caïn est l’ancêtre de l’intégrisme : il tue son frère pour obtenir l’amour de Dieu. Abel est l’ancêtre des exclus et boucs émissaires.

OBE – Sortie spontanée de son corps

Un Américain sur 4 a déjà vécu une OBE survenue soit dans sa petite enfance, soit lors d’un accident, d’un coma, d’un viol, d’une chute ou d’une expérience mystique.

4.   La double existence de l’être humain

La double existence d’Adam et Eve

L’être humain répond à une double existence : une de corps et de matière, biologique, l’autre de Verbe et de Parole, spirituelle. Il existe dans un corps et il existe dans un nom. La première prend forme dans l’utérus de la mère. La seconde, dans les paroles, les désirs, les souffles du père. L’hérédité spirituelle est aussi incontournable que l’hérédité physique.

L’existence corporelle et mentale dans les dessins d’enfants

De la même façon qu’un individu est doté d’une double existence, les représentations que le petit enfant se fait de sa vie sont aussi doubles.

La magie du premier mot

Le bébé découvre que parler résout la douleur : la base même de la pratique analytique. L’enfant en parlant découvre comment maîtriser ses désirs et ses pulsions, son pouvoir de se passer de sa mère grâce à la parole, la formule magique.

 

L’intérieur et l’extérieur de la vie

Dans toutes les langues, le premier mot est Maman avec M = téter, absorption, premier symbole de la réalisation du désir. À ce premier son, succède Papa, avec D, B, T, P = expulsion au moment où le bébé abandonne le sein. Papa et Maman sont des mots qui ne désignent que secondairement les parents. Dans la bouche de l’enfant, ils représentent le plaisir d’absorber et d’expulser. Maman est un son qui symbolise la plénitude du dedans, symbole sonore d’un plaisir féminin. Papa est un son qui symbolise le plaisir de repousser, symbole d’un plaisir masculin, la porte d’entrée dans le langage.

 

L’inconscient et la conscience

L’enfant que l’on porte en soi est à l’œuvre dans le style par lequel on tombe amoureux. Dès que l’on se touche dans la rencontre sexuelle, on retrouve un mode de communication qui a été auparavant celui du bébé. Le fœtus absorbe le liquide amniotique par la bouche et l’expulse par la voie urinaire. La sensualité de la peau, les odeurs et les caresses sont à l’origine des qualités de bébé. L’adulte vit généralement ses sentiments comme une donnée de sa conscience mais perçoit ses désirs sexuels comme provenant d’un domaine qui échappe à sa volonté et à sa raison. Dans notre culture occidentale, chacun sait que sentiments et sexualité adoptent souvent des chemins qui divergent. Il devient alors impossible d’associer tendresse à la crudité de ses désirs charnels. Cette impossibilité provient d’une absence totale de continuité et de conciliation entre le bébé choyé et surexcité par sa mère à l’enfant qui se forme à sa sexualité en dehors de toute parole sur le sexe, et qui n’a jamais pu concevoir ses parents comme des individus sexués.

5.     Bases de l’existence spirituelle

 

La bouche est le placenta de l’esprit

L’enfant se construit autant par ce qu’il entend que par ce qu’il mange. La langue maternelle occupe dans la construction de l’esprit une place aussi importante que celle de la nourriture dans la construction du corps. À sa naissance, en se séparant du placenta, le bébé pousse son premier cri, son premier « mot ». Le mot, la parole, devient le signal sonore par lequel ses parents répondent à ses besoins. Pour la bonne construction mentale de l’enfant de parents séparés, il est vital qu’il puisse se référer au travers des paroles de son parent concernant l’autre parent du temps où l’autre était aimé.

L’enfant existait dans le langage avant d’exister dans un corps

Savoir qu’il existait dans le désir de ses parents est terriblement rassurant pour l’enfant. Il a besoin de savoir comment ses parents l’ont attendu et désiré. Les mots déterminent beaucoup plus ce qu’ils sont que l’acte sexuel qui lui a donné corps. Découvrir qu’il a existé dans les paroles de ses parents permet à l’enfant de prendre conscience qu’exister dans le désir et le langage est le seul « vrai berceau » de l’existence corporelle.

L’amour pour la mère et l’amour pour le père

Une mère accouche de son enfant et a eu la certitude que cette enfant allait la détester. Cette femme a eu une mère tellement épouvantable et détestable qu’au moment de devenir mère, elle se demande si elle avait pu détester sa mère dès sa naissance. Elle se demande comment elle a pu aimer cette femme si méchante. Un enfant a besoin d’aimer son père et sa mère avec lesquels il établit deux formes différentes d’amour.

L’amour se construit d’abord sous forme charnelle avec la mère, son seul maître et sa seule esclave. Ce que dévoile le fantasme d’être fouetté ou humilié. L’enfant a besoin de voir sa mère aimée à travers les yeux de son mari, sinon son amour pour sa mère se transforme en prison. Vers deux ans, l’enfant découvre la sexualité de ses parents, il rejette sa sexualité infantile et idéalise la sexualité du parent de son sexe. L’oedipe permet à l’enfant de se construire une image de son sexe et de se défaire de sa peau de bébé. L’amour pour le père est le tremplin du Moi au Je, de la relation corporelle à la relation de parole.

L’esprit, l’image, les enveloppes mentales

L’enveloppe du corps est la peau. Elle est constituée de l’hypoderme, du derme, de l’épiderme. Les enveloppes mentales sont constituées des représentations sonores, visuelles et kinesthésiques. La première enveloppe est celle des sensations qui se structure en naissant (hypoderme). L’enveloppe la plus extérieure est le langage (épiderme). L’enveloppe intermédiaire est celle des images mentales (derme) qui établit le lien entre les sensations et la parole.   La sensation est mise en images et ensuite en mots. Les sensations et les mots sont plus ou moins communs à tous les hommes, alors que les images mentales sont beaucoup plus individuelles. Les informations recueillies par les yeux sont reconstruites par les yeux et sont restituées en paroles mais les images, comme les couleurs, n’existent pas dans la réalité physique. Les couleurs sont des interprétations de fréquence des ondes lumineuses. Un enfant n’aime pas sa maîtresse d’école verte et préfère celle d’à côté qui est bleue… elles sont pourtant toutes deux habillées en blanc…

6.   Troubles de la paternité

Il existe des études aux Etats-Unis prouvant que l’homme qui attend un enfant est sujet à des tas de comportements « bizarres ». Les 3F : fight, flight, fear. Le vide laissé par l’absence d’un père « antérieur » auquel se référer rend ces hommes hystériques. Ils n’ont besoin que d’une chose : pouvoir parler de leur père avec quelqu’un qui lui permette de comprendre que ce dont il souffre n’a d’autre cause que le manque paternel et de n’avoir pu entendre parler de son sexe. « Quand avez-vous découvert l’existence de vos testicules » – « A ma première éjaculation » – « Et votre père ? » – « Je n’en sais rien. Pareil, j’imagine ». Le silence se transmet de père en fils. Un enfant qui a compris qu’il était une « graine » qui s’est séparée du corps de son père pour se construire dans celui de sa mère peut concevoir qu’il aura à se séparer de sa mère. Sinon, l’homme adulte suivra sa femme comme il suivait sa mère et ne concevra la paternité que comme soutien du maternel. Et pour ne pas risquer de considérer l’enfant comme un obstacle à leur vie sexuelle, il voit en son enfant, le seul être capable de combler la mère. « N’as-tu pas honte de faire pleurer ta mère » = « Fais la jouir et qu’elle me fiche la paix ».

7.        Papas qui parlent avec les anges

 

La femme, n’étant pas encombrée d’un sexe aussi visible que celui du garçon, a un besoin moins impérieux de savoir à quoi sert le sexe dans la reproduction. La psychose est plus fréquente chez le garçon et la névrose est plus fréquente chez la fille. La névrose risque de ressortir plus tard chez la fille et de façon beaucoup plus violente et ce, le plus souvent, au moment où elle aura à faire un enfant. Ainsi, la circonstance qu’une femme qui a voulu oublier un drame ayant impliqué le sexe, la folie ou la mort implique un secret maternel qui s’inscrit par transmission à sa fille.

Pour Freud, l’inconscient se constitue à partir de vécus oubliés de la petite enfance. Ces vécus oubliés peuvent concerner l’histoire de la personne aussi bien que celle de ses parents ou ancêtres.

Une femme accouche tout à fait normalement de son deuxième enfant, une fille. Deux jours après l’accouchement, la mère tombe dans un coma grave, soudain et inexpliqué. Le mari est pris par son beau-père à part, et lui explique que sa fille a connu une enfance cachée. Sa femme a eu deux filles et ensuite deux garçons. Cette femme, à la suite de la naissance de chacune de ses filles, n’a pu supporter ses filles et s’est mise à les détester. Les deux filles ont été élevées chacune sans voir leur mère jusqu’au moment où elles ont marché. Le mari qui avait fait une analyse chez Françoise Dolto prend d’urgence un rdv. Dolto conseille au mari de courir au chevet de sa femme pour lui raconter le secret de son enfance. La femme se réveille comme si de rien n’était ! Cette femme, a été saisie par quelque chose qu’elle a vécu sans avoir le droit de le savoir. Prisonnière d’un vécu fantôme qui la force à reproduire ce qu’a vécu sa mère à sa naissance à elle. Et, le répétant elle disparaît dans un incompréhensible coma. La Belle au Bois Dormant est réveillée par l’amour de son époux.

 

 

POST SCRIPTUM

Les deux choses les plus importantes de ce livre :

  1. La parole et la conception immatérielle, langagière et mentale de l’enfant permettent de définir en quoi la fonction paternelle est indissociable du statut de l’être humain.
  2. Comprendre que la vie mentale se transmet d’une génération à l’autre au même titre que la langue et la culture.

 

Laurence de Vestel – ©Oltome.com 2012