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Et Nietzsche a pleuré

Oltome - Et Nietzsche a pleuré synthèse et résumé du livre
Oltome - Biographie d'Irvin Yalom Irvin YALOM

Irvin Yalom est né à Washington le 13 juin 1931. Il passe son enfance dans les quartiers populaires

Biographie

Synthèse

Résumé de « Et Nietzsche a pleuré » d’Irvin Yalom

Un roman psychologique écrit comme un thriller !

A Vienne, en 1882, Lou Salomé se rend chez le Docteur Breuer sous prétexte que l’avenir de la philosophie de l’Allemagne est en jeu, car Friedrich Nietzsche, est proche du suicide et a désespérément besoin d’aide.  En effet, Nietzsche traverse une crise existentielle profonde suite à l’échec de sa relation amoureuse avec Lou Salomé.  Le philosophe est au désespoir et le Docteur Breuer, conseillé par le jeune Sigmund Freud, accepte d’entreprendre la psychanalyse de Nietzsche à une condition :  il accepte de tenter de le guérir de ses terribles migraines et demande en contrepartie à Nietzsche de l’aider à surmonter ses obsessions pour une patiente dont il soigne l’hystérie Anna O.  Dialogues passionnants entre un patient pas comme les autres et un docteur particulièrement talentueux… mais in fini, qui soigne qui ?

Citations

 

 

« Mourir est une chose difficile. J’ai toujours considéré que le privilège des morts est de ne plus mourir ! » 

« Il faut porter du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse. »

« Vivez pleinement la vie ! L’horreur de la mort disparaît dès lors que l’on meurt en ayant vécu jusqu’au bout ! Si vous ne vivez pas au bon moment, alors vous ne mourrez jamais au bon moment non plus. »

« On se lasse toujours du même plat… tu sais, Josef, pour chaque belle femme sur cette terre, il y a aussi un pauvre type qui en a marre de se la farcir ! » 

« Je voulais simplement dire que la relation de couple idéale n’existe que lorsqu’elle n’est pas nécessaire à la survie des deux personnes liées. (…) Pour établir une relation entière avec autrui, il faut d’abord établir une relation avec soi-même. Si nous sommes incapables d’affronter notre propre solitude, nous ne faisons qu’utiliser les autres comme des boucliers. »

« Friedrich a raison lorsqu’il dit : « Ne pas faire d’enfants avant d’être prêt à être un créateur et à engendrer des créateurs. » C’est une erreur que de faire des enfants par nécessité, d’utiliser l’enfant comme un rempart à sa propre solitude, d’assigner un but à sa vie en reproduisant une simple copie de soi-même.  Erreur, également, de chercher l’immortalité en crachant sa semence vers l’avenir, comme si elle contenait notre conscience ! » 

« Mieux vaut briser un mariage qu’être brisé par lui ! »

« Et c’est là, Josef, j’en suis persuadé, la cause première de votre angoisse. Cette pression précordiale que vous ressentez est tout simplement due au fait que vous débordez d’une vie non vécue. Et votre cœur bat à l’unisson du temps qui passe, de ce temps qui ne cesse d’être vorace, qui engloutit, mais ne rend jamais rien. Qu’il est terrible de vous entendre dire que vous avez vécu la vie qu’on vous a donnée ! De vous voir affronter la mort sans avoir jamais réclamé votre liberté, si dangereuse fût-elle ! »

« Je sais maintenant que le secret d’une vie heureuse est d’abord de vouloir ce qui est nécessaire et ensuite d’aimer ce que l’on a voulu. » 

« On ne choisit pas, à proprement parlé, une maladie ; en revanche on choisit bel et bien l’angoisse, et c’est l’angoisse qui se charge de choisir la maladie ! »

 « Quel est le sceau de la liberté acquise ? Ne plus avoir honte de soi-même. »

 « L’espérance est le pire des maux parce qu’il prolonge le tourment. »

« Pour élever vos enfants, vous devez d’abord vous élever vous-même. Sans quoi vous ne verrez en eux qu’un moyen de combler vos lacunes et votre solitude, comme mû par vos seuls instincts animaux. Comme père, votre tâche revient à produire non pas un autre Josef, une pâle copie de vous-même, mais quelque chose de beaucoup plus noble : un créateur. »

 « De même que les os, les muscles et les viscères et les vaisseaux sanguins sont entourés d’une peau qui rend la vue de l’homme supportable, les émotions et les passions de l’âme sont de même enrobées dans la vanité : c’est la peau de l’âme. »

 « L’observation psychologique est un des moyens qui permettent d’alléger le fardeau de la vie. » 

« Je rêve d’un amour qui ne se réduise pas à deux personnes essayant désespérément de se posséder l’une l’autre ».

 « Et il mourrait seul : aussi entouré que l’on soit, se dit- il, on meurt toujours seul. »

 « Je devrais bénir ma maladie, la bénir ! Pour un psychologue, la souffrance personnelle est une chance, le terrain d’entraînement pour affronter le malheur de l’existence. »

 « Il est plus facile, beaucoup plus facile, d’obéir à autrui que de se commander soi-même. »

 « – […] je ne sous-entends pas du tout que vous ayez choisi votre maladie, à moins, bien sûr, que vous tiriez un quelconque profit de vos migraines. Est-ce le cas ? » […] Nietzsche finit par répondre : « Est-ce que je tire profit, d’une manière ou d’une autre, de ce supplice ? Cela fait longtemps que je me pose cette question. Peut-être, oui, que j’en tire un profit. […] Vous laissez entendre que les crises sont liées à l’angoisse ; mais parfois c’est le contraire : les crises atténuent mon angoisse. Mon travail, qui m’oblige à affronter la face obscure de l’existence, est harassant, et les migraines, si atroces soient-elles, constituent une sorte de secousse salutaire qui me permet de tenir bon. »

 « Car le mariage ne devrait pas être une prison mais bien un jardin dans lequel on cultive quelque chose de meilleur. »

 « Ne sommes-nous pas les seuls animaux à rougir ? »

 « Vous souhaitez devenir vous-même. Combien de fois vous ai-je entendu dire cela ? Combien de fois vous ai-je entendu vous plaindre de n’avoir jamais connu la liberté, votre liberté ? Votre bonté, votre devoir, votre fidélité, voilà les barreaux de votre prison ! Ces petites vertus finiront par vous tuer ! Aussi devez-vous apprendre à connaître vos vices et votre méchanceté. Vous ne pouvez pas être à moitié libre : vos instincts, eux aussi, ont soif de liberté, comme des chiens sauvages… »

« Soit dit en passant, connaissez-vous l’essai de Montaigne sur la mort, dans lequel il recommande de vivre dans une chambre dont la fenêtre donne sur un cimetière ? Car pour lui, cela permet de bien garder en tête les priorités de la vie. » 

Laurence de Vestel – Décembre 2014 – ©Oltome.com

Si vous avez aimé, comme moi, les livres de Irvin Yalom, ne manquez pas : Et Nietzsche a pleuré (1991), Mensonges sur le divan (1996) , La Méthode Schopenhauer (2005), Le problème Spinoza (2012), Créatures d’un jour  (2015)

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