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L’arbre monde

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L’arbre monde

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A propos du livre

« L’arbre monde » de Richard Powers est un livre « éco-fiction » passionnant dont le thème est le drame écologique qui se trame.  Un livre remarquable qui nous invite à tourner le regard vers les arbres et le miroir qu’ils nous offrent. Un livre qui nous rappelle que ces arbres que nous côtoyons depuis notre naissance sans les voir vraiment sont nos meilleurs alliés et nos plus fidèles compagnons : ils nous fournissent papier, mobilier, nourriture, ils nous protègent de la chaleur de l’été, de la froideur de l’hiver, et nous soignent.

Les communiquent entre eux grâce à la merveilleuse chimie des phéromones, langage imperceptible que nous n’entendons plus.  En effet, nous aurions pourtant tant à gagner à les écouter ! « L’arbre monde » est un récit passionnant qui nous remet les racines en place ! Nous sommes l’erreur dans la grande équation du Monde.  N’oublions jamais que les arbres étaient là avant nous et ils seront encore là après….

Une éco fiction dont l’architecture est bâtie comme un arbre dont les racines sont les différentes vies de gens que rien ne prédisposait à faire se rencontrer mais dont les destinées vont s’entrecroiser pour finir par former un tronc commun, avec un philosophie environnementale et surtout la prise de conscience de la tragédie que l’homme est en train de provoquer. 

 

Biographie de l'auteur
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Synthèse & résumé

Extraits du livre de Richard Powers « L’arbre monde »

 

Douglas Pavlicek replante une clairière aussi vaste que le centre-ville d’Eugene, et salue chaque plant qu’il borde affectueusement. « Tenez bon. Il suffit de tenir un ou deux siècles. Pour vous, les gars, c’est un jeu d’enfant. Il suffit de nous survivre. Alors il n’y aura plus personne pour vous emmerder. »

« Personne ne voit les arbres. Nous voyons des fruits, nous voyons des noix, nous voyons du bois, nous voyons de l’ombre. Nous voyons des ornements ou les jolies couleurs de l’automne. Des obstacles qui bloquent les routes ou qui obstruent la piste de ski. Des lieux sombres et menaçants qu’il faut défricher. Nous voyons des branches qui risquent de crever notre toit. Nous voyons une poule aux œufs d’or. Mais les arbres… Les arbres sont invisibles. »

« Ils (les arbres) étaient là avant nous et ils seront encore là après. » 

«Ce qui effraie le plus ces gens se muera un jour en miracle. Alors les gens feront ce que quatre milliards d’années les ont façonnés à faire : prendre le temps de voir ce qu’ils regardent au juste. »

« Les arbres sont bien plus sociables qu’on ne le soupçonne.  Il n’y a pas d’individus. Il n’y a même pas d’espèces séparées. Tout ce qui est dans la forêt est la forêt. La concurrence n’est pas séparable des multiples saveurs de la coopération. Les arbres ne se battent pas plus que ne se battent les feuilles dans un même arbre. À croire que finalement la nature n’a pas tant de sang sur les crocs et les griffes. D’abord, ces espèces à la base de la pyramide de la vie n’ont ni crocs ni serres. Et si les arbres partagent leurs réserves, alors chaque goutte de rouge doit flotter sur un océan de vert. »

« Elle prend sa main tremblante dans le noir. C’est si bon au toucher, c’est ce que doit ressentir une racine qui découvre, après des siècles, une autre racine avec qui s’enlacer sous terre. Il y a cent mille espèces d’amour, inventées séparément, toujours plus ingénieuses, et chacune d’entre elles engendre des choses nouvelles. »

« [Patricia] se remémore les paroles de Bouddha : un arbre est une créature miraculeuse qui abrite, nourrit et protège tous les êtres vivants. Il offre même de l’ombre aux bourreaux qui l’abattent. »

« Vous et l’arbre de votre jardin êtes issus d’un ancêtre commun. Il y a un milliard et demi d’années, vos chemins ont divergé. Mais aujourd’hui encore, après un immense voyage dans des directions séparées, vous partagez avec cet arbre le quart de vos gênes. »

« Les arbres sont conscients de notre présence. La chimie de leurs racines et des parfums que dégagent leurs feuilles changent à notre approche. Quand on se sent bien après une promenade en forêt, c’est peut-être que certaines espèces essayent de nous draguer, ou de nous soudoyer. Tant de remèdes miracles proviennent des arbres, et nous avons à peine gratter la surface de ce qu’ils ont à offrir. Les arbres essaient depuis longtemps d’entrer en contact avec nous. Mais ils parlent à des fréquences trop basses pour que les humains les entendent. »

« Les arbres sont les forêts incessant de la terre pour s’adresser au ciel qui écoute. » disait Tagore

« Ce que vous faites d’un arbre devrait être au moins aussi miraculeux que ce que vous avez abattu. »

« Nous traversons la Voie Lactée tous ensemble ,arbres et hommes […]
« A chaque promenade avec la nature, on reçoit bien plus que ce qu’on cherche.  L’accès le plus direct à l’univers ,c’est une forêt sauvage. »  John Muir

« Disons que la planète nait à minuit et que sa vie court sur un jour. Au début, il n’y a rien. Deux heures sont gaspillées par la lave et les météores. La vie n’apparait pas avant trois ou quatre heures du matin…d’infimes bribes qui se dupliquent. De l’aube à la fin de la matinée (un milliard d’années de ramification) rien n’existe que de maigres cellules simples. Et puis quelque chose de fou arrive peu après midi. Une variété de cellule simple en asservit deux ou trois autres. Les noyaux acquièrent des membranes. Les deux tiers du jour sont passés quand animaux et plantes prennent des chemins séparés. A neuf heures du soir apparaissent méduses et vers de terre. Les plantes parviennent à la terre juste avant vingt-deux heures. Puis les insectes qui aussitôt décollent. Vers onze heures, les dinosaures ont fait leur temps et laissent la barre aux mammifères et aux oiseaux pour une heure. L’homme moderne au sens anatomique se pointe quatre secondes avant minuit. Les premières peintures rupestres apparaissent trois secondes plus tard. A minuit la plus grande partie du globe est convertie en cultures intensives pour nourrir et protéger une seule espèce. Et c’est alors que l’arbre de vie devient encore autre chose. Que le tronc géant commence à vaciller. »

 

 

 

Laurence de Vestel – ©Oltome.com2018