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L’animal est une personne

Oltome - L'animal est une personne résumé et synthèse du livre

L’animal est une personne

Franz-Olivier GIESBERT

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A propos du livre

L’animal est une personne ! Le titre dit tout ! Oui, l’animal est une personne et Franz-Olivier Giesbert nous l’explique gentiment mais clairement.  Il évoque ses tendres souvenirs d’enfance qui le relie à ce qu’il était au commencement… un ami de ses soeurs et frères les bêtes.  Oltome adore et recommande… Un livre qui sans sombrer dans les détails d’horreur des abattoirs nous fait habilement prendre conscience que nous ne valons ni plus ni moins qu’un ver de terre ! « J’ai écrit cette célébration des animaux pour nous inviter tous à nous réconcilier avec leur monde dont l’humanité a cherché depuis si longtemps à se retrancher et avec lequel elle ne fait qu’un, nos sorts étant liés, pour le pire et le meilleur, tant que durera la vie sur notre planète. Il est temps de descendre de notre piédestal pour les retrouver, les écouter, les comprendre. »

Biographie de l'auteur
Oltome - Franz-Olivier Giesbert
Franz-Olivier Giesbert, dit FOG, est né en 1949 dans le Delaware aux Etats-Unis d'un père américain et d'une mère française. FOG est  journaliste, biographe, présentateur de télévision et romancier français. Il est arrivé en France à l'âge de 3 ans.  Après avoir collaboré à la page littéraire de Paris-Normandie, il entre au Nouvel Observateur en 1971.  Successivement journaliste politique, grand reporter, correspondant à Washington, chef du service politique, il devient directeur de la rédaction de l’hebdomadaire du Nouvel Observateur à partir de 1985. En 1988, il est nommé directeur de la rédaction du Figaro. Depuis 2000, il est directeur du Point. Il a publié de nombreux ouvrages.  Etant sensible et engagé à la cause des animaux, il est végétarien et a publié entre autre  "L'animal est une personne" (2014), "Manifeste pour les animaux '(2014), "Rien qu'une bête" (2021)
Liens Synthèse & résumé

Résumé du livre « L’animal est une personne » de Franz-Oliver Giesbert

 

Au commencement était le ver, il y a 5 millions d’années. Nous descendons tous de ce ver. Notre ancêtre commun était un tube digestif qui rampait dans les océans, avec une bouche pour absorber les aliments et un anus pour éjecter les excréments. Rien de plus. Longtemps après, des nageoires et une mâchoire dentue sont apparues. Nous sommes devenus des poissons. Nous avons ensuite quitté l’eau pour prendre l’air et des pattes sont apparues. Nous ne descendons pas du ver, du poisson, du tétrapode, du cochon ou du singe : nous sommes tout cela à la fois.

« J’ai écrit cette célébration des animaux pour nous inviter tous à nous réconcilier avec leur monde dont l’humanité a cherché depuis si longtemps à se retrancher et avec lequel elle ne fait qu’un, nos sorts étant liés, pour le pire et le meilleur, tant que durera la vie sur notre planète. Il est temps de descendre de notre piédestal pour les retrouver, les écouter, les comprendre. »

L’AFFAIRE PERDICAN

« Quand je remonte dans ma mémoire pour retrouver mes premiers émois avec un animal, c’est une chèvre que je vois. Elle mit au monde deux chevreaux dont Perdican… Il fut pendant des mois mon psy et mon confident. Ma mère et Perdican me donnaient confiance en la vie, l’avenir, l’amour… Au fil des mois, le bouc se réveilla en Perdican… Un soir, il fallut statuer sur son sort et comme Perdican était ma propriété, c’était à moi de décider… Contraint et forcé, je votai la mort. J’avais le sentiment de trahir ma première grande amitié. Perdican s’était écroulé sur le champ et ne s’était rendu compte de rien. Le lendemain, quand j’ouvris le réfrigérateur, il était plein de viande… je ne pouvais pas manger mon meilleur ami ! »

LE PALMARES DE L’INTELLIGENCE

« L’affaire Perdican m’a ouvert les yeux sur le monde animal. Il était comme un frère sauf que j’étais censé le manger un jour. J’ai mesuré l’arbitraire que fait régner l’espèce humaine qui se donne le droit de vie ou de mort sur les autres espèces de cette planète. L’homme occidental, animal qui n’ose pas dire son nom, s’est installé au sommet de la pyramide du vivant. »

Dans quelques fermes encore, le cochon est considéré comme un membre de la famille. L’homme et le cochon ont 95% d’ADN en commun. C’est un animal sociable, créatif, émotif, même pas sale et bien plus malin qu’un chien. Il a une intelligence équivalente à celle d’un enfant de 3 ans… et pourtant nous ne mangeons pas les enfants de 3 ans…

LA NOSTALGIE DU JARDIN D’EDEN

Selon Jean-Jacques Rousseau, « l’erreur funeste de l’homme est de vouloir sortir de cette nature, ce qui l’éloigne d’une condition originaire dans laquelle il coulerait des jours tranquilles et innocents. » L’homme est devenu le tyran de lui-même et de la nature. Selon Rousseau, nous étions bons à l’état sauvage. « Dans la ferme de mes parents, il régnait cette sorte de convivialité entre les bêtes et nous. Les canards, coqs blancs, poules pondeuses, bœufs, la vache et son veau, entraient dans le cercle familial. Nous étions tous heureux ensemble.  C’eut été encore mieux si le couteau n’était régulièrement venu interrompre notre belle histoire. Ces animaux finissaient par atterrir dans les assiettes où était leur destin. Mais nous étions loin des usines à cochons, poulets, vaches, dindes où les bêtes sont élevées dans la merde et nourries avec de la merde pour se transformer à leur tour en merde rouge fraise sous plastique. »

LA DIGNITE DU VEAU DANS SON BOX D’ENGRAISSAGE

« Qui a pénétré dans ces usines à fabriquer du malheur au cul dodu ne peut que ressentir un sentiment de honte pour notre espèce. Les bêtes se vengeront-elles un jour de tout le mal qu’on leur a fait ? En ce cas, nous serions bien à plaindre. » Les industriels sont lancés dans une course effrénée au rendement qui ôte à l’animal toute sa dignité, toute son animalité. Manger de la viande d’élevage industriel c’est manger de l’humiliation, de l’angoisse, de la souffrance.

DIEU CONTRE LES ANIMAUX

Les trois religions monothéistes sont les pires ennemis des animaux même si elles sont d’accord qu’il faut bien traiter les animaux. La grande méprise des monothéismes sur l’anima a ses racines dans l’ancien Testament où Dieu dit aux hommes « : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. »…

LA QUEUE DE L’HOMME

L’espèce humaine a été pourvue d’une queue, comme les vaches les rats, les cochons ou les chiens… L’homme porte dans sa construction corporelle l’empreinte indélébile de sa basse origine. De nombreux philosophes comme Descartes, Spinoza, Kant, Heidegger, Bergson, Rousseau n’ont de cesse de rabaisser l’animal à une chose pour rehausser l’homme. Ont-ils vu la vache pleurer devant son petit crevé, le veau pleurer devant le couteau de l’abatteur tout en suçant ses doigts ? D’autres philosophes, tel Derrida sont formels : nous sommes tous des animaux, descendants du même ver acéphale. Nous ne sommes qu’un élément du vivant.

L’HUMANITE DES PERROQUETS

Les rats, les chimpanzés, les chèvres, les perroquets rient. « Un perroquet du Gabon s’appelait Coco. Un sale gosse qui donnait des crises de fou rire. Il avait toujours quelque chose à dire. Il était doué de raison et avait peur de mourir… Le perroquet Alex savait ce qu’il disait. La veille de sa mort il avait dit « On se voit demain, sois sage, je t’aime. » Des personnes comme Alex ou Coco nous plongent dans un profond vertige et nous amènent à nous interroger sur le monde qui nous entoure : ils sont la preuve vivante que l’espèce humaine n’a pas le monopole des propres de l’homme. »

LES PROPRES DE L’HOMME

En Afrique du sud, un groupe d’éléphants a décidé de libérer un troupeau d’antilopes emprisonnées dans un enclos. L’abeille se condamne à mort pour sauver la collectivité.   Les rats, comme les dauphins, se soutiennent les uns les autres. Les singes sont généreux et justes, ont des valeurs morales, éprouvent de la pitié, de la gratitude, et ont la conscience de soi. La compassion et la sympathie ne sont pas réservées aux humains.

NOS ANCÊTRES LES POISSONS

Comme le disent les tueurs professionnels, il ne faut jamais avoir regardé sa future victime dans les yeux, ça vous fait perdre tous vos moyens.   Le poisson souffre atrocement comme le bétail. Il est considéré pas moins qu’un fruit ou légume…

LE VRAI-FAUX VEGETARISME D’HITLER

Hitler était végétarien parce qu’il était contre la souffrance animale. Sa visite dans un abattoir ukrainien l’avait traumatisé. Dès 1933, les nazis ont fait adopter une loi sur l’abattage des animaux pour les protéger. Ils ont interdit la chasse à courre, la vivisection sans anesthésie…

L’ETERNEL TREBLINKA DES ABATTOIRS

Les similitudes entre la Shoah et l’abattage industriel crèvent les yeux. Le professionnalisme des tueurs, l’attente des condamnés, la technologie de la mort, les cris dans les lieux de la mort… Ce que les nazis ont fait aux Juifs, les hommes le font aux animaux. Selon Claude Lévi-Strauss, l’homme occidental a ouvert un cycle maudit quand il a voulu séparer l’humanité et l’animalité en retirant à la seconde tout ce qu’il attribuait à la première… D’où le racisme, le nazisme, le spécisme, la monstruosité de notre système d’abattage…

LA HONTE DE LA JUNGLE

Aux yeux du public, l’abattoir n’existe pas. L’animal d’élevage non plus. Il reste invisible au fond de sa nuit à l’intérieur d’une cage ou d’un box trop petits pour lui jusqu’à ce qu’on l’amène au couteau.   Pourtant, ils ont les mêmes yeux que nous devant la mort.

LE HALAL EN MARCHE

« …. Le nouveau-né qui mélangé aux boyaux, dégringole du ventre de la vache pleine, le mouton à moitié égorgé qui s’enfuit, le veau qui pleure à chaudes larmes devant le sacrificateur tout en cherchant à téter ses doigts… toutes des scènes qui remontent chaque fois que je vois de la viande dans une assiette… » Dans l’industrie de la mort, les cadences sont infernales. « Au 20 ième siècle, ce qui se passait dans les abattoirs n’était pas joli-joli. Mais au 21siècle, avec la folie du halal, c’est bien pire encore. La pratique de l’abattage rituel a considérablement aggravé le système. Dans le rite musulman ou juif, la bête doit être saignée à vie sans avoir été étourdie sous prétexte d’une meilleure hygiène de la viande… Les autorités religieuses nient ces horribles souffrances supplémentaires. Comment en est-on arrivé là ? La demande de viande halal ou casher devrait correspondre à environ 10% des abattages totaux. Or le volume d’abattage rituel atteint près de 60 % des animaux… car cela coûte moins cher et va bien plus vite ! La France non convertie à l’Islam ou au judaïsme mange, sans le savoir, halal ou casher tout en cotisant, sans le savoir, pour les autorités musulmanes ou juives… mais bon « Tais-toi et mange ! », « Et si on parlait d’autre chose ? ». Qu’importe la méthode d’abattage, la dignité de l’homme, la souffrance des animaux, pourvu qu’on ait nos grillades, et que ça saute ! »

QUI TUE MAL MANGERA MAL !

Nous ne mangeons que ce que nous méritons ! « Que le halal règne en maître après Dieu sur nos abattoirs, c’est bien le signe qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de France. Le syndrome d’une société fatiguée, qui ne croit plus en rien, ni en ses valeurs ni en elle-même. » Mais la nature se venge… le thon rouge menacé d’extinction pour cause de pêche à outrance est en train de tuer les amateurs qui s’en goinfrent lentement mais sûrement au mercure. Leur toxicité n’est plus à prouver.

LA RAISON DU PLUS FAIBLE

Tout en nous éloignant physiquement des animaux, nous nous en rapprochons mentalement. Les nouvelles générations commencent à se raccommoder au monde du vivant. La cause animale est une valeur en hausse… L’homme a été fait pour le monde et non le monde pour l’homme. « Que penseront les êtres improbables venus d’autres galaxies quand ils tomberont sur nos boutiques avec des étals sanglants et des chambres froides remplies de chairs mortes dont nous nous repaissons nous autres animaux humains. Je crains que nous ne leur inspirions que du dégoût à moins qu’ils n’aient pitié de nous. »

Laurence de Vestel – juin 2012 ©Oltome.com

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