La méditation m’a sauvé

La méditation m'a sauvé

La méditation m’a sauvé

Phakyab RINPOCHE

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A propos du livre

« La méditation m’a sauvé » est un livre très touchant.  Son auteur sauvé par la méditation a été encouragé par le Dalaï Lama à partager son témoignage.  Phakyab Rinpoché arrive aux Etats-Unis à l’âge de 37 ans avec 30 dollars en poche, sans connaître un mot d’anglais.  C’est son premier vol ! Phakyab raconte comment il vit cette expérience,  persuadé d’être au delà de la « non-peur », quand il apprend qu’il est atteint d’une maladie qui aurait du le tuer.  Magnifique…

« Ma guérison n’est pas miraculeuse. » L’accumulation d’un temps de pratique significatif est nécessaire pour rectifier les habitudes négatives et les remplacer par des attitudes justes aux niveaux du Corps, de la Parole, et de l’Esprit. Une fois trouvée l’harmonie intérieure, la méditation permet de se familiariser avec la nature la plus subtile de l’esprit. Cette présence éveillée nait de la contemplation.  « Retiré pendant trois ans, solitaire, j’étais seul. Et je n’étais pas seul. Par la prière, j’étais uni à tous les êtres. »

Biographie de l'auteur
Phakyab Rinpoché
Après avoir subi la torture dans son pays occupé, le moine tibétain Phakyab Rinpoché se réfugie à New York en avril 2003. Il est hospitalisé d'urgence pour une gangrène sévère au pied droit. Alors que les médecins préconisent une amputation immédiate, il reçoit du dalaï-lama ce message : " Pourquoi cherches-tu la guérison à l'extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui guérit et une fois guéri tu enseigneras au monde comment guérir. " Dans son petit studio de Brooklyn, Rinpoché médite pendant trois ans sur l'amour inconditionnel et les yogas secrets de l'énergie interne dont il reçut l'initiation à 16 ans. Il repousse l'infection et reconstruit les os de sa cheville, ce que seule une greffe osseuse permet normalement. Le docteur Lionel Coudron, après étude du dossier médical, qualifie cette double guérison de " phénomène d'une puissance exceptionnelle ". Ce livre est une contribution remarquable au débat sur les neurosciences contemplatives. Dans un récit passionnant, Sofia Stril-Rever nous fait vivre cette expérience singulière et universelle d'éveil à la nature aimante et lumineuse de l'esprit.
Synthèse & résumé

Quand les oiseaux de fer voleront…

Phakyab Rinpoché a grandi au Tibet. « Sans l’écran déformateur du mental et de ses interprétations, j’avais déjà été initié au secret de l’essence de toutes choses. » Pour Phakyab, le secret qui donne accès à la compréhension profonde de soi-même, des autres et des phénomènes est d’une grande simplicité : tout est relié, interdépendant, unifié. Les personnes qui n’ont pas compris cela souffrent faute de réaliser que le monde extérieur et leur monde intérieur sont nés ensemble. Lorsque Phakyab laisse son cœur, son esprit et ses yeux s’ouvrir, il peut au-delà du champ de vision et du mental, revivre la fusion avec la grande vie naturelle qu’il a connue, « cette époque où la nature, tout en prodiguant à nos corps la nourriture nécessaire, communiquait aussi à nos esprits une confiance illimitée. Elle nous ancrait dans une énergie d’abondance et de renouvellement. Démunis sans éprouver ni manque ni frustration, nous étions riches de chaque journée, comblés de la beauté inépuisable des êtres et du monde… Sur le Toit du monde de mon enfance, la notion de limites n’existait pas. J’étais intensément relié au cosmos, uni à tous les êtres… »

En avril 2003, Phakyab Rinpoché s’envole pour les Etats-Unis, New-York. Il a l’impression que le sol se dérobe sous ses pieds. « Depuis que l’avion a décollé, je remarque qu’il manque à ces sensations visuelles, une dimension essentielle : le vécu du corps. Je vois, mais avec mes yeux seulement. Je reste séparé du ciel des nuages, objets de ma vision. Alors qu’enfant, j’étais le ciel, j’étais les nuages, j’étais la montagne, j’étais la prairie… »

Phakyab Rinpoché est chargé par le Dalaï-Lama d’enseigner dans les centres de Dharma américains. Les Etats-Unis sont devenus une terre d’accueil pour des milliers de tibétaines. Phakyab part sans connaître un mot d’anglais, avec un petit sac de cabine pour tout bagage, 30 dollars et sa lettre d’invitation de l’Institut d’études bouddhistes de Kansas City. En survolant Manhattan, Phakyab croit rêver devant ce paysage de gratte-ciel qui lui apparaît si fragile et complètement irréel. Il ne sait pas encore qu’il est aux portes de la mort.

Survivre

Au moment où Phakyab Rinpoché se redresse dans l’avion, lors de l’atterrissage, une douleur fulgurante traverse sa cheville. A l’aéroport, il contemple les voyageurs qui paraissent évoluer comme les personnages d’un film. « J’ai atterri dans une réalité qui m’est à ce point étrangère qu’elle me semble extérieure, comme projetée sur un écran ! J’en perdrais le sens de ma propre réalité, si ma douleur ne me rappelait violemment à l’ordre… ma conscience d’exister est circonscrite à mon pied droit qui ne peut plus me porter.» Phakyab, 37ans, convaincu d’avoir développé un état mental de non-peur, passe ses premiers jours à New York…

« Le bruit des sirènes, des vibrations des avions et des hélicoptères me rappellent la rage du vent devenant extrême. Je l’ai entendu hurler ainsi en altitude à l’assaut des éperons himalayens, provoquant des éboulements de pierres et de blocs de glace… ». La vie naturelle semble avoir été chassée de la métropole géante. « Pas un chant d’oiseau. Seul bruit qui ne soit pas artificiel, celui des gouttes de pluie. »

Phakyab se demande où se précipitent tout ces New-Yorkais, vers où, vers quoi ? « Toutes leurs activités visent à la mainmise sur l’univers matériel duquel on attend les satisfactions de la richesse et de la réussite. Et j’entrevois la souffrance de tous ceux que l’emballement des performances made in USA a cassés.» Phakyab se demande comment il va survivre à New York, tant sur le plan mental que sur le plan physique…

Phakyab souffre en silence de douleurs atroces. Il souffre d’une maladie infectieuse qui nécessite son hospitalisation. Il est admis dans le programme des survivants de la torture. La gangrène est constatée et l’amputation de sa jambe est plus que vivement conseillée… Phakyab repense au mauvais karma accumulé par les fonctionnaires de la Police armée du peuple qui l’ont torturé et pour lesquels il ressent pourtant une immense compassion. Phakyab leur a complètement pardonné et leur souhaite de se libérer un jour de leur karma infernal. « En apparence, ils ont été les bourreaux et moi la victime. Mais en réalité, nous étions tous victimes… Ils m’ont enseigné la patience, la compassion inconditionnelle et l’impartialité, comme aucun de mes maîtres ne l’a fait… Comment ne leur en serais-je pas infiniment reconnaissant ». Phakyab a réussi à fuir ses gardes en avril 2000 et s’est réfugié en Inde où il a rencontré le Dalaï Lama.

Les médecins insistent pour une amputation immédiate… mais une petite voix intérieure met en garde Phakyab : « N’ampute pas ! Amputer n’est pas guérir ! ». Phakyab se sent assez découragé jusqu’au moment où il prend conscience que son esprit n’est pas malade. Phakyab commence à s’ouvrir. Il sort de la prison où il a laissé la maladie l’enfermer et médite sur la présence rayonnante des êtres éveillés. Les Bodhisattvas sont des êtres qui se sont éveillés de l’ignorance. Par la grâce de leur amour bienveillant, ils créent les causes du bonheur pour tous les vivants et par leur compassion, les délivrent de la souffrance.

« La source de toutes les souffrances est le désir d’un bonheur égoïste ;

Le parfait esprit d’Eveil naît de la pensée d’aider autrui.

Echanger en réalité son bonheur contre la souffrance des autres,

C’est agir en Bodhisattva. »

Toute la violence, tous les périls, toutes les douleurs du monde

Viennent de l’attachement au soi.

Qu’as-tu à faire de ce monstre malfaisant ?

Si tu n’abandonnes pas le soi, tu continueras à souffrir sans fin,

De même que si l’on n’écarte pas sa main du feu,

On ne peut éviter qu’elle se brûle. » 

Méditation et guérison

Phakyab Rinpoché s’adresse au Dalaï-Lama pour demander conseil sur la décision à prendre. Après 6 mois d’hospitalisation, son état a empiré et les médecins refusent de l’héberger plus longtemps si Phakyab n’accepte pas l’amputation, qui d’après eux est la seule solution face à cette gangrène galopante. « Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui guérit et, une fois guéri, tu enseigneras au monde comment guérir.», répond le Dalaï-Lama. Cette réponse engage Phakyab à une prise de conscience de la nature réelle de sa maladie. Phakyab s’attendait à une guérison qui viendrait de l’extérieur, une guérison quasi providentielle due à la science occidentale. Pour la première fois, Phakyab se dit que la cause de sa maladie pourrait bien être de nature interne… dans la mémoire spirituelle de sa lignée. Du point de vue de la sagesse ultime, la gangrène et toutes les plaies qui l’accompagnent, ne sont que des manifestations illusoires, le déploiement de la conscience qui l’éprouve. La maladie est devenue pour Phakyab l’opportunité de purifier un débordement de karma négatif qui mûrit en lui.

Phakyab quitte l’hôpital malgré la désapprobation du personnel médical et intègre une petite pièce à Brooklyn, « sa grotte de méditation ». Phakyab appelle la protection de sa lignée qui ne tarde pas à se manifester auprès de lui sous la forme d’une aura de protection, lumineuse et bienveillante. L’esprit est le meilleur remède ! Après une retraite de 3 ans, pendant laquelle Phakyab a médité sur l’amour inconditionnel et les yogas secrets de l’énergie interne, Phakyab est complètement guéri.

« L’essence de ma pratique est basée sur la conscience que tout est relié. Rien n’existe de manière indépendante contrairement à la perception ordinaire de la réalité organisée autour de la saisie d’un moi s’isolant de la totalité… L’extrême dualité entre soi et le reste du monde détruit la paix naturelle de l’esprit des êtres. Elle est à l’origine de tous les conflits dont nous faisons l’expérience à l’échelle individuelle et globale. »

Si la médecine de pointe semble une panacée, ce qui lui fait cruellement défaut c’est que les soignants ont oublié qu’ils sont au service de la vie et méconnaissent totalement la nature de l’esprit. La science occidentale se base sur une approche matérialiste de la personne et confond esprit et cerveau. Quand le cerveau meurt, l’esprit meurt-il ? C’est un point essentiel trop négligé en Occident. « Toutes les souffrances proviennent de l’esprit, on peut les effacer par l’esprit, m’ont enseigné mes maîtres. »

« Ma guérison n’est pas miraculeuse. » L’accumulation d’un temps de pratique significatif est nécessaire pour rectifier les habitudes négatives et les remplacer par des attitudes justes aux niveaux du Corps, de la Parole, et de l’Esprit. Une fois trouvée l’harmonie intérieure, la méditation permet de se familiariser avec la nature la plus subtile de l’esprit. Cette présence éveillée nait de la contemplation.

« Retiré pendant trois ans, solitaire, j’étais seul. Et je n’étais pas seul. Par la prière, j’étais uni à tous les êtres. »