Homo Deus – Une brève histoire du futur

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Homo Deus – Une brève histoire du futur

Yuval Noah HARARI

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A propos du livre

Homo Deus, un livre vertigineux qui nous offre un aperçu du 21ième siècle après que nos Dieu, l’argent, et nos mythes collectifs soient supplanter par les nouvelles technologies.  Rêve ou chauchemar ? Qu’allons-nous faire de nous ? Un livre qui nous fait réaliser que nous ne contrôlons plus grand chose… Dans 20 ans, 50 ans ? Personne ne sait où sont les freins.  Personne n’à la moindre idée de ce vers quoi nous nous dirigeons avec tant de hâte.  Personne ne comprend plus le système que nul ne peut arrêter. Il est vital de réfléchir au nouvel ordre du jour de l’humanité avant que les nouvelles technologies ne décident pour nous.

Biographie de l'auteur
Yval Noah Harari
Yuval Noah Harari, est né le 24 février 1976 en Israel.  Il est professeur d'histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem.  Il est l'auteur du best-seller international "Sapiens Une brève histoire de l'humanité" paru en France chez Albin Michel en 2016 et déjà traduit dans 30 langues étrangères différentes.  Yuval Noah Harari est végétalien et vit avec son mari dans un Moshav (communauté agricole coopérative) près de Jérusalem.
Synthèse & résumé

1. Le nouvel ordre du jour humain

A l’aube du troisième millénaire, l’humanité se réveille sur un constat stupéfiant.  Tels des pompiers dans un monde sans feu, l’espèce humaine du XXIième siècle doit se poser une question pour la toute première fois : qu’allons-nous faire de nous ?

Prendre conscience de nos réalisations passées nous adressent un message d’espoir et de responsabilité.  Il est à notre portée d’améliorer les choses et de réduire l’incidence de la souffrance.  Mais quand l’humanité aura terminé d’éradiquer la famine, les épidémies et la guerre, qu’allons-nous faire de nous ? Dans la quête de la santé, du bonheur et du pouvoir, les hommes se mettront à modifier peu à peu un de leur traits, puis un autre et encore un autre, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus humains.  Les hommes vont se hisser au rang de dieux.  Homo Sapiens va se transformer en Homo Deus.

Dans 20 ans, 50 ans ? Personne ne sait où sont les freins.  Personne n’à la moindre idée de ce vers quoi nous nous dirigeons avec tant de hâte.  Personne ne comprend plus le système que nul ne peut arrêter. Il est vital de réfléchir au nouvel ordre du jour de l’humanité avant que les nouvelles technologies ne décident pour nous.

 

 

PARTIE 1 – HOMO SAPIENS CONQUIERT LE MONDE

2. L’anthropocène

Homo Sapiens est de loin l’agent de changement le plus important de l’écologie mondiale.  Notre impact pourrait être encore plus important que celui de l’astéroïde qui a tué les dinosaures il y a 65 millions d’années.  A l’origine, pour les chasseurs cueilleurs, il n’y avait pas de fossé séparant les hommes et les animaux.  Par la suite, avec la révolution agricole, les hommes ont soumis les animaux à leurs caprices et désirs.  Les animaux et les plantes ont été réduit au silence.  Au cours de la révolution scientifique, ce sont les Dieux que les hommes ont cette fois-là réduit au silence.  Ce fut le début d’une nouvelle religion, l’humanisme.

 

3. L’étincelle humaine

Homo Sapiens est l’espèce la plus puissante du monde et elle se plait à penser qu’elle est supérieure à toute les autres.  La conquête du monde par Sapiens ne s’explique uniquement sur base de son intelligence ou de sa capacité à fabriquer des outils mais sur sa capacité à relier les humains les uns aux autres, sa capacité à coopérer en masse et en souplesse. Les victoires ont toujours été celle de ceux qui savaient le mieux coopérer. Et toute coopération humaine à grande échelle repose sur notre croyance en une histoire imaginaire commune, que nous croyons aussi réelle et inviolable que la gravité.   Dieu, l’argent, la nation donnent sens à nos vies.  Si nous voulons comprendre notre futur, nous devons déchiffrer les fictions qui donnent du sens au monde.

 

 

 

PARTIE 2 – HOMO SAPIENS DONNE DU SENS AU MONDE

 

4. Les conteurs

La révolution cognitive a permis à Sapiens de parler de choses qui n’existaient que dans son imagination. La révolution agricole à fait croire à l’intervention de Dieux dans les aléas des cultures.  Les Sumériens ont inventé l’écriture et l’argent et Pharaon était leur prêtre-roi. L’écriture a permis d’écrire des histoires longues et compliquées et d’organiser la société de façon algorithmique. Pour les lettrés, tout ce qui est écrit sur un bout de papier est devenu aussi réel quels arbres, les bœufs, les êtres humains.  Un tampon sur un visa peut saveur la vie.  Les frontières des pays se résument à un dessin cartographique écrit par des bureaucraties.  Un diplôme est un bout de papier qui peut permettre d’aller loin dans la vie.  Les présidents américains prêtent serment en jurant de dire toute la vérité, sur une Bible, un livre débordant de fictions, de mythes et d’erreurs.  Les fictions nous permettent de mieux coopérer.

Comme Pharaon, Elvis était une histoire, une marque qui à engranger des millions de dollars en vendant des disques et qui a survécu à la mort de l’Elvis biologique.  Nous attribuons à des entités imaginaires la construction ou le contrôle des choses : les Etats-Unis ont produit la première bombe nucléaire, Google fabrique des voitures autonomes…  Les récits servent de fondations et de piliers aux sociétés humaines.

 

5. Le couple dépareillé

La religion est une création des hommes qui légitimise les structures sociales humaines en affirmant qu’elles reflètent des lois surhumaines.  L’écart entre religion et science est bien plus étroit que l’écart entre religion et spiritualité.  La religion est un deal, la spiritualité est un voyage.  « Si tu rencontres le Bouddha tue le », dit-on dans le bouddhisme zen : si tu rencontres des idées rigides et des lois figées dans le bouddhisme, tu dois t’en libérer.  Pour la religion, la spiritualité est donc une dangereuse menace.

La religion par contre est bien utile à la science car celle-ci a besoin de la religion pour créer des institutions viables : les chercheurs étudient comment le monde fonctionne et la religion fournit l’aide nécessaire à la science pour justifier les découvertes scientifiques.  Le barrage des Trois-Gorges ne posait pas de problèmes scientifiques mais un problème éthique même si le but ultime était peut-être de rendre le monde plus heureux.  Comment être certain que produire de l’électricité bon marché contribue plus au bonheur global que la protection des villages et de leurs traditions ? La Chine a eu recours à la religion ou à l’idéologie pour l’imposer.  Ainsi l’essor de la science a rendu certains mythes et certaines religions plus puissants que jamais.  Les religions transforment les jugements éthiques en énoncés factuels pour maintenir l’ordre social à grande échelle.

 

6. L’alliance moderne

L’histoire moderne résulte d’un deal entre la science et une religion particulière : l’humanisme…  Un grand deal « moderne » dont nous sommes tous partie prenante : les hommes, soumis à une très forte tentation, acceptent d’abandonner le sens et échange du pouvoir dans un univers vide de sens… mais il n’y a personne pour nous rappeler notre promesse.  Nous nous croyons assez malins pour profiter de tous les bénéfices du deal sans avoir à en payer le prix.

La quête moderne du pouvoir se nourrit de l’alliance entre le progrès scientifique et la croissance économique. Une croissance obsédante permise par le crédit, manifestation économique de la confiance est devenue le crédo du « toujours plus », un crédo qui ne fera jamais dire au capitalisme : « Ça suffit ! On a assez de croissance ! On peut se la couler douce. »   Le capitalisme ne s’arrêtera jamais.

La véritable Némésis de l’économie moderne est l’effondrement écologique.  Si le progrès et la croissance finissent par détruire l’écosystème, cela en coutera à Sapiens.  Une débâcle écologique provoquera une ruine économique, des troubles politiques, une chute du niveau de vie et peut-être même l’existence des humains.

Le capitalisme à sanctifié un système vorace et chaotique qui croît à pas de géant sans que personne ne comprenne ce qui se passe et où nous courons.  Qu’est ce qui sauve la planète de l’effondrement ? Comment la morale, la beauté et la compassion ont-elles survécu dans un monde sans Dieu ? Grâce à l’essor d’une nouvelle religion : l’humanisme.

 

7. La révolution humaniste

Il est impossible de maintenir l’ordre sans mettre le moindre sens.  Avant, le grand plan cosmique donnait un sens à la vie des hommes.  Maintenant, l’humanisme attend que ce soient les expériences humaines qui donnent du sens au cosmos.  La révolution religieuse de la modernité n’est pas la perte de foi en Dieu mais le gain de la foi en l’humanité.

L’humanisme nous enseigne :

Qu’en politique, l’électeur sait mieux

Qu’en esthétique, la beauté est dans l’œil du spectateur, dans celui qui la voit,

Qu’en économie, le client a toujours raison,

Qu’en éthique, si ça fait du bien, faites-le,

Qu’en éducation, pense par toi-même,

L’humanisme voit la vie comme un processus graduel de changement intérieur menant de l’ignorance aux lumières via l’expérience.  Wilhem von Humbolt disait : « Le but de l’existence est de distiller la plus large expérience possible de la vie en sagesse. »

Les religions qui perdent le contact avec les réalités technologique de leur temps se privent de la capacité de comprendre les questions qui se posent.  Certaines religions comme l’Islam radical ne se sont même pas encore accommodé de la révolution industrielle.  Les religions traditionnelles n’offrent pas de réelles solutions de rechange au libéralisme.    Aujourd’hui, il vaut mieux passe du temps à lire des articles scientifiques et mener des expériences en laboratoire au lieu d’apprendre par cœur des textes anciens et d’en débattre.

 

 

PARTIE 3 – HOMO SAPIENS PERD LE CONTRÔLE

 

8. La bombe à retardement au laboratoire

La science ne traite pas des questions de valeur ni du sens de la vie.  Des technologies concrètes ne laissent aucune place au libre arbitre des individus.  Les découvertes scientifiques récentes minent la philosophie libérale selon lequel l’individu est libre.  Pour la science, l’individu libre n’est qu’une fiction concoctée par un assemblage d’algorithmes biochimiques.  La démocratie, le marché et les droits de l’homme y survivront-ils ?

 

9. Le grand découplage

La croyance selon laquelle tout être humain est un individu précieux et unique pourrait bien devenir obsolète si ces trois développements pratiques se réalisent :

  1. La technologie de pointe entrainera la perte de la valeur économique et militaire des êtres humains. Les chauffeurs de taxi par exemple connaîtront le sort des chevaux lorsque les automobiles sont apparues. Que deviendront les avocats, policiers, détectives, juges lorsque les détecteurs d’IRMF seront des détecteurs de vérité infaillible… les médecins lorsque les robots seront plus fiables qu’eux ? L’aubaine technologique permettra probablement de nourrir et d’entretenir des masses inutiles. Mais que feront-elles de leur journée ?
  2. Le système accordera de la valeur aux êtres humains collectivement mais pas aux individus uniques. Un jour les humains cesseront d’être des entités autonomes pilotées par des histoires qu’invente le moi narrateur. Ils feront plus tôt partie intégrante d’un immense réseau global.  Ils seront gérés par un système d’algorithmes extérieurs qui vous connaîtra mieux que vous ne vous connaissez vous-même.
  3. Les individus uniques qui auront de la valeur pour le système seront des individus appartenant à une nouvelle élite de surhommes améliorés. Les riches et les pauvres seront séparés par la richesse mais aussi par de véritables écarts biologiques. Des tests génétiques couteux permettront aux riches de mourir plus vieux, de vieillir moins vite, d’optimiser l’esprit… et ces riches ne traiteront sans doute pas mieux les hommes ordinaires que les Européens du XIXè siècle ne traitaient les Africains.

 

10. L’océan de la conscience

Les nouvelles religions sortiront des laboratoires de recherche.  L’endroit le plus intéressant du monde n’est plus la Bible ou l’Etat islamique mais la Silicon Valley.  Homo Sapiens arrive au terme de son histoire et s’il veut rester dans la course, il va devoir optimiser son esprit afin de créer Homo Deus.   Aujourd’hui, nous ne sommes pas très différents d’habitants d’un îlot isolé qui viendraient d’inventer le premier canot et seraient sur le point de mette les voiles sans carte ni destination.  L’humanité moderne a perdu sa capacité de prêter attention à son environnement, à utiliser ses cinq sens, et à rêver.  Cela rend-il nos vies plus tristes ?

Le progrès technologique n’a pas besoin d’écouter nos voix intérieures : il a besoin de les contrôler. La recommandation humaniste de s’écouter a ruiné la vie de plus d’une personne.  Pour la psychiatrie moderne, maintes voix intérieures ne sont que le produit de déséquilibres biochimiques et de maladies neurologiques.  Réduire au silence des voix intérieures est donc une bonne idée. Si nos désirs ou nos chagrins nous mettent mal à l’aise, un comprimé ou le port d’un casque détournera nos idées noires vers d’autres perspectives.

Une nouvelle techno-religion émerge : elle ne vénère ni Dieux ni l’homme mais voue un culte aux data.

 

11. La religion des datas

Le dataïsme peut analyser la Cinquième symphonie de Beethoven, le virus de la grippe ou une bulle spéculative à la Bourse avec les mêmes outils et concepts.  Le dataïsme est solidement enraciné dans l’informatique et la biologie. Les révolutions technologiques distancent aujourd’hui les processus politiques au moins que les parlementaires et l’électorat perdent le contrôle de la situation.  La tortue gouvernementale ne saurait rattraper le lièvre technologique : les datas les submergent.  Le gouvernement gère le pays, il ne le dirige plus.  Internet ignore les frontières, abolit la vie privée, expose la sécurité globale à un risque redoutable.

Le dataïsme produit et consomme toujours plus d’information.  Il rattache tout au système : les humain, les voitures, les frigos dans les cuisines, les poulets dans leur cage, … L’information circule librement et les pays qui en possèdent le plus ou les contrôlent le mieux sont mieux portant, plus aisés et plus heureux.

Nous convertissons nos expériences en données.  Et ce n’est pas pour être branché, il y va de notre survie car nous devons prouver que nous avons encore une valeur, et cette valeur réside dans la transformation de l’expérience en data qui circulent librement.

Les organismes sont des algorithmes. Les algorithmes de Google ou de Facebook savent ce que vous ressentez.  L’humanisme disait « Ecoutez vos sentiments ! ». Le dataïsme dit « Ecoutez les algorithmes : ils connaissent vos sentiments ! ». L’algorithme de départ peut être initialement élaboré par des êtres humains, mais en se développant, il suit sa propre voie et va où aucun homme n’est encore allé… et où aucun homme ne peut le suivre.

Ainsi, le dataïsme menace de faire subir à Homo Sapiens ce que ce dernier à fait subir aux animaux.  Nous découvrirons alors que nous ne sommes pas le sommet de création et l’humanité n’aura été qu’une ondulation dans le flux de données cosmique.

Sur quoi devons-nous rester concentré dans cet océan de quantités inimaginables de données ?

 

  1. Les organisme sont-ils réellement des algorithmes la vie se réduit-elle au traitement des données ?
  2. Laquelle est plus précieuse : l’intelligence ou la conscience ?
  3. Qu’adviendra-t-il de la vie lorsque les algorithmes non conscients mais hautement intelligents nous connaîtront mieux que nous ne nous connaissons ?