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La fabrique de l’homme pervers

La fabrique de l’homme pervers

Dominique BARBIER

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A propos du livre

La fabrique de l’homme pervers s’intéresse à un phénomène inquiétant.  En effet le développement exponentiel d’année en année du nombre de pervers narcissique de vient inquiétant.  Dominique Barbier, psychanalyste, se penche sur la question de savoir comment en sommes-nous arrivés là ?  Rien n’impose que l’emprise et la jouissance se développent autant.  La reconnaissance d’autrui, le sentiment d’altérité et la lucidité qui fondent l’humanité sont à l’opposé de la perversion narcissique.  Lorsqu’on est concerné par ce phénomène relativement nouveau, ce livre est très utile pour comprendre et repérer ce « velociraptor » des temps postmodernes !… Et aussi comment y faire front.  Très intéressant !

Biographie de l'auteur
Oltome - Dominique Barbier biographie
Dominique Barbier est un psychanalyste français de formation lacanienne.  Il a effectué ses études à l'école lyonnaise de psychiatrie. Sa thèse, "essai sur le don quichottisme en psychiatrie" a reçu le premier prix des « Confrontations Psychiatriques » et a été publiée sous le même titre en 1987, aux éditions Privat. Après avoir été formé par le professeur Marcel Colin, il devient en 1983 membre de l'école lyonnaise de criminologie, et a exercé comme expert pénal près la Cour d'Appel de Nîmes de 1983 à 2012.  Il s'est spécialisé dans le syndrome de stress post-traumatique et les soins aux victimes. Depuis 2000, il est président de l’Association Nationale de Recherche et d’Études en Psychiatrie.  De 1984 à 2010 il a été chargé de cours à la Faculté de médecine de Lyon.  Auteur de nombreux ouvrages dont "La fabrique de l'homme pervers" en 2013 dans lequel il s’est intéressé à un phénomène inquiétant, celui du développement exponentiel (10% à 30% de la population) du pervers narcissique.
Synthèse & résumé

Résumé du livre « La fabrique de l’homme pervers » de Dominique Barbier

 

La fabrique de l’homme pervers est un phénomène particulier à notre société actuelle.  Les pervers narcissiques se développent d’une façon exponentielle.  Comment en sommes-nous arrivés là ? Rien n’impose que l’emprise et la jouissance se développent autant.  La reconnaissance d’autrui, le sentiment d’altérité et la lucidité fondent l’humanité et l’humilité de l’homme, qui sont à l’opposé de la perversion narcissique. »

I. Narcissique et absolument séducteurs

 

Les pervers narcissiques ont pour la plupart en commun :

  • Une mère qui a fait d’eux un enfant roi
  • Un père absent, peu qualifié qui n’a pas imposé le respect de l’interdit
  • Une addiction à la société de consommation

Repérer un pervers narcissiqueest utile à plus d’un titre : pour ne pas le fréquenter, pour savoir s’en défaire et ne pas en être la victime. Le PN ne s’intéresse qu’à lui et sa destructivité est considérable.

Voici la procédure « schématisée » en 3 phases qu’utilise le perverspour venir à bout de sa proie :

  • L’apprivoisement de la victime s’opère par la séduction. Le compliment et la flatterie n’ont comme but que le désir de spolier l’autre.   Il anesthésie et insensibilise sa proie pour la mener là où il l’entend.  Il vous parle calmement de sa elle voix et affiche une grande chaleur humaine.  Il vous regarde avec attention et vous met en confiance, la tête un peu penchée.
  • Le ferrage est la deuxième phase. Il s’insinue et se rend indispensable.  Lorsque l’objet de sa convoitise est ferré, il l’humilie, l’avilit, la rend responsable des actes qu’il lui à lui-même dictés Il révèle son incapacité à aimer. Eternel insatisfait, il se nourrit dans l’amour de la haine et détruit cyniquement toute relation ou attaque les liens.
  • La vampirisation : la victime est à la merci du PN. Il joue avec sa victime comme un chat avec une souris, « capable de faire patte de velours quand il faut la saisir, puis sortant ses griffes si elle tente l’évasion. »

Le moteur du PNest la haine et la destructivité.  L’amour de la haine sous-entend son fonctionnement. Il n’a aucune empathie et est tout à fait immoral.  Il méprise ceux qui expriment humanité et sensibilité.  Il à l’art de la promesse, sachant qu’il n’a pas besoin de la tenir parce qu’elle n’engage que ceux qui y croient.

Ses méthodes :

  • Une désarmante sincérité.Il mélange franchise et mensonge à la perfection.  Mail il calcule son coup car il envie profondément la réussite des autres qui le mettent face à son propre sentiment d’échec.
  • Double discours et double comportement. Il souffle le chaud et le froid en permanence, il affirma une chose et son contraire, il communique de manière floue et ne fait jamais de demandes claires.  Ainsi, il ne peut être pris en défaut.
  • Arrogant et cynique.Il aime se valoriser et paraître. Extérieurement, i à ne haute opinion de lui et considère les autres comme quantité négligeable.  Il divise pour mieux régner sans jamais se compromettre. Il calomnie en restant parfaitement maître de lui.  Il procède par allusion et sait reproduire l’illusion d’un accord parfait.  Il connaît la loi comme personne mais ne l’applique pas et refuse de rendre des comptes.
  • Cousin du paranoïaque ; Comme un enfant gâté, il ira toujours plus loin  Si rien ne l’a arrêté jusque-là, il considère la morale faite pour les imbéciles. Du persécuteur qu’il est dans la réalité, il parvient à se poser en victime imaginaire à merveille. Mais à force de duper son monde, il se sera fait beaucoup d’ennemis et la pente descendante n’est plus loin.
  • Inadaptation et infraction. Le PN est mesquin, rageur, rancunier, jaloux et vengeur.  Il sait manier silence et discrétion car il n’a aucun besoin de se confier du fait de son absence de culpabilité et d’amis.  Cette tendance peut aller jusqu’à l’acte criminel.  Il arrive qu’il soit tellement fier de ses manigances, qu’il s’en vante ou qu’il se moque ouvertement de sa victime « si naïve » qui l’a finalement bien mérité !
  • Psychotique ? Le pervers à une organisation rigide et archaïque fondée sur la jouissance et l’emprise qui lui fait trouver son équilibre sur le dos d’autrui.  A la différence du psychotique, il est ancré dans le réel et ne se considère pas comme malade.  Les thérapies n’ont pas de prise sur lui.  Il dupera les experts et les psychothérapeutes.

Le PN est un sadique qui se sert des autres pour  combler son vie intérieur.  Crest un être « non-fini »  qui a besoin de l’autre pour le compléter.  Il ne fonctionne pas avec une contrepartie masochiste, qui serait consentante. C’est l’énergie des autres qui l’attire : il va chercher à les soumettre et à se construire sur la destruction de l’autre.

Le profil de ses victimes :

  • Le plus souvent, les victimes présentent une vulnérabilité psychique. Sensibles, elles présentent un narcissisme fragile.  Elles ont des antécédents traumatiques dans l’enfance ou dans l’adolescence qu’elles on refoulés et dont le pervers à repérer les failles.
  • Les victimes sont des qualités que le PN n’a pas et qu’il cherche à vampiriser : elles sont créatrices, vivantes, enthousiaste, séduisantes, prêtes à donner le meilleur, passionnées, capables d’exprimer la joie.
  • Elles ne peuvent concevoir que la perversité existe et donnent toujours des excuses à leur bourreau.
  • Ces victimes sont souvent un père absent ou falot et une mère omniprésente. Elles ont besoin de se blottir contre une personnalité officiellement forte, et c’est l’image que le pervers donne de lui.
  • La personne harcelée pense qu’elle va guérir son agresseur. Elle présente un mélange de fierté, d’aveuglement et d’entêtement.  Elle imagine contrôler la situation, ce que le pervers lui fait croire !

Le pervers ne change jamais.  Sa quête perpétuelle de pouvoir est une drogue pure.  Il pousse sa victime à bout, provoque des conflits artificiels dans le but de se faire des alliés.  Il isole sa proie.  Une fois, qu’il à pris le pouvoir, il prend sa victime pour une toupie et c’est la jouissance !

 

II. Un narcissique sans mystère

Le déni et le clivage, armes essentielles du pervers narcissique

  • Le déni : le pervers nie la réalité qu’il perçoit pourtant pour trouver sa jouissance dans la transgression d’un interdit.
  • La clivage : il y à séparation de la personnalité. Une perçoit la réalité et l’autre la nie.Il n’y a pas de compromis possible.

Le moteur du pervers est l’emprise et la jouissance.  Il jouit dans le passage à l’acte transgressif et n’éprouve aucune culpabilité.  Il est très difficile de se remettre de la rencontre avec un pervers car il percute de plein fouet notre personnalité en ce qu’elle a de plus intime et notre chaire dans de qu’elle a de plus personnel. L’autre n’est pour lui qu’un objet de jouissance.  Comme il conteste la part d’esthétique dans l’existence, il veut souiller.  Au fond de lui, il se déteste, ce qui indique un profond noyau dépressif non élaboré et une conviction qu’il n’y rien de bien en ce bas monde et qu’il peut tout s’autoriser et ce dans l’immédiateté.

Dans la relation du pervers avec sa proie, même une phrase quelconque peut devenir toxique « C’est la radioactivité du presque rien. »

 

III. Un abus de maternage ?

Pour un nourrisson sa mère est tout ! Le maternage est la capacité maternelle innée de s’occuper de son enfant, de lui donner des soins attentifs, prévenants et sécurisants qui vont l’aider à évoluer.  Un « bon » maternage nous permettra de développer un sentiment de sécurité, de confiance en nous, d’entretenir des relations de respect et d’intérêt à l’égard d’autrui et du monde, et conditionnera notre relation amoureuse.

Le maternage consiste à créer un environnement positif qui fera décroître le besoin de pleurer en offrant des bras aimants s pour que le bébé ne pleure pas tout seul.  La « bonne » mère doit être capable d’accepter que son enfant vive les premières frustrations qui vont structurer son désir grâce au manque qu’il vivra comme moteur.  La mère est en résonance avec les besoins de son bébé mais n’est ni trop absente, ni trop présente.

Les enfants en manque de maternage vont connaître un sentiment de frustration prématuré.  Ils sont plus insécurisés.  Leurs rapports aux autres et au monde s’élaborent mal : l’enfant abandonné à sa solitude se rabat sur des objets.  L’apprentissage solitaire de la consolation et de la réassurance auprès d’un objet ne serait pas de nature à favoriser un activité de plus en plus consommatrice.  Consommer nous fait croire que nous pouvons être remplis, ce qui ne nous aide pas à élaborer le vide en nous.

Mais un maternage excessif n’est pas bon non plus : il n’est pas bon que la période qui correspond au sentiment océanique d’être comblé se maintienne trop longtemps.  Le rôle du père devient alors essentiel : il intervient pour fermer la bouche de l’enfant, l’aider au sevrage, pour qu’il puisse s’identifier à des images paternelles et maternelles dans sa structuration.  On passe de 2 à 3.  Chacun trouve sa juste place.

IV. Que font les pères ?

Le père est un rempart contre la perversité

Le rôle du père est d’éduquer son enfant et lui inculquer que tout n’est pas possible, de stopper la jouissance.  En coupant le cordon ombilical qui relie l’enfant à sa mère, il permet à l’enfant de comprendre alors qu’il n’est pas l’unique objet des préoccupations maternelles et qu’il va devoir aller voir ailleurs car il a un rival de taille qui l’empêche de fusionner avec son unique objet d’amour qu’est la mère.  L’interdit de l’inceste va lui faire intégrer que toute jouissance à une fin.  Cet interdit est aussi une fonction d’invitation au réel, d’ouverture sur l’extérieur et de recherche de l’ailleurs en éveillant sa curiosité et son envie d’explorer.  Lorsque le père surgit, il surgit de l’inattendu. Il est cause de rupture de la continuité où tout paraissait aller de soi, il convoque à l’expérience du manque.

Le manque est un don

La manque maintient le lien entre frustration et possession, besoin et effort, désir et demande. Le père par sa castration confronte son enfant à la réalité, obligé d’accepter de devoir vire dans le manque, de désirer, d’investir, d’accepter quo tu à une fin.  Le réel diffère de ma représentation.  Le rôle du père est de sortir l’enfant de sa rêverie maternelle, de l’initier au réel, à la condition humaine fait de finitude, de douleur, de renonciation, de doute et qui aboutit à la mort.  Le père initie l’enfant au réel de la perte et l’oblige à donner un sens à sa vie.

Glissement pervers

Le féminisme était nécessaire pour lutter contre le patriarcat et pour favoriser l’émancipation des femmes.  Toutefois, il ne faut pas s’en prendre au père.  Aujourd’hui le père s’absente de sa tâche essentielle qui est de décoller l’enfant de sa mère.  Devenir père suppose de renoncer à être mère.  Les parents ne sont pas interchangeables. Le développement d’un enfant nécessite les deux images qui vont lui servir à nouer des relations avec le monde extérieur, à lui donner des repères, à l’aider à trouver sa juste place.

Mais aujourd’hui, le père veut être aimé.  Si l’enfant reste sous l’emprise de sa mère, il développera des rapports d’amour-dépendance et de haine-révolte contre une mère qu’il considérera omnipotente.  Pour lui, tout va de soi, il reste accroché à ce sein toujours disponible, la bouche toujours ouverte.  Le sevrage ne se fait jamais, la frustration continue.

  1. Le socle de la conscience morale

Le règne de la jouissance

La jouissance est essentielle à notre société de consommation car elle sous-entend la croissance.  La jouissance refuse l’altérité : tous ceux qui sont comme moi me prouvent que je suis dans la bonne voie.  On fabrique de nouveaux consommateurs en fonction d’enquêtes d’opinion qui façonnent l’opinion et la consommation dans l’optique d’une jouissance.  La jouissance nous met dans un rapport immédiat avec l’objet sans passer par le manque qui nécessite de différer, d’attendre…

Nous avons 3 cerveaux

Le cerveau reptilien : qui commande les comportements de survie

Le cerveau limbique : siège des émotions et de l’affect

Le cerveau cortical : cerveau de l’intelligence, du raisonnement, du jugement, de l’altérité, de la sociabilité, de la sublimation.  C’est sur ce cerveau que l’éducation, la culture agissent de façon à favoriser la maîtrise de soi et la compréhension de l’autre.  Le pervers narcissique n’a pas intégré harmonieusement certaines de ces pulsions.  Son cerveau reptilien n’est pas assez contrôlé par leur système limbique et encore moins par le cerveau cortical.  Ainsi le pervers dont le système de contrôle de la jouissance est peu développé à souvent tendance à détruire l’objet de son appétence.

L’intégration morale

La formation de la conscience morale chez l’homme n’est pas naturelle mais culturelle.  Elle va de pair avec la formation du caractère, de l’éducation, de la sublimation et des rôles spécifiques du père interdicteur et de la mère facilitatrice.  Ce caractère se construit.  Le petit enfant qui ne veut pas déplaire à ses parents intègre des règles qu’il ne comprend pas vraiment.  Peu à peu, il acquiert une morale authentique et en éprouvant des sentiments comme la sympathie, la compassion, la pitié… La condition essentielle de la vie morale est d’accepter qu’il existe un autre.

Le surmoi base de l’interdiction

L’enfant doit être confronté à la frustration dans de bonnes conditions. Il doit pouvoir investir ses premiers actes volontaires en faisant le lien entre l’effort consenti et la valeur de l’échange qui en découle.  Si cela se passe dans de mauvaises conditions, l’enfant développera une angoisse qui consiste en une peur panique du vide, en un besoin de remplissage permanent par horreur de la frustration.  Un pervers a besoin de se confronter au monde extérieur pour en vérifier la stabilité et les limites car lui est sans limites et sans aucune moralité.

V. Tuez les pères et vous ferez des pervers !

« Lorsque les êtres s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes gens méprises les lois , parce qu’ils ne reconnaissent pus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie ». Platon

 

La mort de Dieu préfigure celle du père

Les trois grandes religions sont confrontées à la mort de Dieu.  La figure d’un Dieu vengeur, exigeant, sorte de père dur et sévère représente une instance morale et fonde notre fraternité.  Si nous n’avons qu’un seul père , nous sommes tous frères : la verticalité divine est la condition de l’horizontalité humaine.  Il n’est pas question de critiquer la place où nous sommes : tout à été décidé par Dieu.  Il n’est pas question de se soumettre sans réfléchir mais la religion fonde l’altérité en ce sens qu’elle nous dicte « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse ».  Mais comme Dieu est mort, la société ne se réfère plus , ne lui demande plus secours… c’est le désenchantement du monde

La mort du père

Comme le disait Balzac, en coupant la tête de Louis XVI, on a coupé la tête de tous les pères de famille.  Nietzsche a déclaré « Dieu est mort », Feud que « la religion était une névrose obsessionnelle ».  Le père traditionnel et mort avec le féminisme qui certes était bien nécessaire pour amoindri le patriarcat.  Descendue de son piédestal, la paternalité se constitue plus sur le besoin d’être aimé que sur le devoir d’éduquer .  Les règles de politesse, de bienséance, de respect qui permettaient à l’individu d’être accepté et reconnu par autrui se perdent. Père, repère, ou est-il ?

Le déséquilibre matriarcal

Aujourd’hui, il n’est plus question d’accepter l’impossible, d’interdire l’interdit, de s’entendre dire non.  Le matriarcat actuel repose sur l’hypnose maternelle, le nid douillet de l’illusion qui n’oblige pus à affronter sa nature humaine faite de frustration.  Le père absent ou disqualifié ne décolle plus l’enfant de sa mère qui devient une mère omnipotente.  Cette mère par excès est une mère qui intoxique son enfant et l’empêche de grandir et de s’orienter vers sa destinée.  Ce enfant roi a du mal à accepter le réel.  A la sortie de l’enfance, il passe d’un sentiment de toute puissance au sentiment d’irruption persécutrice du monde de l’autre.  Le régime de la jouissance a supplanté celui du désir.  On veut tout, tout de suite.

Une société de dévoration

Notre société est de plus en plus dans l’urgence consommatrice qui nourrit et remplit sans sevrage possible.  C’est la fabrique des pervers, obsédés d’eux-mêmes, cherchant leur jouissance dans l’immédiateté, incapables de différer tant cela leur est insupportable tellement ils sont impatients.

Consommer moins et réfléchir plus !

Nous vivons aujourd’hui dans une bulle virtuelle donnée comme vraie.  Dans notre système tout ce qui a de la valeur n’a pas de prix, et tout ce qui a du prix n’a pas de valeur.  Où prendre appui pour réfléchir sur le sens de la vie dans cette société sans Dieu et sans père , redonner de la consistance ?  Va-t-on continuer à tuer les pères pour consommer … toujours plus ?

 

©Oltome.com 2016 – Laurence de Vestel