RETRANCHEMENT
Retranchement, un bourg qui ne compte que deux axes et quatre rues, édifié par Maurice d’Orange, qui y fit construire deux Forts en 1604 pendant la guerre entre les provinces unies et l’Espagne.
C’est la révolte des Gueux qui est à l’origine du village. Philippe II (successeur de Charles Quint en 1555) rend l’hérésie passible de la peine capitale. En 1566, la noblesse présenta à Marguerite de Parme, régente des Pays-Bas et demi-sœur de Philippe II, une pétition réclamant le retrait des ordonnances litigieuses. Phillippe II, considérant ces pétitionnaires comme des gueux, envoya le duc d’Albe aux Pays-Bas pour mater la révolte. La répression sanguinaire dura 80 ans. Les Gueux abordèrent la région du Zwin à partir de 1572 et devint la ligne de démarcation entre combattants espagnols et hollandais. Les troupes hollandaises établirent leur campement à Retranchement et y construisirent les remparts que l’on peut encore observer. Ces remparts constituent aujourd’hui la promenade de Contre Escarpe. La rue du Hazegras qui relie Knokke à Retranchement, date de 1883.
La première guerre mondiale provoqua un exode vers les Pays-Bas qui accueillit près d’un demi-million de réfugiés. (A Zierikzee, en Zélande, a été construit un village flamand de baraquements en bois ainsi qu’une école). L’ennemi installa rapidement une clôture de fer barbelés, la Hollandstellung, entre la Belgique et les Pays-Bas.
Le Hickmanbrug porte le nom du sergent canadien John Hickman tombé en 1944 pour la libération de l’est de la côte. De 1929 à 1951, un tramway vicinal reliait le village à Knokke
CADZAND
Le pèlerinage de la côte belge est à faire idéalement en février, le mois des purifications. Départ à la Brasserie AirCafé dans la marina de Cadzand aménagée en 2016 lors de l’élévation des digues.
Le nom de Cadzand remonte au XI siècle et désigne un immense banc de sable. Cadzand vit le jour au XIIIe siècle avec la construction de l’église Sainte-Marie dont le clocher servait de repère aux navigateurs. Face à Cadzand se trouvaient des îles (Wulpen, Koezand, Sconeveld) disparures lors de raz de marée. Le moulin Nooit Gedacht (1898), fonctionne toujours.
En 1866, Augistinus Albrechts construit sur les dunes une brasserie, une ferme et un hôtel. Probablement le Noordzee actuel. Le petit port de Cadzand était relié à Maldegem dès1930 par une ligne de tramway utilisée pour acheminer de la marchandise et des touristes, disparue lors du raz de marée de 1953.
La côte flamande de Cadzand à Bray-Dunes n’a rien de naturelle : elle résulte d’une lutte incessante depuis le Moyen Âge, pour imposer ses limites à la mer. Notre côté si aligné est l’œuvre de Jean sans peur, duc de Bourgogne, et comte de Flandre.
Au IXe siècle, des digues protégeaient déjà des tempêtes en mer du Nord et dans l’Escaut occidental. A la suite des inondations du XIIIe et XIVe siècle, Margueritte III, duchesse de Flandre a ordonné la construction d’une digue et son fils et successeur, Jean Sans Peur a relié les digues existantes, la Graafjansdijk, de Dunkerque jusqu’au Zwin. Aujourd’hui, cette digue, assez bien conservée sert de routes et ses fragments sont encore indentifiables : à Saint-Pol sur Mer (France), Middelkerke, Ostende, au Coq, Blankenberge, Zeebrugge, Knokke-Heist, Sint Anna Ter Muiden, Sluis et ainsi jusqu’à Terneuzen.
127 brise-lames de la côte, espacés de 350 m, protègent le littoral de l’érosion et constituent un biotope précieux.
A l’est, des pierres de grés glauconiteux affleurent et contiennent de nombreux fossiles datant du tertiaire (70 à 2 millions d’années avant notre ère). Ces vestiges sont dents de requins, dents de raies, fossiles de dauphins, de phoques, de crabes. Le meilleur moment pour les trouver est toujours une demi-heure après la marée.
LE ZWIN
Le « Zwin », mot germanique désigne une crique naturelle. Ce site transfrontalier de 770 ha, vieux de quelques milliers d’années, forme un lien naturel entre la mer, la plage et les polders où s’épanouissent des milliers d’oiseaux et de plantes en toute tranquillité.
Les inondations du V ième siècle creusèrent, dans toute la plaine côtière entre Heist et Cadzand, de larges criques. Le VI et VII siècle connurent une régression des eaux et virent s’établir des villages comme Lissewege, Oostkerke, Dudzele, Hoeke, Westkappelle, Ramskapelle. Bientôt la mer ne put pénétrer dans la plaine que le long de brèches comme celle du Zwin. L’estuaire du Sincfal était devenu si large fin du VIII siècle, qu’il devint une frontière naturelle.
Vers 862, Baudouin Bras de Fer, noble Franc, enleva princesse Judith, arrière-petite-fille de Charlemagne, pour l’épouser. Son fils Baudouin II fut le premier compte de Flandre. Bruges devient vers la fin du IX siècle le siège d’un nouveau compté. Le chenal de Blankenberge permit de développer considérablement l’activité portuaire et Bruges atteint son apogée en 1100. Après le raz-de-marée de 1134, Damme devint l’avant-port de Bruges avant de s’ensabler à son tour.
La bataille navale de 1831dans le Zwin est issue de la tentative de Guillaume Ier de récupérer la Belgique par la force et qui échouera. Lors des deux guerres mondiales, le Zwin fut peuplé de bunkers que l’on peut encore voir sur la route de Knokke à Retranchement.
En 1953, le raz de marée provoquera l’inondation de 160.000 hectares, 2500 morts, et la disparition de 200.000 animaux. Le plan Delta aux Pays bas (et du plan Sigma en Belgique, de la barrière de la Tamise et de la Hull en Grande- Bretagne) fut mis en œuvre et les travaux titanesques s’étendirent sur plusieurs décennies. En 2016, le Zwin fut agrandi de 120 ha et une digue d’argile de 5,6 km de long protège désormais le littoral et l’arrière-pays de la Flandre occidentale et de la Zélande.
LE ZOUTE
Le lièvre volant, de Thomas Barry Flanagan, célèbre l’hospitalité de Knokke. Le nouveau musée du Zwin (2019), remplace la Villa Royale.
L’Oud Zout remonte au XVIII siècle. L’origine du Vieux Zoute remontent au XVIIIe siècle, à l’époque où la Graafjansdijk formait la frontière entre dunes et polders. Au nord de ces terres, aucune n’appartenait à personne. Selon le droit coutumier, quiconque érigeait entre coucher et lever du soleil, une maisonnette sur une terre inhabitée, pouvait y demeurer pour autant qu’au matin, la cheminée crache de la fumée, établissant ainsi qu’elle est habitée. En 1724, Johannes Monteville y construisit un cabanon. Il eut 11 enfants et la colonie forma un hameau nommé « Zoutte (Sel).
La maison Siska (1882) : Franciska Fincent, veuve deux fois avec 10 enfants, tenait une cantine à côté du moulin de son troisième mari. « Mère Siska » fit fabriquer un moule à 5 coeurs par son beau-frère forgeron pour obtenir en deux gaufres un cœur pour chacun de ses enfants. Elle fit ensuite de la vente de gaufres à la demande. Le succès fut tel que ses enfants ouvrirent en 1906 « Chez les enfants de Siska », à la place de l’Oosthoek, « Chez la fille de Siska » rebaptisé « Marie Siska », et « Gustave Siska » au coin de l’avenue du Zoute. On en est aujourd’hui à sa cinquième génération.
Isy Brachot, né en 1884, fut le premier galeriste de la station balnéaire. Il était le propriétaire du dernier immeuble de la digue en coin où l’on pouvait apercevoir une série de Vasarely.
Les Lippens, originaires de Moerbeke, arrivèrent comme spécialiste hydroliques. Philippe-François conçut également un plan d’endiguement qui permit de gagner 319 hectares de terre en 142 jours. Philippe-François Lippens se porta acquéreur de la presque totalité des deux polders et offrit au futur roi Léopold III la Villa Royale située au cœur de la future réserve naturelle du Zwin. En 1936, Phillippe François, élevé au rang de comte, créa la Compagnie du Zoute, encouragea le golf, l’équitation, le tennis, l’aérodrome, fit édifier l’église des Dominicains, rapprocha Eugène Ysaÿe du roi Albert 1er et la reine Elisabeth, soutint la création du port de Zeebruges, facilita l’implantation du Royal Belgian Sailing Club. La fille de Philippe-François, Suzanne, épousera son cousin Léon, en 1936. Elle est la mère de Léopold et Maurice. Léon sera bourgmestre de 1947 à 1966 et Léopold de 1979 jusqu’à son décès en 2021.
L’artiste Keith Haring avait pris gîte dans le Dragon de Niki de Saint Phalle édifié dans le domaine du Fort Saint -Pol de Roger Nellens pour servir de maison de jeu pour ses enfants entre 1972 et 1975. Il créa toutes les œuvres qui sont exposées au Casino de Roger Nellens en 1987.
Le Royal Zoute Golf Club ( 80 ha) est classé 13ième parmi le top des clubs d’Europe continentale.
Le train est arrivé en 1838 à Ostende, 1863 à Blankenberge, en 1868 à Heist et en 1869 à Niewport. La ligne de tramway de la côte, allant de Knokke jusqu’à la frontière française, fut achevée début du XXIème siècle et fit définitivement éclore le succès des stations balnéaires, où l’ensoleillement y est près de 11% plus important que dans le centre du pays. La ligne de tram qui reliait Knokke place Albert à Oosthoek fut prolongée en 1929 jusqu’à Retranchement mais la guerre et l’arrivée du tramway firent fermer cette section sur Retranchement en 1951.
KNOKKE
Du XIIIè au XIV siècle, Knokke resta un petit patelin agricole isolé. En 1880, les rares promeneurs venaient à cheval, à pied ou à dos d’âne. La région appartenait à 2 familles : Lippens (est) ett Serweytens. Les Lippens créèrent La Compagnie du Zoute (1908,) à laquelle ils apportèrent leurs terres familiales.
Dans l’Oud Zout, se trouvait la pompe Gulf, la villa Le Chalet du Zoute qui abritait une discothèque, « la Charrette » animée par Fefo,. Derrière la boutique Nathan se trouvait la première villa du grand violoniste et chef d’orchestre belge Eugène Ysaÿe. L’église des Dominicains fut construite en 1925. La place Albert (1909) surnommée « Place M’as-tu-vu » étaot l’épicentre de Knokke. Sur la place Van Bunnen fut érigée en 1889 par Louis Van Bunnen le premier hôtel de la plage, le Grand Hôtel, aujourd’hui démoli pour faire place à la pyramide rose.
Sur la plage : la statue de Catherine François, « Tomorrow man made by the sea » , celle Jean-Michel Folon qui représente un petit bonhomme au chapeau qui apparaît en apesanteur dans ce vaste monde oppressant, et sur la digue quelques 80 galeries d’art de valeur inégale.
Le quartier du Duinwater accuille un nouveau secteur résidentiel depuis 2017. On y trouve le Sportoase Duinenwater, la piscine communale, le Lakeside Paradise et un futur golf de 120 ha.
ALBERT-PLAGE
Le restaurant Rubens (1926), premier établissement à offrir l’eau courante chaude, a sa façade classée depuis 2003.
Joseph Nellens créa Albert-Plage sur 145 ha, reculant la promenade de 100 m. Le casino (1926), édifié en six mois, offrait deux concerts symphoniques par jour. Revendu au groupe Partouche en 1995.
La Réserve (1949), hôtel luxueux, a été racheté en 2021 par Marc Coucke et Bart Versluys pour en faire un cinq-étoiles familial.
Le restaurant Rubens (1926) fut le premier établissement à offrir de l’eau courante chaude. Sa façade est classée depuis 2003.
Joseph Nellens, homme d’affaire anversois, a créé Albert plage sur 145 ha, reculant la promenade de 100 m. Il a édifié en moins de 6 moins un Casino en 1926, dont il prit lui-même la direction. Il y avait deux concerts symphoniques par jour. En 1971, au décès de leur père, Jacques et Roger Nellens, fils de Gustave, reprirent la gestion du casino revendu au groupe Partouche en 1995.
En 1949, La Réserve, un hôtel très luxueux fut construit. Mark Coucke et Bart Versluys ont racheté l’hôtel en 2021 pour en faire un 5 étoiles à caractère familial.
DUINBERGEN
Au bout de la digue reculée, se trouve le parc triangulaire en gradins sphériques, le Wandelaar, qui accueille le concours de feux d’artifice depuis 1969. La station naquit avec la création de la voie ferrée en 1890 et fut créée par l’architecte Stübben qui a également conçu les stations balnéaires de de Knokke et du Coq, ainsi que ’avenue de Tervueren et le Bois de la Cambre à Bruxelles.
HEIST
Les dunes entre Duinbergen et de Heist témoignent de la volonté du roi Léopold II de préserver le paysage face à l’urbanisation croissante.
À l’origine de la commune de Heist, se trouve l’édification par l’abbaye bénédictine Saint Bertin de Saint-Omer, d’un presbytère et d’une grange dîmière à Lisseweg. La ferme ‘t Boerenhof (Koudekerkelaan) datant du XVIII subsiste toujours. Au XVIIIe siècle, la Chapelle des Pêcheurs qui avait alors été bâtie fait partie du patrimoine historique.
Après Ostende et Blankenberge, Heist est devenue dès 1890, à la Belle Époque, la troisième plus grande station balnéaire de la côte.
Sur le banc de sable du Paardenmarkt, se trouve un cimetière immergé de 3 km2 dans lequel gisent 35000 tonnes de munitions abandonnées par les Allemands et imprudemment déversées en mer en 1920 par l’armée belge. Un tiers de ce stock sous-marin serait composé de gaz toxique. Du gaz moutarde se serait échappé en 2019.
Le musée Sincfala (Hey museum) retrace l’histoire du Zwin. Le hameau Heulebrug, entre Heist et Ramskapelle, a remporté en 2008 le prix du plus beau projet européen du logement à prix abordable. Plus loin, la Baie de Heist, la réserve naturelle protégée de 100 hectares est accessible de août à avril. Attention ! Sable mouvant, suivre les sentiers balisés. Plus loin, la Lichtenlijn, relie la baie de Heist avec trois petites réserves ( Vuurtorenweiden, le Sashul et les Kleiputten, paradis des ornithologues). A Ramskapelle, le musée For Freedom est consacré à la deuxième guerre mondiale.
Le Vogelkotje, petit paradis, 1 rue de la Pompe, patisserie tenue par l’ancienne patronne de la pâtisserie de Baere, Stefanie Van Steenberge. J
ZEEBRUGES
Entre la Lichtenlijn de Heist et la résidence palace de Zeebrugge s’étant une traversée pesante. La vue sur le chenal d’entrée, où se trouve le monument aux Marins disparus (Visserskruis), vaut le détour. (A 15 km, se trouvent les ruines de l’abbaye de Ter Doest, sur le territoire Lissewege et la statue miraculeuse, étape le long de la côte flamande pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.)
L’ensablement entravait le développement de Gand et celui de Bruges. Zeebruges fut ainsi construit. Il n’est donc pas une commune autonome. Le roi Léopold II, en 1907, entra solennellement au port de Zeebrugge, à bord de son yacht Alberta pour en célébrer l’inauguration. Un succès économique indiscutable qui a ravagé l’environnement. Les douze millions de sable excavé ont permis de créer de nouvelles dunes à Knokke et Heist.
L’île au sternes (1997), une ile artificielle de 5 hectares, abrite aujourd’hui la plus grande colonie de reproduction de sternes rares. A visiter : la Brasserie Alberta, la halle aux poissons, le Seafront, son musée Aquastrip. S’arrêter au bistrot Werfje, haut lieu des pêcheurs. Admirer L’Askoi II, le yacht de 20 m de Jacques Brel avec lequel il a traversé l’Atlantique et le Pacifique jusqu’à la Polynésie et les îles Marquises. La place Amiral Keyes, le coin le plus charmant de Zeebruges qui garde encore la tradition de la bénédiction de la mer tous les mois de juin. Dans l’avenue baron de Maere, commence la digue de la station balnéaire. On peut admirer le Résidence Palace de style Art nouveaux. Ensuite, la promenade longe sur de magnifiques dunes jusqu’à Blankenberge.
BLANKENBERGE
Deuxième station balnéaire après Ostende, Blankenberge était au XI siècle un hameau de pêcheurs En 1334, jour de la tempête de la Saint-Clément, d’innombrables familles furent noyées. Les pêcheurs de Blankenberge étaient réputés pour être les meilleurs pour guider les navires au travers des bancs de mer et du Zwin jusqu’à Sluis. Le front de mer, détruit par les deux guerres mondiales fut remplacé par de sinistres immeubles à appartements.
Le conservatoire Sea Life comporte un centre de sauvetage de phoques. Puis se trouve le Belgian pier qui servait de quai sert aujourd’hui de promenades aux touristes. Dans la rue des Boulangers, se trouve la plus ancienne maison de pêcheur, Huisje van Majutte, qui y vivait avec sa femme et ses 12 enfants, aujourd’hui protégée et a été transformée en café-musée par son propriétaire Peter Gadeyne,. Construite au pied des dunes en 1775, cette maison faisait partie d’un ensemble de 70 maisons de pêcheurs et de 2 cafés qui existaient encore en 1900.
Dans le quartier portuaire, se situe la brasserie Oosterstaketsel et l’Oesterput, la seule ferme ostréicole de Flandres est aussi un restaurant situé dans un énorme hangar où Pieter Devriendt avait lancer son premier puits à huitres à l’eau de mer fraîche en 1888. A propos des huitres, on a découvert la plus grande coquille d’huîtres au monde en 1995, un fameuses huîtres japonaises de 25 ans et de 38 cm de long. Ces huîtres ont étés embarquées avec les eaux de mer que pompe les navires pour s’alourdir en quittant l’Asie et sont ensuite expulsées à l’entrée port. Ces nouvelles venues non confrontées à leurs prédateurs naturels, apportent toutes les sortes d’organismes et de maladies contre lesquelles nos espèces sont démunies.
WENDUNE
15 km qui séparent Blankenberge d’Ostende sans le moindre gros immeuble. Wendune, la plus petite des stations est surnommée « La Princesse des plages.
De l’autre côté de la route, s’étend l’Uitkerkse polder, (1400 ha), où l’on peut observer entre le 15/11 et le 15/02, les magnifiques oies à pied roses en provenance du Spitzberg. La digue se termine par la Rotonde, avec un bar-restaurant et une piscine intérieure, De Wielingen. La zone de dunes qui suit vers l’ouest est protégée. Une jolie petite cabane blanche à toit rouge, le Spioenkop, est situé sur la deuxième plus haute dune de la côte belge, 31 m. Vue imprenable !
LE COQ
Le Coq bénéficie d’une architecture anglo-normande Belle Epoque. Lieu très apprécié de Léopold II. Les villages de Klemskerke et Vlissegem ont gardé leur aspect pittoresque. A l’entrée de Klemskerke trône le Dorpsmollen (1693), et l’église voisine Saint Clément datant du XIIe siècle. A Vlissegem, on peut t’admirer l’église Sainte Blaise qui remonte au XVe siècle, reconstruite en 1789.
C’est un coq à bord d’un bateau en détresse qui aurait sauvé l’équipage par ses appels au secours, qui aurait donné son nom à l’endroit où les Marins ont pu mettre pied à terre.
Sur le petit square de la ville se trouve un hotel boutique Joli bois (1929) au style Belle époque. La Villa Savoyarde est une maison dans laquelle Albert Einstein a résidé entre mars et septembre 1933 avant de se rendre aux États-Unis. A partir de la gare du Coq, promenade de 3 km qui fait le tour des immeubles de style Belle époque. Le Festival le Trammelant, organisé depuis 1978, chaque 1er samedi du mois d’aout, célèbre les tramways historiques. Le Zeepreventrorium (1925), soutenu par la famille Solvay, luttait contre contre la tuberculose. Toujours en service mais pour soigner d’autres pathologies. Le Royal Ostend Golf Club, est le premier golf de Belgique inauguré en 1903.
BREDENE
A l’entrée de Bredene, sur la plage de Vosseslag, se situe la tour d’observation d’où l’on peut voir un ensemble de dunes majestueuses classées dont la plus haute, la dune Espagnole (30m). Bredene est la seule commune côtière qui n’ai pas une digue de promenade et la seule qui possède une plage de nudisme de 350 m de large où le nu n’est pas obligatoire. La réserve naturelle d’Heye de 48 ha et sont accessible lors de promenades guidées.
Plus loin se situe le pavillon panoramique Albedo installé à 150 m de la plage que le public peut visiter. Après le Twins club, débute la digue Spinola, une allée de ¾h de marche mi pavée mi dallée qui mène à Ostende. Vers la fin de la digue se trouve le Fort Napoléon, un ouvrage pentagonal (1811-1814) protégeant la côte d’une invasion anglaise.
Après l’invasion ratée anglaise de Walcheren en 1809, Napoléon fait creuser un canal entre Bruges et l’Escaut de l’Ouest pour assurer le ravitaillement des garnisons par le port d’Anvers et pour permettre à la flottille impériale d’intervenir si la flotte anglaise attaquait Flessingue. Lors de la chute de l’Empire en 1814, les travaux n’étaient pas achevés. Les Hollandais complétèrent l’ouvrage jusqu’à Sluis. Le canal de Damme est un des vestiges le mieux conservé de l’époque napoléonienne en Belgique. (Circuit pédestre de 12 km, du Daamse Vaart, de Damme à Oostkerke). Un site à visiter ! Paisible, silencieux, bordé de 800 peupliers du Maryland.
Ensuite la batterie de Hundius, la batterie Eylau, la digue Halve Maandijk, le phare Lange Nelle. Le Spuikom, ancien bassin de chasse, est en hiver une magnifique aire de repos pour les oiseaux.
OSTENDE
À l’origine d’Oostende, il y avait cinq hameaux de Pêcheurs et de bergers qui s’étaient établis sur une langue de terre sablonneuse longue et étroite avant le 9ième siècle. Ostende, Middelkerke et Westende tiennent leur dénomination selon qu’ils étaient situés à l’est, au centre ou à l’ouest de cette lisière maritime, appeler le Testerepvliet. En1071, Robert le Frisson, 10e comte de Flandre, aurait fait bâtir en bordure de mer, une église en l’honneur de Saint-Pierre, patron de la cité.
Vers le XV siècle, la prospérité d’Ostende arriva grâce à un nouveau procédé de conservation du hareng. Ostende fut le siège de terribles guerres de religions, successions, guerres Napoléoniennes. A compter de l’indépendance belge, Ostende put vivre sereinement de son port et de sa plage. En 1838, Ostende était relié à la capitale par un trajet de moins de 12 heures. La découverte d’une source minérale en 1858, permit à la ville de s’ouvrir à la thalassothérapie. Les congés payés en 1936 inaugurèrent le tourisme de masse.
Le roi et la reine séjournaient pour la première fois dans la station balnéaire en 1834, 57 de la rue Longue, aujourd’hui transformé en musée de la ville. Ostende, résidence d’été préférée du roi Léopold II qui marqua la ville : môle de promenade en fer, le chalet Royal, les galeries Royales ( 366 m) , le Kuursaal, la gare, le terrain de golf, le vélodrome, l’hippodrome de Wellington. La guerre de 14-18 détruisit la plupart de ces édifices.
Avoir : le Mercator, un trois mats conçu par Adrien de Gerlache, le célèbre explorateur de l’Antarctique, et construit en Ecosse en 1931. Près de 130000 visiteurs par an. L’hôtel de ville avec la un gigantesque portrait d’Arno. Le Mu.Zee. La première librairie créée par Mathieu Corman. La synagogue sur la place Filip Van Maastricht. Le musée historique, un ancien hôtel de maitre, de la ville situé Langestraat où logea Napoléon en 1798 et où résida et mourut la reine Louise-Marie. Le parc le long du lac Spiegelmeer. Le quai des Pêcheurs, Visserskaai, l’escalier aux poissons, le Vistrap où l’on peut acheter du poisson frais. Le monument au marins de Willy Dreitz sur la place des Héros de la mer. L’œuvre en acier d’Arno Quinze « Rock Strangers ». La Kleine Strand et la Groote Strand. Le musée James Ensor dans la maison de ses parents où l’artiste travailla jusqu’à sa mort en 1949. Le bâtiment voisin du style Art nouveau inspiré par Horta. Le casino, le plus grand d’Europe. Les demeures de style Belle Époque qui ont survécu à la destruction : les villas Maritza, Yvonne, Francine et Simone. Les galeries royales représentées à plusieurs reprises par le peintre Léon Spilliaert. Le parc Royal et son jardin japonais. La promenade Roi Baudouin, digue au départ du monument en hommage à Léopold II.
MARIAKERKE – RAVERSYDE
La première mention du lieu date de 1171.
L’aéroport d’Ostende se situe derrière la commune de Raversyde. Le domaine provincial (50 ha) est édifié autour de l’ancien domaine royal de Léopold. II. Dans le parc se situe un centre de soins pour oiseaux et animaux marins., où des visites éducatives sont proposées. Léopold II y fit construire trois chalets norvégiens. Charles, qui assura la régence de la Belgique, durant le temps de la question royale résida à Raversyde où il mena une existence effacée et « normale »
En direction de Raversyde, une longue digue mène à Middelkerke. Le living Lab, étudie l’impact du changement climatique sur le littoral.
MIDDELKERKE
Middelkerke est mentionné pour la première fois en 1218.
L’hôtel de la digue a été construit par Armand Joseph Blaton en 1898., dont la famille développa l’industrie du béton qui rayonnerora dans le monde entier.
A voir. Le Dronkenput, le réservoir en béton de 500 m3, l’église Saint Willibrord, la batterie de campagne du Stützpunkt Bamburg, la plateforme d’observation qui offre une vue sur le bunker et sur la réserve naturelle de Schuddebeurze. Les villas le long de la digue, Cogels et Doris, construites entre le XIX et XX siècle. L’ancien château d’eau, tour Warande sur les Warandeduine. Les statues monumentales de Nick Ervinck, Onetop, et celle de Ivars Drulle, I can Hear it.
WESTENDE
Edouard Otlet, surnommé le roi des tramways, avait installé une ligne électrique reliant Middelkerke à Ostende. La même année et la suivante sont construits un réseau de rues pavées, plantées et munies d’égouts, un promenoir de 356 mètres, six villas, un hôtel de 60 chambres, un casino… Le Grand Hôtel Bellevue, œuvre du célèbre architecte du style Art Nouveau, Octave Van Rysselberghe a été construit ente 1909 et 1911. Westende était la station la plus élégante du sud-ouest d’Ostende, avant d’être saccagée par la guerre. La fortune d’Edouard Otlet était telle qu’il avait pu s’offrir l’île du Levant. Il mourut cependant ruiné. Son fils Paul, (1868 -1944) était un grand visionnaire des sciences de l’information.
LOMBARTSYDE
Le long des dunes de Lombartsyde, (section de Middelkerke), des eaux turquoises à la clarté cristalline, des plages de sable fin de bout du monde, des étendues naturelles verdoyantes.
A voir. Dans l’estuaire, il peut y voir des phoques en train de nager. Le phare, le Viertbote qui date de 1949 et qui s’élève sur une hauteur de 24 m sur la Kromme Hoek, une presqu’ile artificielle du port à l’embouchure de l’Yser.
NIEUPORT
Lors de la première guerre mondiale, rien ne semblait résister aux ennemis. A Nieuport, les Allemands paraissaient en mesure d’envahir rapidement ce qu’il restait de la superficie du royaume, réduite à 50 km². Pourtant, dans la nuit du 29 au 30 octobre 1914, l’inondation de la plaine de l’Yser occupée par l’ennemi a eu pour effet de stopper l’avancée allemande.
A voir : le Ganzepoot est cet impressionnant complexe de déversoirs et d’écluses, qui sert à réguler le niveau de six voies d’eau. L’hôtel de ville dont l’origine remonte à 1280. Le beffroi haut de 35 m inscrit au Patrimoine mondiale de l’Unesco. L’église Notre Dame détruite lors de la première guerre mondiale et reconstruite d’après les plans d’origines. Le Port de pêche. Nieuwpootbankboeil, la bouée flottante. L’ode à l’eau de Fernand Vanderplancke. Les phoques se reposant du côté est du chenal (Ijsermonding). La sculpture de Jan Fabre, Searching for Utopia. Les deux jetées reconstruites après chacune des guerres mondiales. L’hôtel, the Grand. La villa la Barkantine.
OOST DUNKERQUE
Au-delà de Groenendijk, Oost-dunkerque trace la frontière entre la ville de Nieuport et la commune de Coxyde. Le village avait vu le jour autour d’une chapelle édifiée dans les dunes, d’où son nom Dunacapella, qui deviendra Duinkerk puis Oost-Dunkerque pour se distinguer de Dunkerque en France. A voir : Dunes d’Oost-Dunkerque, la chapelle Onze-Live-Vrouw ter Duinen, la Villa Belvédère, les dunes Ter Yde, les zones naturelles Schipgatduinen, Doornpanne, Hoge Blekker (la dune la plus élevée de Belgique) qui vaut le détour ! Les navires hôtels La péniche et Le Normandie, l’église Saint Nicolas, Musée de la pêche, la plus belle villa dunaire de Belgique au 11 avenue Witte Burg réalisée par Marc Corbiau.
COXYDE – SAINT IDESBALD
La maison des dunes trône sur le sommet des dunes du Schipgatduinen et Doornpannen et offre une vue à couper le souffle. Le Sterrenjutters (2014) est le premier observatoire public de la côte. D’abord appelé Simonskappelle, le hameau des pêcheurs, pris le nom de Coxyde. Au XVIIIe siècle, le village comptait 10 fermes et une église.
A voir : le monument au zouave rendanthommage aux milliers de militaires français tombés en territoire belge pendant la première guerre mondiale. Le Museum d’histoire naturelle Museos. Dans le chemin Félicien Rops, la maison communale. L’œuvre de Delphine Boel, The royal sacred four legged monster, Brazil de Panamarenko. Le cottage Ravensteen. L’école Ter Duinen de Coxyde , un établissement célèbre dans le monde de l’hôtellerie et de la restauration. Notre-Dame de la consolation en toute détresse, construite en 1883. Le sanctuaire Notre-Dame des dunes sur la place de l’église. Entre Coxyde et Saint Idesbald : la chapelle Etoile de mer, la galerie ‘t Krekelhof, un musée d’artisanat et un cabinet de curiosités. La Brasserie Siska de l’avenue du Tennis ouverte depuis 1936. Le Chalet des Dunes. L’abbaye des Dunes, Ter Duinenaffiliée à Cîteaux et la ferme Ten Bogaerde, plus au sud, témoignent du passé cistercien. La petite chapelle Baaldjes Kruis. Une petite maison de pêcheur, la Vanneuvillehuis (103 Middenlaan). La Clercqskapelletje édifiée au XIX siècle, vestige de l’Abbaye des Dunes.
Nommée ainsi d’après le chanoine Idesbald van der Gracht, devenu moine cistercien en 1150, Saint-Idesbald n’est qu’un quartier de Coxyde. A voir : le musée Paul Delvaux, la villa Maria Nestor, Duinenkranslaan. Le restaurant L’atelier de Mathilde.
LA PANNE – LE WESTHOEK
Plage superbe. Les plus belles dunes de la mer du Nord. À gauche de la plage, la réserve naturelle du Westhoek. Les dunes sont réparties sur quelques 750 ha et mesurent de 1 à 2 km de long. Une panne est une dépression creusée par les vents de tempête dans les dunes jusqu’au niveau de la nappe phréatique et constitue un précieux écosystème. Ces nombreuses pannes (souvent mouvantes) ont donné ce nom au site.
On a retrouvé des traces d’habitation datant de 70 de notre ère. Une chapelle, devenue l’église Saint -Pierre fut édifiée à l’intention des pêcheurs en 1877. La même année fut construit un premier phare, ‘t Panneviertje.
Ayant épousé la future reine d’Angleterre, Léopold serait devenu le prince consort si Charlotte n’était pas décédée en couche en 1817. Après la déclaration d’indépendance de la Belgique proclamé en 1830, Léopold a accepta la couronne du pays, le 11 juillet 1831. Le 17 juillet, il rejoignait la frontière depuis Dunkerque, en parcourant les derniers kilomètres par la plage à marée basse, en l’absence de route carrossable entre les deux pays. Il fut accueilli en trombe à la Panne.
Dans le village d’Adinkerque, s’était établit pendant la Première guerre mondiale l’hôpital du Docteur Depage (aujourd’hui Résidence Reine Elizabeth), l’Ambulance de l’Océan. Le Docteur Depage avait fait construire membres artificiels, prothèses dentaires, instruments chirurgicaux… dans des pavillons à côté de l’hôpital. Son épouse décéda en 1915 alors qu’elle se trouvait à bord d’un paquebot que le sous-marin allemand U-20 coula par le fond. Le plus grand cimetière militaire belge de Flandre Occidentale se trouve derrière le cimetière civil de la Panne et compte 3744 tombes de soldats.
Après la révolution française, la plus grande partie des dunes fut vendue à des particuliers. Une partie est devenue la réserve naturelle du Westhoek et les dunes du Perroquet côté français. La Panne a été sacrifiée sur l’hôtel de l’expansion touristique entre 1972 et 1993. Heureusement, une vaste partie des dunes a pu être préservée et forme aujourd’hui des réserves naturelles. Celle du Westhoek est protégée comme paysage depuis 1935 et acquise par l’État en 1957 s’étend sur près de 350 ha. Sont également protégées, les Oosthoeikduinen, Houtsaegerduinen, Kerkepannebos, Cabourduinen, Zwarten Hoek, la ferme de Marc Deswartre (où l’on cultive les meilleurs asperges du monde !), les marais Moëres…
BRAY-DUNES
On clôture par Bray-Dunes, paisible station balnéaire française qui doit son nom à son créateur Alphonse Bray en 1883.
La côte belge de Knokke à la Panne est un livre, outre l’intrigue « romanesque » un outil indispensable à toute personne souhaitant parcourir à pied les 70 km de côte. Anecdotes historiques, musées, restaurants, promenades, escapades natures vous accompagnent durant tout le trajet ! A faire au moins une fois dans sa vie.
